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 Bordel. [PV Ira]

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Andy

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MessageSujet: Bordel. [PV Ira]   Dim 9 Aoû - 21:40

    Quand décadence émotionnelle nous atteint, tout devient plus ou moins flou. Totalement confuses sont ces choses qui vous tourmentent. Déclin soudain de toute envie de vivre. Si seulement tout ça ne pouvait être que cauchemar. Les soupirs que je pouvais émettre ne faisaient pas le poids face à ce que je vivais. Je ne savais plus vraiment où j’en étais. Ma schizophrénie devenait de moins en moins présente, et ça me perturbait. Il n’y a même pas un an, tous les jours je me disputais avec mon double. Bien que ce sois moi l’imaginée, c’est moi qui ai pris le contrôle. En avais-je le droit ? Je me le demandais. Andréa Juszczak. Voilà où j’avais mené cette fille qui n’aurait sûrement pas été dans ce chemin. Avais-je vraiment le droit de contrôler le destin de cette fille qui m’avait créée pour ne plus être seule ? A vrai dire, c’était moi désormais qui me retrouvais seule. Mon cœur pleurait. De douleur, de tristesse, d’amertume, de regret.

    Ses actes de présence se faisaient si rare que c’était déstabilisant. Horrifiant en fait. L’aurais-je tout simplement enfoui dans l’oubli ? Cela me semblait si… meurtrier. Comment aurais-je pu détruire celle qui devait vivre ? Moi, une simple création. Là au fond de moi, je ma tapissais dans un coin, pensant à mes faits et gestes durant toutes ces années. Était-elle morte ? L’aurais-je anéanti ? Tout simplement par simple égoïsme. Je me se sentais si folle, si sale. Comment pouvais-je remercier ainsi celle qui m’avait donnée la « vie ». Je remboursai cette chance par sa destruction ?

    Je me sentais nulle. Non, tellement conne en fait. J’hurlais son prénom dans ma tête. Mais elle ne répondait pas. J’allais en devenir folle, c’est certain. Déjà que mon état de santé psychologique n’était pas des meilleures, alors ne plus avoir cette présence en moi, ç’allait être une véritable prison, tout simplement un massacrant châtiment. Ne le méritai-je pas ?
    Dans ces rues de plaintes, de folies, d’hérésie peut-être, j’y étais. Je laissais mon désarroi et ma désorientation s’y perdre. Je marchais. Avec un regard vide, cherchant désespérément cette personne manquante. À l’aveuglette peut-être, voilà que je me mettais en quête d’une chose existentielle. Je refusais de croire qu’elle n’était plus là. Folie qui me prenait alors que j’étais censée être atteinte psychologiquement. Ou plutôt ce devait être elle qui fut touchée. Moi je n’étais là que par sa propre envie. Je culpabilisais… pour une fois ?

    Je me suis retrouvée Dieu sait comment dans un bar d’où j’achetai des bouteilles d’alcool, avec un certain taux assez élevé. Ne me demandez pas ce que j’ai pris, je ne me souviens pas. J’ai vu, tout simplement. Je pensais en fait pouvoir me réveiller de ce mauvais rêve en me saoulant. Mais rien à faire, je voulais faire en sorte d’oublier, plus j’y pensais. En plus de me bourrer la gueule, voilà que je voulais me droguer. Je m’étais dite que ça au moins, ça me ferait oublier tout ça. Mais au simple « oublier », ce dernier retentissait comme un coup de feu dans mon esprit et m’oppressait le cœur d’une façon si douloureuse. J’avais déjà fini deux bouteilles d’alcool. Et je tenais bien encore. J’arrivais encore à peu près à tenir. Je titubais légèrement mais rien de grave. Donc je me disais que m’en rouler une ne me ferait pas mal. Entre penser et vivre, il y a une différence. Une bien grande d’ailleurs.

    Je l’ai consommée. Un petit peu. Bizarrement, ça ne me faisait rien. Je ne me sentais pas si shootée que ça. Disons en fait que ça ne faisait que me faire concentrer sur ce qui me torturait l’esprit. D’habitude, elle aurait déjà dû me réprimander sur le fait que je m’en roulai une. Mais non. Pas de commentaires. J’en fus totalement déboussolée et lâchai ma clope à moitié consumée. Un halo de fumée gris se dissipa dans l’obscurité. La tête me tournait. Avait est-ce une si mauvaise idée de m’en rouler une dans mon état moral, après avoir autant bu. Je ne pense pas.

    Tout tourna un dernier cou jusqu’à ce que je tombe tout simplement par terre. La dernière bouteille que j’avais se brisa par terre et me coupa légèrement au bras. J’étais étalée sur le sol, totalement inconsciente. Derrière ses paupières, je ne voyais rien. Seulement du noir. Je hurlais. Je criais à pleins poumons. J’espérais que tout simplement une personne m’aide. Mais rien. Qu’est-ce que je croyais, franchement ? Que quelqu’un allait venir en aide à une pauvre délinquante qui se saoule et se drogue ? Il ne fallait pas trop rêver.
    À mon réveil, je ne savais pas vraiment combien de temps cela faisait que j’étais restée inconsciente. En fait, j’avais tellement mal à la tête. Quand j’ai essayé de me relever, c’est comme si je voyais le monde à travers une autre personne. Elle était revenue ? J’en restais bouche bée. Le monde devint vite bien flou quand je me suis relevée, si je puis dire. Cette personne nous emmena quelque part. Au début d’une grande avenue. Je ne savais vraiment pas où nous étions. J’étais perdue. Arrivées à la fin de cette ruelle où j’étais tombée, la personne disparut. C’est comme si elle m’avait lâchée, car je me suis littéralement écroulée contre un mur. J’avais un putain de mal de tête. Je ne savais pas du tout ce qu’il se passait. Je ne savais même pas si ç’avait été elle ou pas.

    « Bordel. » ai-je alors grommelé en posant ma main sur mon front.


    J’étais salie et je n’avais pas bonne mine. Mais que diable faire dans cette situation. Je n’avais même pas la force de me lever quoi. Quelques rares personnes daignaient me regarder avec outrance, surprise ou dégoût. Je les regardais passer avec indifférence. Je ne voulais pas de leur pitié. J’ai soupiré. Il ne me manquait plus qu’à attendre que mes forces me reviennent. Doucement ou pas. S’il fallait y passer la nuit, ce n’allait pas être un problème. Ce n’était pas la première que je faisais nuit blanche sur les trottoirs. Faut dire que je le faisais assez souvent avec une fille, Alice. Pour nous remplir les poches, il le fallait bien. Putain, j’avais vraiment envie de péter mon câble. Mais j’avais envie de frapper. Me fallait quelqu’un…

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MessageSujet: Re: Bordel. [PV Ira]   Lun 10 Aoû - 19:05

    Bruit de vers qui s’entre choque. Fumer opaque. Froid. Courir. Le résumer de la vie dans un homme de la rue. Ira Gekiyaku avait pu passer sa nuit au chaud, pas comme tout les gens qui était adossé au mur, vers en plastique en face d’eux qui commençait à se remplir de centime. Ira ne leur donner rien, il en avait bien trop besoin pour lui aussi pouvoir manger et pour pouvoir passer toute ses nuits à l’internat.
    En tout cas, il n’avait pas perdu l’habitude de se promener avec une bouteille d’alcool fort à la main. Quelque chose pour se réchauffer enfaite, même si les journées étaient ensoleillé ces jours si. La bouteille se vidé rapidement, à chaque fois qu’Ira la porté à sa bouche, une gorgée s’envoler comme par magie.
    Les gens marchaient dans les ruelles, Ira les suivait. Il ne savait pas vraiment ou est ce qu’il était mais n’était pas perdu pour autant. Tout le monde ralentissait, comme si on était près d’un accident et que les gens ralentissez pour regarder ce qu’il se passait. Le gothique arrive quand même assez rapidement pour voir la scène. Lui qui avait l’habitude d’assisté à des gens battu à mort, ou encore des chiens écrasé, ou des fusillades, cette situation était presque banale. La jeune fille avait simplement trop bu, et devait aussi surement avoir aspiré quelque truc par le nez. Si la police faisait les rondes par ici, elle n’aurait surement pas pu leur échapper.
    Ira en avait l’habitude. Il était passé par là et plus d’une fois. Il s’en souvient encore, il avait décuvé sur un banc similaire dans se même T-Shirt blanc et se jeans noir qu’il avait trouvé neuf dans une poubelle. Ira s’approcha de la fille, il ne se gêna même pas pour s’assoir. Après tout, cette fille n’avait pas l’air d’une personne très sympathique, pourquoi l’être avec elle dans ce cas ? C’était exactement le genre de personne avec qui Ira, c’était battu ou encore c’était fait voler pendant son sommeil. La vengeance était un plat que se mangeait froid, Ira le voulait glaciale, même s’il la prenait sur quelqu’un d’autre. Il sortit une cigarette de sa bouche et en un tour de main il l’alluma. Il tira de la fumer, qui portait cette si bonne odeur à la quel Ira était tombé accro, pour la cracha après une seconde sur le visage de la jeune fille.

    C'est facile pendant la soirée mais plus dur le lendemain matin hein ? Mal de crane, c’était un bon ami à moi tu sais ?

    Ira n’avait pas encore vraiment la jeune fille avec qui il parlait. Il ne voulait pas jouer son renfermer, loin de là. Il voulait l’enfoncer plus bas que terre, plus bas que n’importe qui avait pu l’être. Et puis, pourquoi la regarder ? Peut-importe si elle était belle, si son visage était angélique, si ses formes faisaient parti de son rêve, elle était mauvaise et il le savait.
    Un coup de vent arriva, les feuilles des arbres qui étaient tombés s’envolèrent, les cheveux d’Ira partirent en l’air pour montrer son visage.
    Ca cigarette s’éteignit elle aussi.

    Bordel.
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MessageSujet: Re: Bordel. [PV Ira]   Mer 12 Aoû - 15:17

    La foule. Oh god. Putain. Dégagez. J’suis pas une bête de foire ! Non mais de quel droit vous me zieutez comme ça ? Vous avez pitié ? Allez, tracez votre chemin, me regardez pas ! J’en avais marre. Mal de tête, gorge irritée, bras en sang. Que demandez de plus ? Franchement. Et là je me demandais vraiment pourquoi j’avais commencé à me droguer, à faire tout ce que je faisais désormais. Quand j’y pensais, j’avais vraiment l’impression d’être une idiote. Une gamine égoïste qui n’en faisait qu’à sa tête, qui ne se préoccupait pas des conséquences. Et en ce moment, peut-être que toutes ces erreurs, ces conneries, avaient causé sa perte. Oui, je culpabilisais, mais si elle était vivante encore, c’est elle la plus cruelle de nous deux, car c’est comme si elle nous laissait mourir à petit feu… C’était à la fois angoissant, apeurant, mais aussi excitant. Voir comment la vie finit. Délinquante vous dîtes ? N’est-ce pas ce que je suis, étais et serais ?

    Puis à force tout ce monde passer devant moi sans rien pouvoir faire, vint l’agacement. J’en avais plus que marre. J’ai voulu bouger, mais mon bras ensanglanté et entaillé légèrement, me fit rappeler ma blessure qui me piqua et brûla. J’ai crispé ma mâchoire. Saloperie ! Puis au passage, mon cerveau m’envoya des signaux pour me rappeler aussi que je venais de consommer de la drogue et de l’alcool en même temps. Me résignant à rester assise, j’ai attendu.
    Alors que j’étais dans un piteux état, les gens, parfois, ne pouvaient s’empêcher de pouffer de rire ou de faire un commentaire désobligeant. J’aurais voulu me lever et les claquer pour leur faire fermer leur clapet de langue de vipère ! Non mais sérieusement, quoi de plus dégoûtant que de voir des gens se moquer d’une personne en mauvais état. Ouais bon OK, j’avoue que je le mérite peut-être mais bordel, vive l’humanité quoi !

    Alors que je commençais à désespérer de devoir rester dans un endroit aussi crade pendant un long moment, quelqu’un sortit du lot des passants. Je l’ai regardé. Puis il s’est assis à côté de moi. J’ai arqué un sourcil. Il me voulait quoi lui ? Le gars alluma une clope et cracha la fumée dans ma gueule. J’étais déjà tellement sur les nerfs que celui-là trouvait le moyen de me provoquer. Puis il parla. J’avais envie de lui dire de se taire, de s’la fermer, qu’il m’la cassait, mais j’eus la bonté de le laisser terminer sa phrase. Malheureusement.

    « C'est facile pendant la soirée mais plus dur le lendemain matin hein ? » lâcha-t-il avant de poursuivre : « Mal de crane, c’était un bon ami à moi tu sais ? »


    J’m’en foutais mais comme la dernière de mes chaussettes ! Je l’ai considéré une petite seconde avant de répondre d’une voix sèche, signe de ma mauvaise humeur :

    « Si c’est pour dire ce genre de conneries tu peux jarter chéri. »


    Puis à cause de la pénombre, on ne pouvait pas très bien savoir à nous ressemblions. Moi je ne devais pas être très belle à voir, mais lui… Putain, j’voulais voir sa gueule. Puis Dieu entendit mon souhait ? Un coup de vent vint nous refroidir. Les cheveux du gars s’envolèrent et je pus voir son visage à la vite fait. Mouaih. Un gothique. Au pire moi je fais pas attention à quel groupe appartient untel. Le caractère. C’est tout ce qui pique ma curiosité. Mais lui me passait en travers de la gorge. Je me demandais bien pourquoi d’ailleurs, c’était pas la première fois que j’en voyais un comme ça.

    Et à cause du coup de vent, sa clope s’éteignit. J’ai ricané tandis que lui grommelait un juron sûrement. J’avais envie d’une clope aussi, mais je savais que ça n’allait pas améliorer mon état. Et par-dessus tout, j’avais envie de bouger, quoi ! Ça faisait je ne sais combien de temps que j’étais assise lamentablement par terre, attendant que cette mauvaise passe s’en aille, mais il n’y avait rien qui s’améliorait.

    « C’est con, hein ? » ai-je alors dit pour ce qui était de la cigarette éteinte par le vent.


    Non, je ne voulais pas forcément me venger de la pique qu’il m’avait envoyée toute à l’heure, mais au contraire, je voulais le faire dégager le plus loin possible. Je ne sais pas pourquoi mais sa présence me dérangeait. J’étais engourdie par le froid mais aussi par mon malaise de toute à l’heure. Néanmoins, je pouvais déjà un peu mieux bouger. Ramenant mes jambes contre moi, laissant mon bras blessé pendouiller à mon côté, j’ai enlacé mes genoux de mon bras valide pour y poser ma tête. Je regardais les gens toujours passer. Ceux-ci semblaient encore plus choquer de voir que quelqu’un m’avait rejoint.

    « ‘tain. » ai-je alors lâché.


    Ne me demandez pas pourquoi j’ai lâché ce mot alors qu’il n’y avait pas de circonstances apparentes qui puissent le justifier. Et là, je sentis que ma lèvre inférieure me picotait légèrement. J’ai passé ma langue dessus et ai senti un très petit bout de chair. Putain, je saignais aussi ici. J’ai touché cette plaie du bout de mes doigts et ai regard le peu de sang qui s’y était déposé. J’ai soupiré.

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MessageSujet: Re: Bordel. [PV Ira]   Jeu 13 Aoû - 9:55

    C’est con, hein ?

    Ouais, c’était con. Même si il suffisait de replonger sa main dans la poche pour la rallumait, c’était vraiment con qu’elle se soit éteinte comme ça. Ira n’avait pas forcement envie de la rallumer, il aurait préféré faire une remarque désobligeante à la jeune fille. Pour lui, c’était encore une des ses jeunes filles qui visait très haut pour finalement retomber très bas. Plus dur sera la chute. Ira ne voulait pas complètement la faire chuter, mais au moins commencer le travail. Il espérait qu’il aurait les mêmes effets qu’un chat noir qui serait passé devant elle. En tout cas, il l’a ralluma sans même sans rendre compte, c’était comme un programme qui devait se répété jusqu’à ce que la machine explose.
    La fumée qui était sortit de sa bouche retourna d’un souffle droit dans la figure de la jeune fille. Le gothique en avait légèrement profité pour voir son visage. Sa lèvre inférieure c’était ouverte laissant une légère coulé de sang jusqu’à son menton. Son bras était aussi dans un sal était, on aurait pu croire qu’elle ait fait du bobsleigh sur gravier durant vingt kilomètre rien que sur ce bras.
    Elle se mit sur elle-même, comme si elle voulait se protéger du monde, les bras autour de ses genoux pour ne pas se faire voir. Peut-être que de dans sa tête ça marchait, mais les gens qui passaient continués de la mépriser, autant qu’il pouvait mépriser Ira maintenant qu’il était venu s’assoir auprès d’elle. Gekiyaku était juste en train de le dévisager, avec un sourire mi débile heureux mi psychopathe qui firent baisser les yeux de plus d’une personne.

    ‘tain.

    Le regard d’Ira se retourna à nouveau vers la jeune fille. Elle n’avait vraiment pas l’air bien, c’était donc vraiment le bon moment pour l’enfoncer encore plus bas. Ira réfléchissait à ce qu’il pouvait dire, il voulait se faire passer pour quelqu’un de sadique, quelqu’un qui pousse tout le monde à bout. Il n’était jamais en cours, il fallait bien que ses méninges marchent un peu dans la journée non ?
    Il prit alors son bras pour mieux voir sa plait, le sang coulait sur ses mains, il en avait pas grand-chose à faire, ce n’était pas la dernière fois il le savait. Ce qui l’inquiéter ce que ca avait beaucoup saigné et que ça continuait légèrement. S’il ne l’aider pas, c’était non aide à une personne en danger, et là il aurait était dans la merde. C’était comme ça aussi qu’il avait pu se faire un peu d’argent en portant plainte.

    Tu sais que tu devrais peut-être mettre quelque chose pour arrêter de saigner ? A part si t’es en train d’essayer de te suicider.
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