|
| |
Instinct Animal | Ren Yukio | |
|
|
| Auteur |
Message |

Neliel Tu Oderschvank

MESSAGES: 40
ÂGE: 19
I'M: number three.
AVERTISSEMENTS: 0/3
+ Relations:
|
Sujet: Instinct Animal | Ren Yukio | Ven 17 Juil - 15:48 |
|
|
#Nell #Ren Les humains sont, à priori, incapables de se comporter sans animosité. Mais les animaux, eux, sont bel et bien capable de se comporter sans humanité et s’en portent bien mieux. Alors qui a raison ? L’idiot d’humain qui ne peut s’empêcher de provoquer la haine autour de lui ? Ou cet être qui ne se préoccupe que de lui et lui seul ? Que choirais-tu entre animosité et humanité ?
Si on prend les choses d’un autre point de vue… ces deux termes sont si différents, qu’à un certain point ils se rejoignent. Et si… les humains avaient besoin de l’animosité pour vivre de paire avec l’humanité ? Fascinant. Ca serait comme trouver un équilibre cosmique pour que l’on puisse tous vivre sur la même planète. Parce qu’au fond, c’est ça le propre de l’Homme, de rechercher le propre de l’Homme. Un animal ne recherchera jamais le propre de l’animal.
Neliel est sauvage, un vrai petit animal en furie. Ainsi, certains naissent avec cet instinct animal plus développé que chez la plus part. Est-ce mieux ou pas ? Cela dépend de vous, de votre réponse. Mais, au vue des explications précédentes, je pencherai peut-être pour le mieux. Car, après tout, si quelque chose est bien prononcé chez quelqu’un, sans être poussé à l’extrême, c’est plutôt une bonne chose. Mais n’oubliez jamais ceci : les extrêmes ne sont jamais bons. Animal sans être animal. Humain sans être humain. Etre soi-même avant tout.
En cette magnifique matinée de juillet, Nell s’était levée de bonne heure. Il était seulement 8 heures et 13 minutes du matin, mais le soleil était déjà assez haut dans le ciel et tapait fort. C’était un jour de vacances et lors de jours de vacances, la suédoise aimait se lever tôt pour pouvoir faire plus de choses. Donc, elle s’était levée, douchée, préparée. Un petit t-shirt flashi, un short noir, et puis une bonne paire de basskettes. Sa perruque verte sur la tête et c’est parti !
Nell traversa le dortoir à pas de loup, les couloirs tel un félin et la cours à pas d’éléphant. Ha-ha. Hum. Empruntant la longue route qui menait vers la forêt et les collines elle s’abandonnait à son activité favorite : la marche. En effet, la suédoise aimait beaucoup flâner, seule, dans les petits recoins où elle pouvait découvrir de nouvelles choses. Nell adore découvrir de nouvelles choses.
Ainsi, lorsqu’elle arriva dans la forêt, elle s’arrêta non loin d’un renard pour l’observer. Elle trouvait les animaux fascinants. Non, c’était même plus que ça. Neliel avait rencontré des tas et des tas d’humains qui étaient dénués d’intérêt. Mais les animaux, elle les trouvait intéressants. Vraiment intéressant. Cependant, elle n’en avait pas un préféré en particulier. Chacun avait sa propre particularité et c’était tant mieux ainsi. Chaleur. Continuant sa route, Nell se rendit compte qu’elle dégoulinait de sueur. Celle-ci partait se loger dans sa poitrine démesurée.
Après quelques 45 minutes de marche – et beaucoup de sueur écoulée, elle déboucha enfin vers un trésor : une petite cabane. La forêt était plus dense à cet endroit et la cabane bien camouflée. Celui qui l’avait construite ne l’avait pas faite ici par hasard. Doucement, elle s’approcha du butin et en ouvrit la porte. Frêle porte construite à base de ficelle et de petits bouts de bois rassemblés. Fascinant. Neliel aimait ce genre de choses construites de cette manière. A partir de rien, on peut tout faire.
L’intérieur était petit. Dans le fond, un petit hamac qui ne devait pas être très solide. Au milieu, un cercle de pierre et en son centre des cendres. Ca devait être l’instrument à préparer la nourriture. Quelques petits rondins de bois étaient disposés en tant qu’éléments de travail ou pour y déposer des choses ou encore autour du cercle de pierre pour s’asseoir. Sur un des rondins, il y avait encore de vieux journaux, qui devaient certainement servir à allumer un feu. A en juger par les dates en haut des feuilles, plus personne n’était venu là depuis longtemps et le tout devait sûrement être une cabane abandonnée.
Après tout, pourquoi ne pas prendre un peu de bon temps ? Au même moment où elle allait tester le hamac, une branche fit un bruit. Nell se figea net où elle était. Ca n’était pas elle qui venait de casser une branche en marchant. C’était à l’extérieur. Peut-être le créateur de la petite maisonnette revenait après plusieurs années ? Uhm, ça serait étonnant. Peut-être un animal ? Possible. Ou, peut-être le pire : un être humain qui n’aurait rien à faire là.
On n’est jamais trop prudent, pensait la petite suédoise sans cesse. La Prudence est un vilain défaut. Lorsqu’elle avait entendu ces mots pour la première fois, elle avait été fascinée. La seule personne à lui avoir dit ces mots devait sans doute être sage. Car il en faut de la sagesse pour penser que qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit et que La Prudence est un vilain défaut. Mais la première question qui lui était venue à l’esprit restait : Pourquoi des majuscules ? La Prudence. Ca devait sans doute être un autre trait de la sagesse.
M’enfin, peu importe, la personne à lui avoir dit ces mots l’exaspérait au point où un rictus nerveux apparaissait sur son front rien qu’à l’imaginer prononcer ces mots. Bien vite elle les chassa. Neliel alla se poser à droite de la porte avec un bout de bois à la main. Oui, très chers lecteurs, un bout de bois maigrichon. Sans doute était-elle ridicule avec cette chose dans les mains et à attendre telle une idiote à ce que l’intrus se pointe. Animal ou pas.
Les fils de la porte grincèrent et le bout de bois s’abaissa sur la tête de cette personne importune. Bien entendu, la branche se cassa en deux et… bien vite le rictus nerveux apparu lorsque les yeux foncés se posèrent sur elle avec dédain et amusement. Aucune réaction. Il était sur le point de se marrer à la voir dans cet état, bout de bois fendillé en deux et sa nonchalance figea le visage de Nell. Mais toujours ce rictus nerveux.
Oui, oui, c’était idiot de penser qu’une chose pareille pourrait faire mal. Oui, oui, il n’avait sans doute rien senti. Mais ne pouvait-il simplement ne pas être là ? Cela était-il impossible ? Nell ferma les yeux un instant, soupira et lorsqu’elle les rouvrit, il était toujours là. Dommage. Ils se fixèrent longtemps sans rien dire, avec la même insolence dans les yeux. Une goute de sueur perla sur la mâchoire de Mademoiselle, elle parcourut son chemin sur son cou et vint se nicher dans son décolleté. Au bout d’un certain temps, ce fut insoutenable pour elle.
« Qu’est-ce qu’un glandeur comme toi fout là ? »
|
|
|
|


Ren Yukio .

MESSAGES: 1315
ÂGE: 16
I'M: Moi ?
AVERTISSEMENTS: 0/3
+ Relations:
|
Sujet: Re: Instinct Animal | Ren Yukio | Ven 17 Juil - 17:33 |
|
|
Alors que soleil n'avait pas encore pointé le bout de son nez, Ren se levait. Voilà, une nouvelle journée débutait. A cet instant, la limite entre hier et aujourd'hui paraissait floue. Quoi de plus naturel lorsque vous venez de passer une nuit blanche... Les sens sont à l'affut du moindre écho, même du plus infime. Vous sursautez à l'approche d'une mouche trop bruyante, vous percutez une porte sans même la voir, vous tombez lorsque le sol se dérobe, ... Vous êtes ridicule. Pourtant Ren aimait en quelque sorte être ridicule. C'est bien connu, le Ridicule ne tue pas et tous ce qui ne vous tue pas, vous renforce. Dont cela peut-il bien sortir ? Il avait du l'entendre dans un endroit quelconque et son cerveau s'est contenté de le répéter. Oui, ça devait être ainsi. L'état dans lequel était Ren Yukio ce matin-là était semblable à celui-ci. Pour vous dire, il s'en est passé du temps avant qu'il n'atteigne les salles d'eau... Sans plus attendre, il plongea son corps sous le jet froid d'une douche. Ce n'est qu'en ressortant, l'esprit clarifié, qu'il se rendit compte de sa propre bêtise : ses vêtements étaient détrempés. Le retour fut d'une facilité déconcertante comparé à l'aller, Ren se demandait toujours comment il en avait pu en arriver là... De ce qu'il s'en souvient, ne trouvant pas le sommeil la veille, il s'en est allé se balader en forêt. Dans le flot continue qui remontait à la surface, un détail attira son attention. Une cabane, oui. C'était une cabane abandonnée. Ren Yukio aimait la nature. Il n'arrivait à ressentir une paix antérieur qu'en étant noyé de végétation, sans nulle trace de vie animale ou humaine. Même s'il appréciait la nature, ce n'est pas pour autant qu'il supportait ceux qui la peuple. Selon lui, les animaux n'étaient que des enveloppes de chairs dénué de raison et n'était présent sur ces terres que satisfaire un équilibre afin que nous, les êtres humains, puissent vivre dans un confort acceptable. Mais ce n'est pas à cela qu'il pensait alors qu'il marchait vigoureusement en direction de sa trouvaille de la veille. Dans ses souvenirs, la distance lui avait paru plus courte mais il n'était pas certain de leurs véracité. Ren en avait plus qu'assez de marcher. Le soleil de plomb lui brûlé la nuque et ses muscles étaient tiraillés par l'effort. Il n'était pas un sportif et ne le serait certainement jamais, mais l'handicape dont il souffrait ici, était surtout due au manque de sommeil. A le voir tanguer de cette manière, on aurait pu croire avoir affaire à un poivrot solitaire. On ne pouvait rien y faire, Ren sera ainsi jusqu'à qu'il prenne une bonne nuit pour se reposer. On devait se rapprocher de 9h lorsque le punk arriva finalement en vue de la petite cabane qu'il avait repéré la veille. Pourquoi était-il venu ? Cette question lui taraudait l'esprit depuis qu'il avait la silhouette bancale de la construction. Il n'y avait rien à faire ici. Alors, pourquoi ? Ren se rendit à l'évidence, il n'aurait sûrement pas de réponse à sa question. Il allait devoir faire avec, ainsi allait la vie. Maintenant, Ren priait pour qu'il y est une couchette ou n'importe de quoi d'autre dans cette foutue cabane afin qu'il se rattrape. Il était au bord de l'épuisement et n'allait pas tarder à dormir debout ! On ne pouvait plus dire s'il était un vivant au bord de la mort ou un mort au bord de la vie... Ce n'était pas flagrant, mais il y a bel et bien une différence entre ces deux états. Ren arriva enfin devant l'entrée de cette satanée cabane et poussa ce qui faisait office de porte, puis entra... Et un bout de bois se brisa sur sa tête, tout d'abord il n'eut aucune réaction, vu son état, il n'aurait même pas pu remarquer qu'on lui faisait les poches... Le coup eut tout de même l'effet de remettre de l'ordre dans son cerveau. Ren tourna son regard vers le petit bout de femme qui venait de tenter de l'assommer. La voir avec son morceau de bois ridicule entre les mains et à le regarder bizarrement, il faillait éclater de rire ! Selon lui, la situation était quasiment irréelle. Vous pénétrez dans une cabane abandonnée et là, on vous frappe la tête à l'aide d'un bout de bois qui se fracasse littéralement en deux. Il y a de quoi se marre, non ? Ren ne sut ce qui l'empêcha de rire haut et fort à cet instant là, certains choses se doivent de rester un mystère même s'il trouvait qu'il y en avait bien trop... Revenons à ce qui nous préoccupe actuellement, Ren se tenait face à une personne qui avait tentée de l'assommer avec un bout de bois dans une cabane abandonnée au plein milieu d'une forêt à une bonne heure du pensionnat si vous marchez modérément. Enfin, vous savez déjà tous ça... Par contre, la suite vous est encore inconnue. Un phénomène tout à fait exceptionnelle se produisit alors. C'était comme si le temps s'était stoppé pour ne plus finir, à croire que la nature toute entière s'était figée ! Mais, tout a une fin et l'inconnue brisa l'enchantement.
« Qu’est-ce qu’un glandeur comme toi fout là ? »
« Je glande. »
Ren Yukio avait de nouveau tout son aplomb, il avait l'impression d'être revenue des limbes. Un instant avant, il était semblable à un somnambule et l'instant d'après, il était prêt pour participer à une épreuve philosophique. Il n'avait aucune preuve, mais Ren avait le sentiment d'avoir en face de lui une personne avec qu'il allait pouvoir s'amuser. Peu d'âmes intéressait le jeune punk, bon nombre d'entre elles n'avaient aucune sorte d'importance à ses yeux. Mais elle, une inconnue rencontrée dans une cabane abandonnée en avait. Pourquoi ? Va savoir.
« Ce qui est tout à fait normal pour un glandeur de mon espèce, non ? Un glandeur glande. Logique, non ? »
Ren éprouvait un malin plaisir à raconter des sornettes à tors et à travers, reste seulement à voir si cette inconnue était de taille...
|
|
|
|

Neliel Tu Oderschvank

MESSAGES: 40
ÂGE: 19
I'M: number three.
AVERTISSEMENTS: 0/3
+ Relations:
|
Sujet: Re: Instinct Animal | Ren Yukio | Lun 20 Juil - 12:09 |
|
|
La réaction de Monsieur Yukio se fit drôlement attendre. En fait, il ne réagit même pas à la situation ridicule dans laquelle Neliel s’était mise. L’idiot ! Il ne l’avait même pas reconnue ! A vrai dire il n’avait même pas pensé à lancer un regard dans sa direction. Sans savoir pourquoi, Nell s’était sentie un peu vexée… avait-elle donc marqué si peu son esprit ? Bien sûr, ils n’avaient pas beaucoup parlé et les seules fois où des échanges s’étaient produits, c’était à des fins arrogantes. M’enfin. C’était vraiment un glandeur. Et pourtant ! Et pourtant ! Un glandeur glande. Oui, logique. C’est ce que Ren Yukio venait de répondre à la petite Neliel. Seulement, Monsieur avait oublié un petit détail.
« Certes. Mais es-tu au courant qu’il faut marcher pour venir jusqu’ici ?! »
Evidemment, c’était du foutage de gueule pur et simple. Nell marqua une pause avant d’enchaîner d’un ton ferme et décidé en gigotant un peu.
« Me dis pas que ton cœur a supporté le voyage. Ha ha. »
La suédoise avait trop pris ses aises avec ce jeune homme. Insolente jusqu’au bout, elle ne ratait aucune occasion d’ouvrir sa gueule. C’était ainsi, il était intéressant, elle devait se rendre à l’évidence. Têtue jusqu’au bout, elle se refusait d’avoir de l’intérêt pour qui que ça soit d’autre que sa petite et propre personne.
Un petit pas, un deuxième, Nell se dirigea vers le hamac. La tête haute, le dos bien droit, les cheveux de couleur verte virevoltants sous chacun de ses pas, elle était très décise dans ses mouvements. Lorsqu’elle atteint enfin son but, elle se tourna à nouveau face à Ren, lança un petit regard de dédain, et se laissa choir dans l’immense filet. Et, comme un malheur n’arrive jamais seule, le hamac se brisa. En effet, il craqua et Neliel se retrouva sur les fesses par terre.
Le plus idiot des idiots qui essaie de se faire passer pour froid, insolent et distant finira toujours par se ramasser. Cette personne est plus ridicule qu’autre chose.
M’enfin. Jamais deux sans trois. Le pire s’était produit durant sa chute : sa perruque était restée accrochée au hamac et ainsi sa longue traine de cheveux de couleur or s’était déroulée. Mais Neliel était bien trop occupée à se remettre debout et maugréer dans son coin pour se rendre compte qu’elle était blonde. Bien qu’elle soit magnifique en blonde, elle n’a jamais aimé que les autres voient sa vraie couleur de cheveux. Premièrement ça fait vraiment trop la suédoise type et deuxièmement ça fait vraiment trop la blonde sans cerveau. Ce qu’elle n’était pas, attention. Troisièmement, vert, c’est fun.
Lorsqu’elle fut à nouveau sur ses deux jambes, elle fixa Ren un peu honteuse… parce qu’elle s’était déjà assez payé l’air con… Mais elle remarqua bien vite que quelque chose avait changé. Elle passa une main dans ses cheveux pour les remettre en place et elle se rendit tout de suite compte que la texture était totalement différente. Elle abaissa simplement son regard au niveau de sa poitrine et y vit des boucles d’or.
Ce fut le cataclysme. Pour elle rien ne pouvait être pire que ça. Nell ramassa bien vite sa perruque sur le hamac brisé.
« Eh bien ! Ne me regarde pas comme ça ! Car il vaudrait mieux pour toi que tu n’aies rien vu. »
|
|
|
|
| |
Instinct Animal | Ren Yukio | |
|
|
| Page 1 sur 1 |
|
| Permission de ce forum: |
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
|
|
|
|
|
|
| |