| | En aparté [PV:Yria Leghan] | |
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 | Sujet: En aparté [PV:Yria Leghan] Mar 10 Juin - 0:01 | |
| Le principale problème lorsqu'on découvre un endroit... c'est qu'on ne sais pas ou on va et cela même si on a le sens de l'orientation comme Bleiz. Au moins pouvait-elle retourner sur ses pas quand elle entreprit d'explorer un peu l'internat. Cela dit elle était plutôt du genre à faire les choses jusqu'au bout et à ne jamais reculer. Voilà pourquoi elle se retrouvait dans une pièce obscure et non-identifiée, sans parvenir à trouver un interrupteur. On était en pleine journée, et à défaut de lampe électrique la jeune fille tâtonna jusqu'aux éclats de lumière rectilignes qui traversaient apparemment des volets fermés à quelques mètres d'elle. Elle avait vu les fenêtres de l'établissement déjà et repéra sans difficulté la manivelle qui remontait les stores. En quelques mouvements vifs, Bleiz fit entrer l'éclairage blafard d'une journée grisâtre, juste assez pour y voir. Elle jeta un œil dehors pour voir la cour en dessous, et elle pouvait juger approximativement qu'elle était au dernier étage. Néanmoins elle n'avait pas vraiment besoin de regarder à travers la fenêtre pour comprendre qu'elle était dans une sorte de grenier. En regardant autour d'elle elle vit une pièce à la fois moderne comme tout les bâtiments, et abandonnée. C'était grand, et quand elle fit quelques pas elle déplaça des volutes de poussière. Ce lieu servait semblait-il de réserve pour entreposer le matériel qui ne pouvait plus servir. Il y avait entre autres des tapis de gym usagé; ici des livres dont les couvertures et les page ne tenaient plus à grand chose et même une minuscule radio qui devait avoir une paire d'années. Un demi-sourire émerveillé comme celui d'une gosse devant ses cadeau de noël apparut aux lèvres de Bleiz. Elle n'aurait jamais imaginer que dans un établissement à l'allure si neuf, on puisse trouver des trésors pareils.
*Je rêve! ... j'adore se fichu internat.*
Des trucs vieux, amochés, délaisser dans un coin sombre: tout ce qu'elle aimait. Cela lui rappelait les brocantes, où on retrouvait tout et n'importe quoi, utile où pas, en vrac. La jeune fille ne tarda pas à s'agenouiller devant les piles d'ouvrages mal faite, dont certaines c'était écroulée car trop instable, depuis un temps indéterminé, sans qu'on prenne la peine de les ramasser. Bleiz en prit un classeur au hasard qui trainait parmi les bouquins, cependant avant même qu'elle ne l'ai regardé un feuillet s'en échappa. Elle le prit et fut surprise de constater que c'était une partition.
-Tient... feraient-ils des cours de musique ici?
*hum... je ne m'arrange pas, voilà que je parle toute seule.*
Elle ne s'était pas réellement chercher à ce renseigner sur les options avant de débarquer: elle avait paré au plus pressé, c'est-a-dire fuir de chez elle. Pourtant elle regrettait de ne pas s'y connaitre en musique; elle chantait bien mais à l'oreille seulement. Autant dire que la partition qu'elle tenait entre ses mains n'avait pas de sens pour elle, c'est pour quoi Bleiz la posa avec le classeur sur les tapis proche qui formaient une petite table improviser. Bleiz se replongea dans ses fouilles, et pu s'apercevoir bientôt que les livres pour la plupart avait du à un moment où à un autre faire partit de la bibliothèque, leur sujets étant très écarté du programme scolaire. L'un d'entre eux était un recueil de poèmes dans un état déplorable mais qui n'avait jamais servit; comme l'avait déjà remarqué Bleiz en côtoyant tout les sanctuaires littéraires, certains ouvrage de première facture, étaient assembler avec des pages sur une même feuille pliée, qu'il fallait par la suite déchirer à l'extrémité avec un coupe papier comme pour les lettres, afin de lire. Or les pages de ce recueil était encore jointes deux par deux. Peut-être parce que personne ne l'avait lu, Bleiz voulu voir se qu'il contenait plus que les autres. Elle s'assit sur les tapis qui n'en finissaient pas de trainer a porté, et entreprit d'ouvrir l'une des pages, a l'aide de ses ongles puisqu'elle n'avait rien d'autre pour couper. Elle n'eut pas le temps de terminé qu'un bruit l'interrompu. En quelques secondes Bleiz réalisa que si tout était resté immobile ici depuis un certain temps, c'est que les élèves ne devaient pas s'y rendre souvent. Ca pouvait tout aussi bien être interdit. La première réaction de l'adolescente fut de passer derrière les tapis, assez hauts pour la dissimuler si elle se tenait accroupie, le livre toujours à la main.
*Zut! Les stores sont ouverts et je n'ai pas ranger la partition; pour pas laisser de traces, on aura fait mieux.*
Elle baissa le yeux vers le sol et manqua de soupirer quand elle aperçu les empreinte se ses pas dans la poussière. |
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 Age : 14 Inscrit le : 30 Mai 2008 Messages : 632 I'm : Déesse de la Bière Job : Chieuse profonde Humeur : Mais jt'en pose des questions ?! Carte ID Relations: Dortoir: Euh, 3 pourquoi ? Ca t'intéresse ?
 | Sujet: Re: En aparté [PV:Yria Leghan] Mar 10 Juin - 18:26 | |
| Gris, il faisait gris, il ne faisait pas beau du tout. Yria détestait le mauvais temps : cela la mettait d'humeur non envaible, à savoir, très massacrante. Qui plus est, elle s'était levée du pied gauche, ce matin là. En effet, le soir dernier, elle avait passé un épisode des plus humiliants et des plus médiocres. La soirée n'avait pas été de tout repos. Et dire que tout avait si bien commencé, aux environs de huit heures ! Oh, comme elle était bien seule, dans le salon, devant le feu, sa guitare sur les genoux, à jouer un air d'Evanescence ! Oh comme l'ambiance était agréable, tandis que dehors la pluie tombait sur le Japon ! Cette soirée aurait du être ainsi dans toute sa longueur, mais ç'avait été trop beau pour être vrai. Voilà qu'un jeune homme de son âge était venu troubler sa tranquillité. Bien sûr, au début, la discussion n'était pas des plus animées, mais elle l'était vite devenue lorsque ce jeune goujat l'avait embrassée sans permission, la prenant comme un pantin, pire, un jouet, l'humiliant. Comme s'il pouvait l'embrasser à sa guise. Et à vrai dire, Yria n'avait pas apprécié le moins du monde son geste. Elle s'en était donc allée avec la ferme intention de ne plus revoir ce garçon, explosant dans tout sa splendeur et organisant le plus théâtral des départs. Ce que ç'avait pû être comique, d'un oeil extérieur. Mais voilà, comme tout mauvaise actrice, Yria avait oublié son bracelet à pics dans le salon ; et il n'était pas question qu'elle y retourne tant que le jeune Punk ne l'avait pas quitté ! Aussi avait-elle décidé d'aller le chercher le lendemain. Mais, manque de bol, il n'y était plus. Cet enfoiré avait dû le prendre. Eh bien qu'il le garde ! Elle ne voulait plus le voir, même si son bracelet lui avait coûté six euros !
Six euros, ce n'était rien à côté de l'autre qui lui en avait coûté quarante. Eh bien oui, Yria est une fille qui ne dépense pas toute sa tune dans des fringues, ça vous étonne ? Pour le prix qu'elle les paye, il fallait bien qu'elle les garde un minimum de temps. La jeune femme avait donc opté ce matin pour ce long bracelet de cuir aux pics barbares qui lui montait jusqu'au coude. Hein, hein, il faut le faire. Yria est Punk, on ose ! Allez, vas-y pour les cheveux roses ! Uhm, je m'égare. Pour une fois que notre petite jeune femme presque majeure ne s'était pas levée la tête dans le cul, le cul dans le brouillard, il fallait bien qu'elle choisisse une humeur pour la journée. Ses derniers sanglots lâchés l'avaient fait dormir jusqu'à une heure avancée de la matinée, il fallait bien qu'elle se lâche sur quelque chose. N'étant pas séide de la violence, et étant donné que la chambre était vide à l'heure où elle se levait, ce fut sa bonne vielle guitare électrique rouge poufiasse qui en fit les frais. Branchée à volume élevée, elle subit durant une bonne heure les accords de Slipknot, sévèrement joués par le médiator bleu d'amoureux. L'ampli cria la musique jusqu'à essoufflement tandis que la jeune musicienne se déchaînait sur son lit. Ce fut lorsque l'une des lattes de son lit lâcha un craquement peu recommandé que la jeune femme préféra se calmer. Libérant son instrument de sa fureur démoniaque, Yria était partie prendre une seconde douche, puisqu'elle détestait s'habiller en sueur et que c'était pas elle qui payait la flotte. Après avoir joujouté un bon quart d'heure avec la savonnette, Yria s'extirpa de la cabine et partit s'habiller. Elle troqua sa serviette trempée pour un bon vieux baggy tailladé à coups de poignard par ses soins, une ceinture à chaînes, un simple tee-shirt noir et sobre, sans oublier bien sûr, en toute bonne Punk, ses accessoires menaçants.
Elle n'avait pas faim, et ce fut sous les regards tantôt effrayés, tantôt moqueurs qu'elle s'en alla se balader dans les couloirs. Elle descendit tout d'abord dans le hall de l'internat, ayant quelque chose d'assez important à y faire. En effet, la jeune Punk se fraya un chemin dans la foule jusqu'à son casier, celui dans lequel elle mettait autrefois ses livres de cours et tout le tralala, ce dont en l'occurrence, elle ne se servait plus. A l'aide d'une clef de bronze attachée à son cou, clef qu'elle ne lâchait jamais, la jeune femme ouvrit son cadenas. L'objet cliquetas et, simple question de principe, Yria ouvrit son casier histoire de voir que rien ne manquait. Ce qui était le cas. Dans l'obscurité, elle discernaient ses cahiers et ses classeurs qui prenaient leur bain d'ombre. Yria fronça tout à coup les sourcils et tendit la main dans son casier pour y attraper une feuille de papier pliée en quatre qui y avait sans doute été glissée par l'une des petites fentes semblables à celles d'une boîte aux lettres. La jeune femme entreprit de déplier la lettre et y découvrit ces quelques mots, rédigés à la hâte, comme si l'auteur de la lettre n'avait pas de temps à perdre.
" J'ai à te parler, c'est important. Viens me trouver dès que tu pourras. K."
K...K...K...c'était qui celle là encore ? La jeune femme soupira et froissa la lettre avec dédain avant de la fourrer dans sa poche ; elle la jetterait dans une poubelle proche. La personne avait dû se tromper d'expéditeur. Yria ne connaissait personne dont le nom de famille, le surnom ou bien le prénom commençait par un K. Stupidité aussi de prendre le casier des élèves pour une boîte aux lettres ! Cette personne n'avait-elle pas pu faire part de son mot important de vive voix, non mais, sans blague ! Yria glissa son cadenas dans sa poche ainsi que la clef. Puis elle en sortit un autre, circulaire, d'un noir de jais, qui n'avait pas besoin de clef, puisqu'il était à code. Pourquoi ce changement ? Yria avait eut vent que les élèves de l'internat s'étaient mis au crochetage de serrure. Rumeur ou pas, la jeune femme prenait ses précautions, peut-être n'était-ce pas plus mal après tout. Quelques minutes plus tard, elle s'éloignait en direction de l'extérieur. Rien de mieux qu'un bon bol d'air pour avoir la forme. Un éclair de lucidité passa tout à coup devant ses yeux tandis qu'elle se remémorait des souvenirs et des sombres pensées. Le cimetière, l'orage, le parc, Evanescence, la jeune musicienne, la meilleure amie décédée, l'originale. Kathleen. Ce prénom résonna dans sa tête. Yria s'arrêta de marcher. Son coeur manqua un battement. Elle saisit la lettre et la déplia pour la lire une seconde fois. Elle se détourna aussitôt de son chemin et partit dans le labyrinthe des couloirs, jetant au passage, la lettre dans une poubelle.
***
- Kathleen ! Kathleen !
Tous les étages. Elle avait parcourut tous les étages de l'internat sans jamais trouver la jeune fille. Si seulement s'aurait été le cas ! Elle avait dû la croiser sans la voir, peut-être était-elle dehors, au réfectoire, dans sa chambre ? Sa chambre..si elle devait faire les 81 chambres de l'internat, elle y était encore demain !! La jeune femme s'arrêta de courir, essoufflée et s'appuya contre le mur. Ou cette connasse avait bien pu passer, nom de Dieu ?! Il était impossible qu'elle ne la trouve pas ! Les poumons d'Yria étaient en feu ; elle n'était décidément pas douée pour le sport, c'était indéniable. Le temps de reprendre son souffle, elle aperçu au bout du couloir un rayon de lumière. Une porte qui s'ouvrait dans les ténèbres. Et si elle était là ? Un sprint fou lui fit manquer la porte. Elle se rattrapa au chambranle et se glissa dans l'encadrement. Le nouveau décor lui sauta au yeux : un lieu immense, remplit de babioles, maculé de saleté. Des moutons de poussière voletaient dans l'air, la lumière passait comme elle pouvait par les vitres pleines de crasse. Yria réprima une grimaça de dégoût : quelle horreur. Un grenier, ce ne pouvait-être que cela. Les yeux d'Yria balayèrent la pièce. Non, Kathleen n'était pas ici...Elle s'apprêta à partir lorsqu'un bout de papier attira son attention, un bout de papier qui n'avait pas sa plce ici. La jeune femme entra dans le grenier à part entière, s'approcha de la feuille et la saisit. Le papier craquait sous ses doigts fins. Une partition, c'était une vielle partition des Beatles. Il y avait cela à l'internat ?! Impossible. Décidément, Yria avait encore beaucoup à découvrir. Une tête ! Yria sursauta.
* Ahh ! Un monstre ! *
Une tête avec des cheveux ! Un...humain. Yria reprit contenance et se pencha par dessus la pile de bouquins. La jeune fille qui se tenait devant elle, assise, devait avoir son âge. Rien que par son accoutrement, Yria sut tout de suite que c'était une Gothique. Mouais, Yria ne détestait pas les Gothiques, mais n'en avait pas beaucoup vu ici. C'était la première qu'elle approchait de si près depuis son arrivée.
- Tu joues à cache-cache ? demanda-t-elle. Remarque, y'a de quoi : c'est la caverne d'Ali-Baba ici !
Elle regarda autour d'elle. Les partitions n'étaient pas les seuls objets qui traînaient ici. Il y avait de tout, des livres, des classeurs, des radios, des tables, d'autres meubles, et Yria était certaine que, dans tout ce bordel, elle allait pouvoir dénicher un instrument.
- T'aurais pas vu Kathleen défois ? Non parce que...Laisse tomber, non, tu ne dois pas la connaître.
Elle haussa les épaules, la partition des Beatles toujours dans les mains. Demander à une jeune inconnue si elle connaissait une asociale n'était pas la meilleure idée qu'elle avait eut. _________________
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 | Sujet: Re: En aparté [PV:Yria Leghan] Ven 13 Juin - 0:15 | |
| Bleiz était demeurée aux aguets du moment où elle avait discerné des bruits de courses. Elle n'aurait pas du bouger un orteil, mais l'adolescente avait le joli défaut qu'on appelait curiosité et quand elle eut deviné que ce n'était surement pas un surveillant qui se précipitait ainsi, elle ne résista pas à l'envie de voir qui pouvait bien se trouver dans la pièce avec elle. Certes elle n'avait pas réellement l'intention de se faire repérer et de discuter, surtout si par hasard elle tombait sur une personne désagréable. Elle son truc c'était de passer inaperçue et d'observer les gens plutôt que de leur faire la conversation, mais pour ça il fallait de préférence une foule pour se cacher et pas des tapis de gym dans un grenier. L'autre chose c'était que Bleiz ne s'était pas encore adapter à l'internat ou visiblement vous pouviez vous faire surprendre par d'autres élèves à tout instant. D'accord; là était le principe de la vie en communauté que de s'exposer à des contactes humains cependant il fallait du temps à la jeune fille pour s'y faire. Quoiqu'il en soit elle releva légèrement la tête et eut juste une seconde pour apercevoir une élève au look assez tranchant, avant que cette dernière ne se rende compte de sa présence, ce qui eut pour conséquence de la faire sursauter.
*je suis dans de beaux draps maintenant!.*
Bleiz ne pu que lui adresser un sourire maladroit et haussa les épaules; elle squattait un peu et il fallait bien qu'elle assume son manque de discrétion. Il y avait de quoi être gênée, il faudrait surement qu'elle explique son comportement pour le moins singulier Les joues rosit, car la situation était bien ridicule, elle se redressa doucement en époussetant ses vêtements d'un aire embarrassé. Elle portait un corset en faux cuir noir au-dessus d'une chemise blanche dont les longues manches étaient ornée de dentelle, avec un pantalon moulant de même couleur qui disparaissait presque sous ses bottes montant au-delà de ses genou noires également. C'était pas pour rien qu'elle avait peiner pour porter ses bagages.
-Un peu... Enfaite je me suis égarée.
*Enfin, je l'ai cherché.*
Au moins son interlocutrice savait détendre l'atmosphère et contrairement à ce que Bleiz croyait elle ne fut pas considérée trop bizarrement. Aussi se sentit elle plus à même de répondre, ce qui n'aurait pas été simple autrement. L'humour ça pouvait être très utile en faite.
-Ouai, et j'ai cru me faire prendre par les quarante voleurs; J'ai cru que tu était un surveillant et je me disait que c'était peut-être pas autoriser de trainer là.
Bon d'un autre coté, Bleiz semblait être le dernier des soucie de sa nouvelle rencontre, qui d'ailleurs ne se présenta ni ne la salua. Remarque la surprise rendait la chose compréhensible et Bleiz ne prit pas ça vraiment mal puisque déjà elle était redevable à son interlocutrice de ne faire comme si il y avait quelque chose d'anormal. En revanche, la priorité de cette dernière semblait être de retrouver une fille nommée Kathleen, mais c'était certainement pas Bleiz tout juste arrivée qui la renseignerait, ce qu'elle comprit aussi vite qu'elle avait poser sa question. L'inconnue en effet parlait vite et avec agitation; elle semblait énergique, si bien que Bleiz suivait mais n'eut pas eut l'occasion de répondre, ce qui ne la dérangeait nullement vu sa tendance à être taciturne.Cependant il fallait rompre le silence à un moment ou a un autre.
-Bien deviné... Je suis nouvelle donc je ne connais pour ainsi dire personne.
Bleiz s'assit sur les tapis et recommença à ouvrir sa page sereinement. Cela dit son calme n'était qu'apparant, car elle était un peu crisper; pour la plupart des gens la discution était naturelle alors que Bleiz devait souvent se forcer pour l'engager. Déposant le recueil qu'elle avait gardé sur ses genou, sans prendre le temps de le lire, elle tenta le coup justement en désignant la partition;
-T'aimes la musique? J'arrive pas à croire qu'ils laissent tout ça ici, surtout qu'il y a des trucs qui ne manquent pas d'intérêt...
De son point de vue c'était minable, néanmoins elle s'aventurait sur un sujet qu'elle appréciait ce qui lui faciliterait peut-être la tache au départ. Au fond si Bleiz avait du mal à parler la première, elle le faisait quand même, seulement elle était assez nerveuse.
-hum... Je m'appelle Bleiz et toi? |
|  | | Yria Leghan Je suis populaire


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 | Sujet: Re: En aparté [PV:Yria Leghan] Ven 13 Juin - 18:09 | |
| Pour une raison qu'Yria ignorait, la jeune femme semblait être gênée lorsqu'elle la vit. Une fois que l'inconnue se fut redressée, son apparence justifia l'hypothèse qu'Yria avait émise sur elle : c'était bel et bien une gothique. Yria était de ceux qui rejetaient la conne idée que les Gothiques se vêtissent de noir. Cette fille portait certes une tenu sombre, mais qui correspondait à un genre romanesque et distingué, celui d'une gothique, quoi. Tout y était, dentelles, cuir, bottes, et cette attitude solitaire, tandis que ces vêtements apparaissaient à Yria comme soignés. Les longs cheveux sombres de la demoiselles étaient soyeusement rejetés sur ses épaules, lisses et coiffés de la façon la plus simple, sans doute de sorte qu'elle se sente à l'aise dans son style : ce qui smeblait visiblement être le cas, quoi que. Yria pencha légèrement la tête de côté. Punk et Gothique n'étaient certes pas les mêmes choses mais devaient quand même se ressembler assez pour que l'inconnue ne soit pas gênée par sa présence ! Cette jeune femme ne semblait pas être si associale que cela, sinon elle ne lui aurait même pas adressé la parole et se serait contentée de continuer sa lecture. Ce n'était cependant pas le cas. Elle fit même preuve d'un peu d'humour, et Yria ne put s'empêcher de sourire. Malheureusement, elle ne connaissait pas Kathleen, et, sur ce point là, Yria était, pour ainsi dire, bien dans la merde.
- Evidemment que j'aime la musique, c'est un passe temps excellent. Je suis guitarise et batteuse. En revanche, les Beatles, c'est pas mon truc. Mais rien qu'à voir cette parition, elle doit valoir une sacré fortune.
Haussant les épaules, la jeune Punk reposa la parition là où elle l'avait prise. Elle ne savait pas jouer cette musique, elle n'aimait pas les Beatles, et elle n'était pas adepte du vol. De plus, cette partition était très bien où elle était, de son point de vue. La jeune femme rajouta qu'elle avait cru Yria surveillante. Surveillante ? Jamais de la vie ! S'il y avauit bien une chose que la jeune femme détestait c'était bien les gosses ! Alors un internat, pensez-vous...Elle avait passé de longues années d'études jusqu'à ses seize ans, et ç'avait été un Enfer. Elle se souvenait, à son grand regret, de chacune d'elle. Toutes ces années n'avaient été que désastre, douleur, humiliation, et, selon Yria, une véritable perte de temps. A quoi pouvaient bien servir toutes ces histoires de racines carrées et de cédilles avant les voyelles, lorsqu'on savait lire et écrire ? La jeune Gothique se présenta sous le nom de Bleiz. Et dire que l'on avait reproché des dizaines de fois à Yria que son prénom n'était pas courant, mais alors, celui là, elle ne l'avait jamais entendu de sa vie ! Yria se passa une main sur la nuque avant de contourner la pile de livres. Il était idiot qu'elles restent ainsi séparée par cette pile de livres. La Punk jeta un coup d'oeil au livre ouvert sur le sol avant de reporter son attention sur Bleiz.
- Je me nomme Yria Leghan, quand à moi. Tu es bien la première Gothique que je croise. Hasard ou chance ? Je les vois peu sortir. Ton prénom ne me dit rien, signifie-t-il quelque chose ?
Quoi ? C'était tout à fait possible ! C'était bien le cas de celui d'Yria ! La jeune femme fit un 360° sur elle même, regardant tout autour d'elle avec entière attention, de façon à repérer un maximum de choses du premier coup d'oeil. Ce grenier était une véritable caverne aux trésors. Elle avait l'impression de se trouver dans la grotte d'un Dragon partit chasser. Espérons que ce Dargon ne revienne pas trop vite. Si les deux jeunes filles se faisaient chopper pour intrusion dans un lieu qui d'après Bleiz, était interdit de fréquentation, elles auraient l'air fin ! Enfin, après tout, Yria connaissait bien les colles et les exclusions.
- Si c'est interdit ? Je n'en sais rien, et après tout, je m'en fous. Une colle ne vaut pas une vie. Alors si on a pas le droit, on le prend...
Elle avait dit cela d'un ton tout à fait désinvolte, presque innocent, comme si elle n'était aps consciente des choses. Qu'importait, si le pensionnat la virait, elle dormirait à l'hôtel et se trouverait un petit boulot. Sa famille l'avait lâchée, sa mère l'avait abandonnée, ses soeurs et son frère l'avaient oubliée. Quand à Jolan, il n'était plus là pour en parler. Il fallait parfois se débrouiller seul dans la vie, et Yria savait ce que représentait une colle et des travaux forcés. Alors après tout, rien ne l'empêchait d'enfreindre ces putain de règles que de toute évidence, personne ne respectait. Mais après tout, les règles ne sont-elles pas faites pour être enfreintes ? Ce fut donc en silence que la jeune Punk s'avança précautionneusement parmi les trésors entreposés autour d'elle. Lorsque Bleiz avait évoqué les quarantes voleurs, elle avait bien raison ! Pourquoi donc un tel endroit était-il interdit au public ? Mystère, mystère. Yria trouva une radio qui datait sans doute de l'avant WWII, de la poussière, un vieu micro qui avait sans doute daté d'un concert, des fils et des câbles, de la poussière, des livres, des classeurs, des spots, une vielle commode, un bureau dont la peinture s'écaillait, de la poussière, de la poussière et...
- Oh ! dément, regarde ! s'exclama Yria.
Une grosse boule miroitante, dont le diamètre éxédait sans nul doute 90 centimètres, pesait dans ses mains. L'internat avait-il été une vielle boîte de nuit, dans d'anciens temps ? Le coeur de la jeune femme s'emballa alors. Il fallait absolument qu'elle ramène Lilou ici ! Les membres de Celestia avaient sans nul doute ici absolument tout le matériel nécessaire pour organiser un mini concert dans le gymnase de l'internat, lorsqu'ils seraient prêts ! Yria reposa la boule à facettes qui, si le soleil était présent, aurait jeté dans tout le grenier des éclats arc-en-ciel et enjamba un vieu banc de jardin.
- C'est dingue...Dis moi Bleiz, comment ça ce fait que tu te trouves ici ? Tu es là depuis longtemps ?
Elle effleura du bout de ses longs doigts fins la caisse de résonnance d'un magnifique violoncelle qui était appuyé contre le mur. Poussiéreux et surtout désaccordé, il avait été divorcé de son archet surement des années aupravant, mais semblait mine de rien porter en lui une longue histoire. Si Yria avait su jouer de cet instrument, elle l'aurait accordé comme on accorde une guitare et l'aurait fait chanter son histoire en frôlant ses cordes vocales à l'aide de l'archer de bois, et qui sait, aurait peut-être réussi à imiter Apocalyptica. _________________
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 | Sujet: Re: En aparté [PV:Yria Leghan] Mar 17 Juin - 18:20 | |
| Bleiz ne s'étonna pas d'etre scrutée un temps soit peu. En revanche le faite que la jeune fille qui lui faisait face ne le cache pas était nettement plus rare, la plupart des gens dissimulait honteusement cette attitude, avec maladresse en plus. Cependant la ce n'était pas le cas et Bleiz en souriait. Elle ne se géna pas ors pour rendre son regard à sa nouvelle rencontre de meme que l'inclinaison de la tete qui l'accompagnait.A defaut d'avoir un grand sens de la parole, Bleiz avec le sens du geste,; un peu commplice et teinté délicatement de malignité. Evidemment la gothique n'était pas pour autant très à l'aise enconre, surtout par ce qu'elle se sentait obliger de parler par politesse, pour etre agréable et pour apprendre à connaître des personnes, alors que ce n'était pas vraiment son domaine de prédilection. C'était pas une question de volonté: elle était juste pas bien douée au départ peu importe avec qui. Simplement au premier arbord comme ca, bleiz avait l'intuition qu'elle gagnerait à faire un effort cette fois-ci. Elle avait cette facilité à reconnaître en un instant qui lui était sympathique. Rien à voir avec le style de son interlocutrice, celle-ci transparaissait plus par son comportement vif et ingénu, le genre plaisant aux yeux de Bleiz par son affirmation de soi. En outre et plus concretement un interet artistique ne pouvait qu'attirer l'attention de Bleiz qui arrivait à s'exprimé a travers l'ecriture, le dessin et meme le chant avec d'avantage d'aisance. Elle avait un petit pincement de jalousie envers ceux qui avait le don musical mais qui n'entrainait aucune mesquinerie et Bleiz faisait dotant plus preuve d'admiration lorsque se sentiment la tarodait un peu malgré elle.
-Bah dis donc... Tu fais partie d'un groupe?... J'adore la musique et j'aimerai en faire. A défaut de cela j'ecoute et je chante à mes heures perdues...
*Bravo pour le sens de la conversation Bleiz..*
Comme elle avait la fibre littéraire, elle s'apercevait du manque d'ordre dans ses mots et était d'autant plus auto-critique. Mais visiblement sa collegue était trop active pour en tenir compte... Tant mieux.
-Hum. C'est vrai que meme si j'aime bien certain vieux groupes, cependant les Beatles c'est pas assez rythmé pour moi aussi.
Bleiz n'avait pas relevé l'allusion au cout de la partition, c'était une chose qui lui passait largement au dessus de la tete que le matériel, si bien que la partiton fut abandonnée par les deux jeunes femmes comme sans grand interets pour elles. Et puis pouvoir mettre un nom sur un visage était une priorité dans une tel situation et Bleiz était ravie d'apprendre que sa collegue se s'appelait Yria, un très joli nom prénom d'ailleur. Yria devait etre plutot maligne car elle se douta très vite que Bleiz était plus qu'un nom mais un mot avant tout et ne l'avait pas confondu avec Blase qui était plus connu. Aussi la denommée ainsi sefit un plaisir d répondre en détail.
-enchantée. T'as tout à fait raison, j'ai herité ce prenom d'une de ailleule qui était bretonne, ce qui explique qu'il soit peut répandu. A l'origine c'était Bleizenn, ce qui veut dire louve, mais c'était trop long pour mes parents alors il l'ont mit negligeament au masculin: Bleiz, le loup en breton. Et le tiens possède-t-il une ethymologie spécial? Je l'ai jamais entendu non-plus.
Négligeamment... Parce que Bleiz aurait préféré qu'on ne tronque pas le nom traditionnel mais ses parents étaient des incultes materialistes elle le savait, sans respect pour les choses d'esprit et la beauté d'une langue en concidérant indifféramment masculin et feminin. Enfin, elle pouvait passé sur l'histoire plus personnelle. Bleiz préférait de loin renvoyer sa question à Yria, curieuse de savoir si celle-ci l'avait posée parce qu'elle avait elle-meme un prénom particulier et de connaître alors l'origine de sa sonorité charmante. Autrement, Yria avait fait une remarque surprennante sur les gothiques: pas qu'elle ai tord dans le fond, mais la d'où venait Bleiz on croisait pas assez pour y etre attentif. Or Yria parlait de cela comme si il y en avait un certain nombre.
-Euh... personnellement je ne m'enferme qu'exeptionnellement donc je dirai le hasard. Mais il y a tant de gothique pour que tu avance ça? meme moi qui en suis je n'en ai rencontré que deux ou trois.
Il faut dire que Bleiz n'avait pas encore conscience de la structure en clans que possèdait l'internat. Pour elle rencontrée d'autres gothiques s'avérait compliqué, la ou elle vivait il n'y avait qu'elle et Alicia et c'était pas le meilleur moyen pour etre populaire. Ce serait ammusant de ne plus se sentir moins isolée. Neanmoins Bleiz n'était pas assez borné pour ne se lier d'amitié qu'avec des personnes qui partageaient son goût pour la nostalgie et le noir. Autant dire que parler à Yria n'était pas tout à fait quelque chose qui allait de soi.Ca faisait bien rire Bleiz ce que cette dernière pensait des règles, c'était pas très eloigné de l'avisde la gothique qui ne supportait pas les barrieres inutiles.
-Oui et on aura qu'a dire la vérité: on à atterit ici par mégarde. Après pas besoin de préciser depuis quand on est là.
Bleiz se releva en meme temps qu'elle parlait, incapable de rester immobile fasse aux découvertes successives d'Yria. Sans conteste elles étaient en plein dans un mouvement musical: tanpis pour les rimes poetiques, elles attendraient. Bleiz adressa un sourire a Yria qui l'approuvait sincerement.
-Il y a de quoi équipé un petit orchestre... C'est dommage qu'ils en profitent pas.
Etant donné que Bleiz avait déjà expliqué subréptissement pourquoi elle avait attérit dans le grenier, elle supposa que Yria lui demandait comment elle en était arrivé a finir dans un internat. Mais elle n'était pas sure de son interpretation de la question. Très naturellement elle répondu:
-Dans l'etablissement tu veux dire? Bah j'ai fait une superbe conneries pour fuir mes parents. |
|  | | Yria Leghan Je suis populaire


 Age : 14 Inscrit le : 30 Mai 2008 Messages : 632 I'm : Déesse de la Bière Job : Chieuse profonde Humeur : Mais jt'en pose des questions ?! Carte ID Relations: Dortoir: Euh, 3 pourquoi ? Ca t'intéresse ?
 | Sujet: Re: En aparté [PV:Yria Leghan] Mar 17 Juin - 19:41 | |
| Les doigts de la jeune femme qui s'étaient autrefois baladés sur la caisse de résonance de l'instrument en effleurèrent lentement les cordes, provocant un accord aux notes des plus dissonantes, sans nom ni harmonie. Aucun doute : le violoncelle était désaccordé au plus haut point. Yria soupira, presque avec exaspération en jetant un regard désapprobateur, comme si elle pouvait reprocher à l'objet de s'être désaccordé. Il était vieux après tout, et personne ne s'en occupait. Yria éprouva un petit pincement au coeur devant cet instrument poussiéreux, laissé à l'abandon dans cette caverne interdite ; quel dommage de ne pas savoir en jouer. Cependant, elle avait mit tant de temps à apprendre tous les accords de guitare et tous les rythmes de batterie et à les synchroniser avec d'autres instruments, sans oublier les voix, qu'elle préférait laisser de côté cette soudaine envie de jeu à cordes frottées. Le regard pensif, la jeune Punk laissa de côté l'instrument avant de se diriger vers d'autres horizons de découverte. Il n'y avait pas qu'un violoncelle ici, d'après ce qu'elle put voir. La jeune femme réussit à dénicher une caisse pleine de flûtes à bec dont la plupart étaient cassées et un massif triangle tout tordu. Yria daigna tourner la tête vers Bleiz lorsque celle-ci lui posa une question, simple signe de respect envers la Gothique. Son prénom ? Si elle savait...
- Tu es donc Bretonne ? C'est une étymologie originale. Mon prénom à moi, c'est con à dire, mais il vient tout simplement d'un parfum ; lorsqu'elle était enceinte de moi, ma mère avait son parfum du moment, qui s'appelait Yria. Alors, lorsque je suis née, elle a décidé d'un commun accord avec mon père de me donner ce prénom, relatif à cette période symbolique.
Elle haussa les épaules avant de retenir un éclat de rire ; elle avait toujours envie d'exploser de rire à n'en plus pouvoir lorsqu'elle venait à se rappeler que son prénom était celui d'un parfum. Quelle idée aussi de donner un nom de parfum à sa fille ? Yria s'était toujours demandée pourquoi, mais il avait fallu s'y faire, car elle porterait cet identifiant toute sa longue vie, puisse-t-elle être longue. Chose étrange, cependant, Yria était la seule de la famille, hormis son père, à porter un nom qui n'était pas de consonance Japonaise ; étrange, étant donné qu'elle n'était pas l'aînée, ni même la dernière. Cette différence avait provoqué chez Yria, pendant quelques années, une belle impression de rejet, qui n'était que pure illusion. Mais comme la psychologie faisait bien les choses, il s'avéra que par cette impression, la jeune femme, en grandissant, avec le temps, s'éloigna des gens, sans exclure sa propre famille : raison de sa présence ici, entre autres. Un éclair de nostalgie traversa les yeux d'Yria. Bleiz ajouta que leur rencontre était le fruit du hasard. La jeune femme sourit ; Yria croyait au hasard, mais pas aux coïncidences. Elle croyait à la logique et à la rationalité. Le hasard pouvait être expliqué scientifiquement. Si elle avait rencontré Bleiz, ce pouvait être un signe, qui savait ?
Yria se détourna de la Gothique qui s'était levée, sans doute pour l'accompagner dans ses recherches. Il y avait de tout ici. Yria s'avança plus loin dans le grenier, laissant échapper un éternuement en soulevant la poussière au rythme de ses pas. Un éclat de lumière dorée attira son regard. La jeune femme fronça les sourcils et s'en approcha, piétinant sans le vouloir une grosse caisse de batterie posée en travers du chemin. Le résultat fut que son pied déchira le plastique recouvrant les bords du gros tambour. Se maudissant d'avoir destroy' une pièce capitale d'un si bel instrument -Yria était batteuse- la Punk réussit à atteindre sans autres grandes entraves le point de destination qu'elle s'était fixé. Elle plongea sa main dans un tas de débris, réussissant au passage à se prendre dans le bras une belle écharde venant d'une bienfaisante caisse en bois, et mit la main sur l'objet brillant. Elle le tira vers elle, observant à quel point il était lourd. Au bout de quelques secondes, un gros instrument en cuivre émergea d'une pile de caisses en bois dans un bruit métallique. Yria le posa sur le dos et entreprit, sans grande difficulté, de retirer l'écharde de son bras, avant d'examiner sa trouvaille. C'était un instrument de musique, composé d'un long tuyau de cuivre d'abord étroit, muni de clefs, qui partait en coude -et non en couille- pour se dresser vers les cieux avec une grande embouchure semblable à celle d'une trompette. Un saxophone ! Un poussiéreux saxophone. Intriguée, Yria en chercha le bec, l'épousseta et colla ses lèvres dessus, impatiente d'essayer pour la première fois de sa vie l'instrument.
- D'solée, plus fort que moi, se justifia-t-elle auprès de Bleiz. 'tention les z'oreilles !
PVIZIOUUU ! Ce fut la manière dont on pouvait décrire le bruit qui sortit du saxophone. L'instrument sonnait énormément faux, et de plus, l'échec total du son pourri d'sa grand-mère fut accompagné d'un magistral nuage de poussière qui jaillit dans l'air à la manière de la fumée d'uen cheminée, avec nettement moins de grâce, cependant. Yria retira ses lèvres du bec, éternuant une seconde fois, écarquillant les yeux, avant que son regard ne croise celui de Bleiz.
- Oh my god ! J'suis douée ! Ouais, j'suis dans un groupe de métal, Celestia. Bah jcrois que jvais y faire saxophoniste au lieu de batteuse, tu sais quoi. Fuir tes darons ? Tiens, t'es pas la première qui le fait. J'aurais aimé quitter mon chez moi de mon plein gré, moi.
Sa déclaration ponctuée d'un humour particulièrement foireux fut suivie d'un véritable éclat de rire. Qu'est-ce qu'elle était douée ! Il valait mieux qu'elle posa l'instrument avant de faire d'autres dégâts...Posant le saxophone contre le mur, elle sauta par dessus un ampli défoncé et entreprit de s'engager dans une nouvelle allée, poursuivant sa terrible et périlleuse expédition dangereuse de la mort qui tue à travers les monstrueux sentiers ...d'un grenier. _________________
 Fif la Bière ! Batteuse de Magical Heart Ne vous n'aime Sayuyu et Jake <3 |
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