| | ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] | |
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 | Sujet: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Mar 22 Juil - 10:48 | |
| Courir. Déroutée, juste ainsi, sans savoir où les pas précipités et désespérés peuvent mener. Allonger sa course sans regarder autour, confinée dans l’obsession qui ne veut quitter l’esprit, aveuglant de la sorte tout le reste, qui dans ces instant, n’a plus aucune importance. Entendre simplement le bruit fracassant des talons martelant le sol avec frénésie et l’échos ricochant sur le mur des couloirs du pensionnat. C’est de cette façon qu’Envy traversait les longs boyaux de la structure. Sa respiration haletante aux consonances sifflantes, presque asthmatiques, rythmait l’envol de cet oiseau noir, filant avec vivacité tout en laissant un nuage de malaise derrière lui.
Ce matin là, elle s’était éveillée, en proie à un profond mal être. Il lui semblait être prise au piège par les anneaux étouffants d’un serpent. Chaque seconde laissant tomber les grains de sable du sablier du temps lui broyait l’âme comme le reptile broie les os. Une peur glacée avait commencé à couler dans ses veines et dès qu’elle en avait eu la possibilité, elle avait fui. Fuir son esprit et ses pensées. Mais, la malédiction cérébrale la poursuivait sans relâche et avec acharnement. Envy avait beau s’échapper, elle ne pouvait se dissocier de sa tête.
Elle avait un certain temps avant de comprendre qu’il s’agissait d’un rêve. Et que ce dernier, à la place de s’enfuir peu à peu, gonflait ostensiblement et l’oppressait. Des images résiduelles défilaient devant ses yeux clos ou ouverts, mais trop rapidement pour pouvoir être déchiffrables. Et des paroles musicales obsédantes l’envahissaient, se répétant avec une clarté presque insupportable. Envy se sentait perdue et ne sachant que faire pour affronter cela, elle s’était élancée dans les bâtiments scolaires, se tenant la tête entre les mains. < « you’re the one who cries when you’re alone »>. Non, elle ne pleurait pas. Même si l’envie ne lui manquait, tout restait coincé dans sa gorge trop serrée à en être nauséeux. Pourquoi se sentiment de solitude l’envahissait-il ? Etre seule ne l’avait jamais dérangé, elle trouvait cela agréable parfois. Il s’agissait certainement de ce rêve indéfinissable.
Soudain, elle arrêta nettement sa course folle et éperdue. Elle s’arrêta pour réfléchir de manière sensée. Peut-être vivait-elle encore dans le rêve. Peut-être n’était-il pas terminé. Envy avait l’irrésistible désir de s’éveiller en sursaut. Pour se rassurer, elle regarda attentivement autour d’elle. Les lieux étaient déserts. En collant son oreille contre la porte d’une salle de classe, elle ne perçut aucun son, hormis sa propre respiration saccadée. Dans les rêves, parfois, il n’y avait personne. Ceci constituait un petit argument pour la convaincre qu’elle était encore enfermée dans son sommeil. Et pourtant, le réalisme environnant était beaucoup trop troublant pour être négligé.
Sans trop savoir dans quelle direction aller, elle marcha à la façon d’une marionnette, comme manipulée par des fils invisibles. Les flash persistaient et les chansons se mélangeaient. Un sentiment de vide l’enveloppait doucement, et, ce fut sans qu’elle ne s’en aperçoive qu’elle poussa la porte du grenier interdit. L’obscurité prenait rapidement le règne sur la luminosité matinale. Lorsqu’elle posa son pied gainé de cuir sur la première marche de bois poussiéreux, celle-ci craqua bruyamment. Envy qui se trouvait à présent dans un état second, proche de l’amorphisme, fut comme arrachée. Elle eu l’impression de couler comme de l’eau, qui, stagnant tranquillement dans un bassin, venait d’être aspirée brutalement par la tuyauterie qui venait de s’ouvrir. < “I’m going under” >. Ces paroles crièrent. Envy se retourna pour voir qui avait put s’exprimer ainsi. Mais elle comprit rapidement que tout se passait dans son esprit. Horreur indicible. L’impression de devenir totalement folle la conquérait telle une avalanche.
En tentant de s’oublier quelques instants, elle grimpa les quelques marches grinçantes qui lui restait. Envy se retrouva dans la semi pénombre du grenier. Les rayons de l’astre du jour filtraient au travers d’une mansarde au trois quart obstruée de planches mal clouées. Il y régnait un certain désordre et toutes sortes d’objets peuplaient l’endroit insolite. Les odeurs de poussière, d’humidité et de renfermé embaumaient fortement la pièce. Envy en eu un haut le cœur. Mais c’était aussi en parti dû à son malaise. Elle porta fiévreusement une main à sa bouche et voulu serrer son estomac de l’autre. Durant quelques secondes dans un temps aux aspects suspendus, elle se maintint de la sorte. Puis, elle laissa mollement retomber ses membres, pantelante.
Un grand blizzard soufflait sa tempête dans son cœur. Il lui semblait reconnaître la solitude. Peu à peu, elle comprenait son état tout en étant révulsée. C’était comme si à l’instant, elle mendiait la présence de quelqu’un car le sentiment d’être seule se faisait trop énorme pour pouvoir être bien supporté. Jamais de sa vie, elle n’avait eu de tels sentiments. Elle se dégoûtait elle-même d’en arriver là. Mais difficile de nier l’évidence. Quelque chose ou quelqu’un lui manquait terriblement et cela agissait sur son état. Elle ne se connaissait que trop bien. < « Here in the darkness I know myself » >.
Un cri. Les mains collées aux tempes, Envy s’était recroquevillée sur le sol. Comme une simple d’esprit, elle se balançait maladivement en tremblant. Quelques larmes de détresse s’échappèrent de ses yeux fortement fermés.
- *Laisse moi tranquille…Va-t-en, je veux être seule…*
Elle tentait par tout les moyens de faire fuir ces voix qui appuyaient douloureusement sur la plaie.
Soudain, un éclair miroitant attira son œil. Elle leva la tête vivement en direction de ce qu’elle venait d’apercevoir. Dans un coin de la pièce, là ou le plafond se rapprochait du sol planché, un miroir quelque peu terni trônait fièrement. Avec maladresse, Envy se releva et se dirigea vers le cadre argenté, en trébuchant à plusieurs reprises. Son reflet défait apparut devant ses yeux embués. Une impression de déjà. Un flash. Des images du rêve. Nettes. A ses côtés, dans une brume fantomatique, apparu d’abord son frère défunt. Puis il se dissipa. Ce fut au tour de son premier amour masculin et de son premier amour féminin de faire surface. Envy comprenait que c’étaient les êtres chers qui avaient disparut de sa vie. Ils revenaient et lui rappelaient qu’elle était seule.
Un accès de rage l’envahie. Sans réfléchir, elle lança ses deux poings fermé en direction du miroir. Celui-ci vola en éclat au contact brutal. Les éclats de verre la blessèrent et l’écorchèrent sans ménagement. De justesse, elle se protégea les yeux . Comme dans un ralenti, les morceaux tranchants retombèrent dans un tintement clinquant. A présent, des bribes multiples du reflet d’Envy s’éparpillaient sur le plancher. Des gouttelettes vermeilles pleuvaient autour d’Envy, s’échappant des entailles de ses mains et ses bras. < « This pain is just too real » >. Réalisant qu’elle venait de se blesser, Envy recula de quelques pas, le regard perdu. Avisant un vieux fauteuil miteux, elle se laissa tomber dedans après avoir ramassé un segment, laissant sur son passage une trainée sanglante. Envy n’était pas en état d’évaluer la gravité de ses plaies. Elle regardait le sang s’échapper de son corps avec avidité. Dans sa main, elle serra l’éclat d’argent convulsivement. Les bords creusèrent de nouveaux sillons rouges dans sa paume. La douleur la lançait terriblement tout en la berçant. Et, au bout de quelques minutes de calme total, sans images ni musique dans l’esprit, elle sombra dans une semi inconscience, laissant sa robe blanche s’imprégner du rouge de son sang. |
|  | | Abigaël Bradshaw Crème brûlée

 Age : 22 Inscrit le : 12 Juil 2008 Messages : 89 I'm : La Déesse adoratrice du septième ciel... Job : Etudiante ! Humeur : Hétérosexuelle ! Mais ne dit pas non à une petite aventure féminine... Carte ID Relations: Dortoir: 96 ! Viens rencontrer l'Ange de la tentation...
 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Mar 22 Juil - 14:21 | |
| Ah la nuit, le calme, le silence... Moment merveilleux lorsque tout se passe comme on le souhaite. Le corps chaviré de tout son poids sur cet épais matelas, au chaud sous la charge pressante de la couverture bordée jusqu'aux épaules. La tête reposée sur l'oreiller, les yeux clos. Instant sacré dont tout être vivant a besoin. Plongé dans le monde merveilleux des rêves où se mêlent réel et irréel, concret et imaginaire, véridique et mensongère...
Egarée dans ce cosmos onirique et utopique, Abigaël se baladait à côté du lac avant de s'asseoir sur l'herbe fraichement tondue qui dégageais encore cette douce odeur de la nature. La jeune femme fixait en même temps la belle cascade qui ruisselait sur les roches et se fracassait dans le lac en un bruit sourd et reposant. Les rayons du soleil se reflétaient sur l'eau et attiraient tous les regards, telles les sirènes poussaient des chants mélodieux pour attirer jusqu'à elles, les marins perdus en plein milieu de l'océan.
A côté de ce magnifique spectacle fleurissaient de belles plantes aux couleurs ardentes. Jaune pissenlit, rouge enflammé, orange ensoleillé... Toutes ces merveilleuses couleurs chaudes et chatoyantes se perdaient dans cette grande masse verte qui s'étendait un peu partout, arrivant jusqu'aux pieds de la jeune et jolie demoiselle qui admirait la vue, telle une petite fille devant le château d'une Princesse, dont la beauté de celle-ci semblait le coeur d'une immense corolle faite de pétales moirés, à laquelle le soleil couchant arrachait des étincelles de toutes les couleurs. Vision féerique... La jeune femme était éblouie par la fabuleuse représentation fantasmagorie, qui se produisait alors devant ses prunelles dont le bleu était enivrant.
Aucun mots ne pouvaient alors réellement décrire ce que ressentait Abigaël en ce moment même. Bien-être ? Apaisement ? Relaxation ? Amour profond ? Envie ? Désir ? Plaisir ? Oui, elle prenait un certain plaisir à regarder ce qui se trouvait devant elle. Tous ses sentiments réunis en un seul et même moment lui procurait énormément d'euphorie. Tant de mots pour décrire le même sentiment... Elle se sentait comme transportée. Se croyant presque sur un archipel lointain perdu dans le lagon des splendeurs et de la magnificence. Sumatra, Java, Haïti, Sumba, Sulawésie... Autant de contrées aux noms si enchanteurs qu'ils ont dû leur êtres donnés par des poètes. Sur la routes des épices, sur des navires voguant vers ces îles tropicales. Tant de lieux romantiques, paradisiaques...
Le chant des oiseaux résonnait comme une chanson harmonieuse que l'on pouvait se repasser en boucle et écouter des heures durant, sans pour autant s'en lasser une minute, ou même une seconde. La jeune femme était ensorcelée par les sons pleins et passionnés de ce magnifique moment, qui l'emportaient sans doute en brillant sur toute la splendeur qui l'entourait.
Les papillons cyans, écarlates et Améthystes volaient en même temps que les libellules aux reflets bleutés et dorés en parfaite harmonie avec cette nature resplendissante. La jeune demoiselle était loin de s'imaginer qu'un tel endroit pouvait exister ici, au Japon !
Etait-elle en train de rêver ? Oui, ça devait sûrement être cela ! Lorsqu'elle allait se réveiller dans la chambre au murs vides, ternes et tristes du pensionnat, le monde merveilleux qui se trouvait devant elle allait disparaître dans un épais brouillard blanc. Ne devenant alors qu'un simple et pur souvenir... Que faire pour bien se rendre compte que cette vision était réelle ? Se pincer ? S'il n'y avait que cela à faire... Aucune douleur ! La jeune femme avait beau presser sa peau entre ses doigts fins, elle ne ressentais aucune peine, aucune souffrance ! Tout cela était donc bien son imagination qui lui jouait de sales tours !
Hélas, tout sommeil ne se passe pas pareillement pour tout individu. Les nuits peuvent parfois devenir horribles, les rêves confisquaient rapidement la beauté pour se changer en cauchemar rempli de tourment, où se mêlaient afflictions et angoisses, anxiétés et désespoir, désolation et fardeau, souffrance et supplice... Un lieu sombre et sinistre quand lequel toutes personnes sensées se sentent égarées, condamnées, isolées, affolées... Ceci fut encore une fois le cas pour Abigaël. Le monde merveilleux dans lequel elle se trouvait disparaissait à vue d'oeil, coulant lentement devant ses yeux, telle la cire d'une bougie fondait sous la douce chaleur d'une petite flamme.
Le corps chaud et transpirant de la jeune femme s'éternisait au fond de ce petit lit, renversée de travers sur sa pile d'oreillers, les mains abandonnées, une sueur d'agonie formait alors de petites gouttelettes qui lui coulaient du front. Elle était à peindre pour faire sourire et ravir les insomniaques. Abigaël se remuait sous les couvertures qui l'encerclaient et poussait de petits gémissements plaintifs. La demoiselle avait l'horrible impression d'être aspirée dans un énorme trou noir. Elle tombait dans le vide et avait cette sensation étrange qu'elle ne pourrait plus jamais toucher la terre ferme de ses pieds.
Cependant, la jeune femme se calmait assez prestement. Elle revoyait sa première nuit d'amour avec une fille, lorsqu'elle vivait encore à New York. Un moment très plaisant qu'elle n'oublierais jamais de sa vie. Il suffisait à la jeune femme de simplement se remémorer cet instant passé dans les bras de son amie pour que sa paix intérieure revienne. Bien sûr, Abigaël était hétérosexuelle. Mais elle était sexuellement libérée et en plus de sa devise qui était : Mon auto-portrait-proclaimed "essayer-sexuel" ou pour être plus clair, cela voulait dire : Essayer n'importe quoi au moins une fois, la jeune femme disait souvent : Un peu de changement de temps-en-temps n'a jamais fait de mal à personne ! De plus, deux fille ensemble, c'était la douceur assurée ! Un moment éblouissant et fastueux où les partenaires se délectaient de toutes les caresses, de la tendresses, des baisers à fleur de peau... Le septième ciel à portée de main, la source même du plaisir, le point culminant de l'orgasme...
Soudain, le son perçant et mordant du réveil lui arracha une sorte de petit bruit bizarre. Six heure du matin... Oui, étant très coquette et prêtant une grande importance à son image, la jolie demoiselle qu'elle était mettait un temps indéfinissable pour se préparer, le matin venu. Elle se levait donc deux heures avant ses colocataires, pour pouvoir prendre son temps sans presser les choses et pour être sûre d'être fin prête pour le réveils des autres, et ainsi ne pas les déranger.
Posée sur le rebord de son lit, Abby croisait et décroisait ses jambes, se mordillait l'intérieur des joues. Elle n'avait aucune envie de partir en cours, mais devait feindre que si, pour ne pas éveiller les doutes et la curiosités des jeunes avec qui elle partageais cette pièce. Elle l'avait décidé, elle n'irait pas en classe aujourd'hui ! Mais où allait-elle passer toutes ces heures sans se faire choper par l'un des professeurs ou des surveillants ? Elle eut soudain une illumination ! La jeune femme allait se cacher dans le grenier de l'établissement, à l'endroit exact où elle avait passé cette belle soirée et nuit avec Kyllian.
Enfin arrivée dans le couloir avec ses colocataires, Abigaël fit exprès de marcher très lentement, prétextant qu'elle s'était fait mal à la cheville en courant avec ses talons. Elle qui était très vive et speed d'habitude, cela faisait bizarre pour les autres de la voir se conduire ainsi. Qu'à cela ne tienne ! Elle n'avait pas envie d'y aller, elle n'irait pas ! Point final ! Une fois les couloirs vides sans plus qu'une seule âme humaine n'y rode, la demoiselle pressait le pas pour enfin arriver devant l'escalier qu'elle monta rapidement quatre à quatre avant d'ouvrir la porte et de la refermer dans un grincement strident. Elle s'arrêtait quelques minutes, espérant ne pas avoir fait trop de bruit avec ses talons, et ainsi avoir éveiller les soupçons des éducateurs qui rodaient par là. Une fois retournée, elle cru apercevoir une silhouette presque allongée dans le vieux canapé qui se trouvait au milieu de cette salle dont l'odeur sentait le renfermé et la moisissure. Elle s'approchait doucement pour enfin voir une jeune et jolie demoiselle qui semblait s'être assoupie. Cependant, elle remarquait vite les plaies sur les mains et bras de celle-ci ! Affolée, elle dit :
- Oh mon Dieu ! Mais comment t'aies-tu fait ça ? Ne reste pas comme cela, tu vas perdre beaucoup de sang !
Au bord de la panique, Abigaël eut quand même la présence d'esprit d'ôter rapidement le petit gilet qui lui couvrait les épaules et de le poser sur les blessures de la jeune femme qui se trouait dans le canapé. Elle s'accroupissait légèrement devant celle-ci, secouant son bras pour la réveiller, par la même occasion. Elle regardait un instant le sang qui coulait et qui donnait déjà une forte couleur rougeâtre à sa robe qui normalement, devait être immaculée de blanc. _________________
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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Mar 22 Juil - 22:37 | |
| Alors que son esprit divaguait sur les rivages de l’inconscience sans rêve, juste des passages de blanc, d’autres de noir, Envy se senti ré-aspirée vers la réalité. Comme soumise à la brise d’un printemps, elle se sentait secouée, mais sans brutalité. Mais, une part d’elle même désirait encore sombrer dans cet infini.
Ses yeux s’ouvrirent à demi. Une silhouette floue et déformée se dessinait tant bien que mal. Puis ses paupières retombèrent. Une voix lui parvenait mais le sens des mots lui échappa. Que disait-elle, cette voie ? Etait-ce masculin ? Féminin ? Peut-être les deux ? Elle voulu rouvrir les yeux pour le savoir. Une image à peine plus nette se présentait. Envy distinguait une longue chevelure dorée, un vissages aux traits vraisemblablement fins orné d’immenses perles bleues et foncées. La personne avait tout d’une créature féminine. Mais cela ne l’aida pas à comprendre les mots qui avaient été prononcés.
Avec une grande douceur, dû à son état d’inconscience hypnotique, Envy senti quelque chose effleurer les plaies saignantes et à vif de ses bras. Ses sens s’éveillaient peu à peu. D’ailleurs la désagréable sensation d’avoir des vêtements humides lui collant à la peau la fit bouger. Le sang inondait son unique robe entièrement blanche. Pourquoi l’avait-elle porté le jour où elle s’était sentie si accablée ? Le mystère des choix et de la vie. Les yeux toujours clos, elle réussit à se redresser sur un coude, en tremblant.
Il fallait qu’elle dise quelque chose à cette personne qui se tenait près d’elle. Cette jeune fille, sans doute élève, venait d’avoir la chance ou la malchance de trouver Envy dans cet état. D’autant plus que cela ne lui arrivait que très rarement d’être réduite en loque, comme une poupée cassée qu’on a jeté au fond d’un tiroir et qui prend la poussière. La jeune personne semblait s’inquiéter de es blessures sinon elle n’aurait jamais envelopper ses bras meurtris.
- « Ce n’est rien de grave…cela va passer, comme toute chose passe… »
Faible et peu assurée, la voie de la jeune gothique s’échappa, juste assez fort pour être comprise. Mais la difficulté résidait dans son maintient sur le bras, pour être à hauteur de visage de la jeune fille, qui tremblait ostensiblement. Et aussi dans l’ouverture de ses yeux. Elle ne parvenait pas à garder les paupières ouvertes, ou cela l’empêchait de voir correctement.
Ne tenant plus, elle se laissa retomber lourdement sur le canapé en piteux état. Sa tête lui fit mal et elle gémit. Elle se sentait mal vis à vis de la personne qui se tenait près d’elle en attendant de pouvoir faire quelque chose. Envy porta une main à son visage et se couvrit les yeux.
- « Ne te gâches pas la journée ainsi…Je vais me débrouiller, je trouverai bien le moyen d’aller me soigner…Il me faut…juste…du repos… »
Même parler devenait compliqué. Il fallait vraiment qu’elle parvienne à bouger. Devenir le fardeau de quelqu’un qu’elle ne connaissait pas de surcroît, ne la tentait pas. C’est alors qu’avec toute la force qui lui restait, elle souleva la masse de son corps, qui était léger d’habitude, et parvint à se mettre en position assise. A cet instant ses plaies la lancèrent et elle grimaça. Le morceau tranchant qu’elle tenait toujours dans la main pénétra sa peau un peu plus et la douleur lui arracha un faible cri. Mais elle ne voyait toujours rien.
- « Ouvrir les yeux…ouvrir les yeux…les ouvrir…ouvrir les yeux…les yeux…ouvrir les… »
Elle se parlait très doucement à elle-même pour se donner la force de le faire. Quitter cette vision de noir profond pour retrouver la pénombre du grenier.
En attendant de pouvoir le faire, elle tata avec le bout de ses doigts le tissu qui servait de protection primaire à ses meurtrissures. Il était déjà pas mal imbibait, comme une éponge.
- « Ton vêtement…il est fichu. »
Ceci constituait une nouvelle dette qu’Envy allait devoir avoir envers cette personne. Son aide et son vêtement. Pour un début de journée, cela faisait déjà un trop pleins de choses peu plaisantes à vivre.
Portant à nouveau sa main à ses yeux, elle les massa légèrement et pressenti qu’elle allait peut-être enfin pouvoir les ouvrir. Bien qu’elle était dans un lieu très faiblement éclairé, la lumière déferla comme une vague prête à brûler les rétines noisettes de la jeune femme. Pendant quelques secondes, des tâches de couleurs se mouvaient devant elle, puis elles se dissipèrent peu à peu pour laisser apparaître le décor qui n’avait pas bougé depuis son changement d’état. La seule nouveauté était la présence de cette très jolie fille, accroupie près d’Envy, comme un proche au chevet d’un malade. Les deux perles bleues intenses qu’Envy avait entr’aperçut n’étaient autres que ses iris. Si Envy était quelqu’un de sombre, cette fille en incarnait son antithèse. Et à présent, un sentiment de gêne envahissait la gothique, d’avoir était retrouvée dans cet état et de gâcher la journée d’une élève.
Elles semblaient toutes deux avoir environ le même âge, mais, à cette époque, les apparences n’étaient plus ce qu’elles étaient. Les fillettes ressemblaient à des femmes et les jeunes femmes se rajeunissaient déjà. La seule chose qu’elle put faire, en la regardant droit dans les yeux, ce fut de sourire maladroitement, comme une enfant fautive. |
|  | | Abigaël Bradshaw Crème brûlée

 Age : 22 Inscrit le : 12 Juil 2008 Messages : 89 I'm : La Déesse adoratrice du septième ciel... Job : Etudiante ! Humeur : Hétérosexuelle ! Mais ne dit pas non à une petite aventure féminine... Carte ID Relations: Dortoir: 96 ! Viens rencontrer l'Ange de la tentation...
 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Mer 23 Juil - 2:02 | |
| Voyant le sang qui ne cessait de couler assez fortement, Abigaël commença alors à comprimer les blessures. La jeune femme pressurait les plaies du mieux qu'elle pouvait avec le linge qu'elle venait d'y déposer. Soudain, elle vit la demoiselle bouger et un grand sourire de soulagement apparu alors sur ses lèvres. Abby était tout simplement ravie, satisfaite de voir la personne remuer légèrement. Certes, elle ne faisait pas des grands gestes, mais cela était quand même un bon début !
La jeune fille commença alors à ouvrir posément les yeux, laissant découvrir le marron profond et glacé de son regard. Elle semblait fixer l'endroit où se tenait Abigaël, l'air songeuse. Elle devait probablement et indéniablement se demander qui pouvait être la jeune femme qui se tenait accroupie devant elle. Cela ne devait pas être tous les jours de rencontrés des personnes encore inconnues à notre fréquentation de cette manière...
Sous les lueurs qui pénétraient à travers les légères fissures de la toiture, Abby commença alors à mieux distinguer la personne qui se trouvait face à elle. Des cheveux blonds très clairs mélangés à des mèches couleur noir de jais, la peau légèrement blême et le maquillage noir légèrement plus marqué que d'ordinaire... La demoiselle qui se tenait devant elle était Gothique. Abby venait d'enfin rencontrer une personne Gothique dans se pensionnat. Il était temps ! Elle avait jusque là rencontrer des Sportifs, des Pom-pom's comme elle, des Modes, des Racailles... Bref, des personnes tout ce qu'il y avait de plus banal !
Mais Abigaël en avait justement assez de ce commun, cette platitude et cette fadeur qu'elle avait trouvé dans les "amis" qu'elle avait. En réalité, Abby ne pouvait pas vraiment dire ami. Car à part avec Kyllian, en parlant avec les autres élèves de ce pensionnat, elle n'avait pas ressentit ce petit quelque chose... Ce petit truc qui faisait que deux personnes étaient reliées entres elle par un fil invisible. L'amitié, la vrai, la pure...
Elle regardait toujours la demoiselle qui semblait peu à peu reprendre ses esprits. Une chose lui parut tout de même étrange... Elle était Gothique, hors elle savait qu'en général, les Goths aimaient tout ce qui était noir. Pourtant la jeune femme assise dans ce vieux fauteuil tout pourrave et déglingué portait une robe blanche. Blanche immaculée... Abigaël fut apaisée en la voyait se redresser sur un coude. Assurément, la demoiselle tremblait, mais la voir bouger déchargeait Abby du poids énorme de peur qu'elle avait eu sur les épaules.
Cependant, Abigaël prit soudain de grandes inspirations suivies de près par un assez fort éternuement. La poussière et les particules qui virevoltaient dans l'air lui caressaient les narines ainsi que la gorge. L'odeur de moisissure la prenait au coeur et elle eut un moment le souffle coupé, comme écartée du monde. Lorsque la demoiselle lui dit que ce n'était pas grave et que cela allait passer, elle fronçait légèrement les sourcils et rétorqua :
- Mais c'est que tu ne t'aies pas ratée ! Les plaies sont profondes et tu saignes assez abondamment ! Certaines auront certainement besoin de quelques points de sutures !
Abby remarquait à présent que la demoiselle au regard noisette n'arrivait pas à garder les yeux ouverts. Probablement le manque de sang dans son organisme. De même que le manque de ce liquide vital devait certainement retarder la circulation et ainsi, la fatigue devait évidemment être présente chez elle ! Être allongée serait le mieux que la jolie demoiselle pourrait faire ! Mais ici, avec la chose sale et dégoutante qu'était se sol de ce grenier, ce n'était certes chose pas facile du tout ! De plus, ce n'était fatalement pas ce vieux canapé décomposé et dégueulasse qui allait arranger les affaires !
Subitement, Abigaël eu un sursaut assez frénétique quand elle vit la jeune femme se laisser retomber assez lourdement en arrière dans ce divan aux lanières de cuire décomposées. La demoiselle lui disait ensuite qu'elle ne devait pas gâcher sa journée, qu'elle allait se débrouiller et qu'elle trouverait bien un moyen de se soigner. Abby ne pu alors que riposter en répliquant :
- Ah non ma belle ! Si tu crois vraiment que je vais te laisser seule dans cet état là, tu te trompes lourdement !
Ensuite, Abigaël ouvrit son sac et en sortit une petite bouteille d'eau. Elle en défit le bouchon et pris un morceau de son gilet pour en verser un peu dessus. Voyant la jeune femme fermer la main avec du sang qui en coulait par le côté, elle comprit qu'elle devait certainement encore tenir un éclat de verre, ou du n'importe qu'elle élément avec lequel elle avait bien pu se faire toutes ces lésions. Elle prit donc la main de la demoiselle dans la sienne et l'ouvrit doucement pour enlever ce débris et enfin nettoyer la grosse écorchure qui régnait au milieu de sa paume.
Quand la demoiselle parvint à se redresser pour se mettre en position assise dans ce siège altéré par le temps, Abigaël se redressait lentement et se posa assise sur l'accoudoir pour aider la jeune femme à rester dans cette position, en la maintenant fermement mais doucement dans son dos.
Abby entendit ensuite la demoiselle prononcer une sorte de phrase bizarre " Ouvrir les yeux…ouvrir les yeux…les ouvrir…ouvrir les yeux…les yeux…ouvrir les… ". Elle comprit alors que la jeune Gothique se parlait à elle même. Peut-être essayait-elle de se persuader de rester éveillée... Elle la vit ensuite palper le vêtement qu'Abby avait déposer sur ses afflictions pour empêcher le sang de s'écouler encore plus. Quand la demoiselle lui dit que son vêtement était fichu, Abigaël ne pu s'empêcher d'afficher alors un petit sourire qui se voulait rassurant. Elle répliqua :
- Oh mais ne t'inquiètes pas pour ça, va ! C'est un bête gilet, tu sais ! Je préfère qu'il soit fichu, que de te savoir en mauvaise santé !
C'est alors que la jeune femme se relevait, afin de se remettre accroupie devant la demoiselle et de la regarder se frotter les yeux. Peut-être sa vision revenait-elle petit à petit, ce qui était vraiment un très bon signe ! Puis, elle se mit à détailler Abby du regard. Oui, cela devait vraiment être étrange, de se faire aider de cette façon par une personne que l'on ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam !
Abigaël fit alors un petit sourire qui se voulait encourageant et consolant à la jeune femme qui se tenait face à elle. Bien sûr, Abby n'était pas du genre à aller tout balancer aux autres, juste histoire de se faire remarquer ! Ce qui s'était passé maintenant dans ce grenier resterait un secret que les deux jeunes femmes seraient les seules à partager !
- Hey, ça va mieux ? Tu m'as fait une de ces peurs, tu sais !
Abigaël poussait alors un profond soupir d'apaisement, mais aussi de délivrance quand elle vit la jeune femme la regarder dans les yeux. Sa vision devait alors lui être revenue intacte.
Malgré l'univers noir, hostile et mélancolique qui régnait dans cette pièce, Abigaël vit alors que les deux jeunes femmes devait avoir environs le même âge. Etonnant alors qu'elles ne se soient jamais rencontrées dans ce pensionnat qui n'était pourtant pas si grand que cela ! Mais peut-être la demoiselle se sentait-elle mieux en compagnie de ses amis, et peut-être n'aimait-elle pas faire de nouvelles rencontres... _________________

Dernière édition par Abigaël Bradshaw le Mer 23 Juil - 22:41, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Mer 23 Juil - 9:39 | |
| Alors que je jeune fille comprimait les blessures d’Envy pour épancher son écoulement sanguin, la gothique l’entendit éternuer. L’air ambiant ne semblait pas lui réussir. Cela approfondi le sentiment de culpabilité de la jeune femme. Déjà qu’elle se sentait coupable de tout depuis le début du déroulement de cette journée, ceci n’était pas pour lui réussir. Une grimace passa alors que le visage de la meurtrie, déformant son visage déjà défait. A présent la jeune fille qui tentait de lui apporter de l’aide renchérissait sur la gravité du cas d’Envy. Cette dernière eu alors un tout petit sourire douloureux.
- « Je ne me suis pas fais…cela…volontairement. Regardes autour de toi…tu comprendras alors pourquoi… »
L’idée de suturer ses plaies n’avait rien d’enchanteur pour la gothique. Se balader à travers les couloirs du pensionnat pour atteindre l’infirmerie, puis attendre que l’infirmière ou l’infirmier prévienne un médecin avec grand renfort d’affolement pour ensuite sentir une aiguille chirurgicale lui traverser la peau ne semblait pas plaire à Envy le moins du monde. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que parfois les situations dégénèrent de la sorte ?
A l’instant même l’envie d’arrêter de penser était grandissante. Oublier la douleur sourde qui se diffusait comme par ondes régulières dans ses deux avant bras. Ne plus imaginer cette pauvre jeune fille passer sa journée à veiller une pauvre gothique ayant eu un accès de folie, au lieu d’aller s’amuser avec ses amis. L’entendre dire qu’elle ne la laisserait pas seule ainsi, déchira les entrailles d’Envy. Elle eu un très léger soupir.
- « Mon cas…vaut-il vraiment la peine…que tu…délaisses tes loisirs et tes…amis…pour la journée ? Tu ne me connais même…pas…Pourquoi ? »
La phrase était beaucoup trop longue pour le souffle d’Envy ? Elle se sentait tellement épuisée pour un matin. Mais ses pensées furent interrompue par l’eau que cette délicate jeune fille s’évertuait à appliquer sur ses meurtrissures. Chose dérangeante aussi, elle trouva l’éclat de miroir coincé dans la paume d’Envy. Celui-ci avait perdu son éclat argenté et revêtait une robe écarlate dégoulinante.
En position assise, Envy remarqua que cette jeune personne la soutenait dans le dos. Même si ce geste se voulait gentil et aidant, Envy, si la force lui en avait donné la possibilité, se serait sûrement dégagée. Donnait-elle l’impression d’être vieille, handicapée ou débile (dans le vrai sens du mot qui veut dire : faible) ? Elle était blessée certes, peut-être plus mal en point que ce qu’elle pensait, mais malgré la quantité de sang qui avait pu couler, cela était beaucoup moins qu’il ne le paraissait. De plus la jolie demoiselle aux cheveux d’or avait employé les termes ‘mauvaise santé’. Se souciait-elle réellement d’une inconnue à ce point ?
- « Ma santé, n’est pas menacée…Les apparences sont trompeuses. Mes plaies saignent énormément mais elles sont superficielles…Il y a beaucoup de veines dans les avant bras…c’est tout. »
En position assise, Envy s’exprimait avec moins de difficulté. Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser que ce qu’elle venait de dire était stupide. Parler de la quantité de veines que les bras possédaient semblait peut-être assez déplacé pour la situation. Seulement, la gothique n’avait pas envie de dramatiser son cas plus qu’il ne l’était déjà. Car, d’après ce que lui disait son interlocutrice, elle lui avait fait grandement peur. En y réfléchissant bien, il était vrai que de trouver une fille inconsciente sur un vieux canapé usé, les bras et la robe ensanglantés et enfermée dans un grenier pouvait être effrayant. Mais à ce point, Envy trouvait ceci étonnant. En temps normal, elle aurait pensé que les gens qui la croiseraient ainsi amochée, la prendraient pour une gothique défoncée qui s’est blessée sous l’effet d’une substance illicite et qu’elle n’avait que ce qu’elle mérité. Les personnes comme elle étaient tellement mal vues par la ‘normalité’. Les gothiques passaient généralement pour des fous suicidaires que seules la mort et la débauche guident. Mais il fallait croire que cette jeune fille ne vivait pas confinée de préjugés et que l’ouverture de son esprit était beaucoup plus grande que la majorité.
Envy l’observait attentivement, sans plus prononcer un mot. Elle détaillait son visage, sa carrure, sa tenue. Envy avait toujours était sensible à la beauté et elle devait avouer que cette fille était belle. Aussi belle que l’avait été son amoureuse au l’année précédente. La seule fille qui avait compté aussi fort pour elle. Mais elle était aussi très différente. A part la regarder dans les yeux attentivement, enveloppée dans le silence, Envy restait immobile, assise sur les ressorts désagréables du vieux divan. |
|  | | Abigaël Bradshaw Crème brûlée

 Age : 22 Inscrit le : 12 Juil 2008 Messages : 89 I'm : La Déesse adoratrice du septième ciel... Job : Etudiante ! Humeur : Hétérosexuelle ! Mais ne dit pas non à une petite aventure féminine... Carte ID Relations: Dortoir: 96 ! Viens rencontrer l'Ange de la tentation...
 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Mer 23 Juil - 22:40 | |
| Quand la demoiselle lui dit qu'elle ne s'était pas fait cela intentionnellement, Abigaël levait alors le regard vers elle. La jeune femme s'en était douté ! Les plaies étaient trop éparpillées et pas assez profonde pour dire qu'elle avaient été faites délibérément. De tout façon, même si ça avait le été le cas, Elle savait que cela ne la regardait pas du tout ! Chacun avait ses problèmes et tentait de les règles à sa façon. Même si celle-ci n'aurait certainement pas été la meilleur, sous le moment de l'angoisse, de la désolation et de amertume, certaine personnes ne prenaient pas vraiment garde aux gestes qu'ils pouvaient faire... Ensuite, la demoiselle lui dit de regarder autour d'elles pour comprendre... Elle se retournait alors et faisait voyager son regard bleu profond un peu partout. Elle remarqua ainsi des petits morceaux d'un métal très brillant sur le sol, dans le coin de la pièce. Elle comprit alors qui tout cela n'était qu'un candide accident ! Abby rétorqua donc :
- Oui, je vois... Ne t'en fait pas, cela restera entre nous ! Je ne suis pas du genre bavarde en se qui concerne ces choses là ! Tu veux que j'aille chercher une infirmière pour qu'elle vienne ici ? Ça t'évitera ainsi de marcher dans cet état jusqu'à l'infirmerie...
Abigaël s'arrêta de parler en voyant la mine désenchantée de la demoiselle qui se tenait face à elle. Apparemment celle-ci n'était pas très subjuguée à l'idée de se faire recoudre. D'ailleurs, qui le serait ?! Quand la jeune femme lui demanda pourquoi elle restait, alors qu'elles ne se connaissaient même pas, Abby haussa légèrement les épaule en se sentant quelque peu perdue. Pourquoi ? Pourquoi rester là ? Pourquoi, elle ne savait vraiment pas ! Cependant, il ne lui serait jamais venu à l'esprit de laisser une personne seule, alors que celle-ci avait vraiment l'air d'avoir besoin d'aide ! Malgré les bêtises qu'elle avait bien pu faire dans sa courte vie, Abigaël avait un grand coeur et n'aimait pas abandonner une personne dans le besoin ! Que celle-ci soit connue ou non.
- Franchement, à présent, mes amis passent après toi ! De toute façon, je n'avais rien à faire ! Je viens souvent passer mes journées ici, pour ne pas aller en cours !
La jeune femme semblait vraiment gênée par la présence de la main d'Abigaël dans son dos. Elle ne supportait peut-être pas d'être touchée ainsi ? Ou ne voulait-elle peut-être pas qu'Abby la touche alors qu'elle ne se connaissaient même pas ? C'est alors que la jeune femme prit la décision d'ôter sa main et de la poser sur sa jambe. Elle pouvait parfaitement la comprendre ! De plus, le matin Abby détestait parler, ou même qu'on la touche ! Excepté un amoureux, bien sûr ! Elle donc pouvait donc concevoir la gêne de la demoiselle dont elle ne connaissait toujours pas le nom...
Après quoi, Abigaël respira à fond pour ne pas éternuer à nouveau, et elle se laissa tomber assise sur un petit tabouret qui se trouvait non loin du sofa. Elle fixait la jeune demoiselle qui,malgré son maquillage légèrement trop forcé à son goût, dégageais d'une beauté et d'un charme enivrant ! Elle n'était de ces femmes qui avaient besoin de beaucoup d'artifices pour faire ressortir leur beauté, ou la créer... Tout chez cette demoiselle était d'un naturel parfait. Mais lorsqu'elle commença à parler et dire qu'il y avait beaucoup de veines dans le bras. Ce qui eut pour effet d'un sourire accroché aux lèvres d'Abby. Elle dit :
- Je m'appelle Abigaël, mais tu peux m'appeler Abby !
Elle se recula ensuite avec le tabouret pour laisser la jeune femme reprendre ses esprits et peut-être se sentir plus à l'aise. Se faire "Materner" de la sorte par une personne inconnue devant sûrement l'incommoder assez considérablement. Elle se levait ensuite et prit un vieux balais tout poussiéreux qui se trouvait la, dans ce coin remplis de poussière et commença à balayer le sol où se trouvait tous les éclats argentés pour enfin les rassembler en un petit tas, pour éviter qu'une personne marche dessus et se blesse à son tour.
Ensuite elle prit son sac et fouilla à l'intérieur avant d'en sortir un petit paquet de biscuit et de le donner à la jeune femme avant d'aller se reposer doucement sur ce petit escabeau. Nous étions au matin, elle semblait ne pas être allée bien loin après la sortie de son lit. Elle devait donc peut-être avoir faim... _________________
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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Jeu 24 Juil - 23:19 | |
| Envy regarda d’un œil fatigué la jeune fille embrasser la pièce du regard. Ses yeux fixèrent les éclats de miroir éparpillés au sol, scintillants tels des paillettes tachées de rouge. Après quelques secondes de silence, la jolie blonde intima à la pâle gothique que cela ne serait pas ébruité. La première réaction qu’Envy aurait voulu avoir pour répondre à cela : rire bêtement. Mais elle ne le fit pas. Qu’est ce que cela pouvait bien lui importer que tout le monde sache qu’un coup de folie s’était emparé d’elle et qu’à cause de cela, elle s’était éclaté les avant bras en brisant une glace inconsciemment.
- « De toute façon, que veux-tu que cela me fasse que tout le monde le sache ? Je ne passerai pas pour plus folle et étrange que je ne le suis déjà…C’est malheureux à dire mais que veux-tu ? »
Elle eut un petit sourire qui se voulait bienveillant pour montrer que ce n’était pas dans le but d’être mauvaise ou de faire un reproche qu’elle s’était exprimée de la sorte. Mais juste pour dire ce qu’elle pensait vraiment du regard des autres.
Cependant, à l’évocation de l’infirmière, la gothique en robe blanche tachée de sang fit la grimace. Elle n’avait pas spécialement envie de se faire materner par une adulte qui la penserait irresponsable et qui préviendrait le directeur, la mettrait sous calmants peut-être et la regarderait d’un air mélangé de pitié, dégout et tristesse. Envy ne supporter pas voir se regard dans les yeux des gens qu’elle croisait, et dieux sait que cela se produisait trop souvent.
- « Plutôt crever que de voir cette femme débarquer…Excuses-moi pour les termes employés mais je ne le supporterais vraiment pas si cela se produisait. Ne t’inquiètes pas pour moi, je vais aller mieux. Il faudra juste que je fasse attention à pas rouvrir mes plaies lorsqu’elles cesseront de saigner. »
Envy parlait plus pour rassurer la jeune femme que pour faire la conversation ou pour se rassurer elle même. Elle se savait hors de danger, déjà une nouvelle plutôt bonne. Pour le reste elle verrait plus tard.
Un air ahuri passa sur le visage de la jeune femme meurtrie lorsqu’elle entendit qu’elle passait avant les amis de cette curieuse personne. Envy trouvait son comportement différent des autres filles de sa trempe, donc la trouvait étrange, tout comme elle paraissait elle-même également bizarre aux yeux des autres. Que pouvait-elle bien avoir de plus qu’eux ? Elle ne s’était jamais posé ce genre de questions. Qu’avait-on, en tant qu’individu propre, de plus que les autres, aux yeux de certaines personnes ? Ces petites choses qui font devenir unique. Elle plongeait ses yeux grandit de surprise dans les saphir de la fille de blé. Elle ne se rappelait pas avoir déjà regardé quelqu’un de cette manière.
- « Désolée, mais je ne te comprend vraiment pas. Je suis loin d’avoir la vie menacée donc je ne vois pas ce que j’ai de plus que tes amis pour passer avant eux. Cela à quelque chose de dérangeant pour moi. Je crois même que je préfèrerait que tu me méprises et deviennes risible envers moi. En fait j’en sais rien…Fatiguée…je suis fatiguée…Je sais même plus ce que je dit…Complètement folle…»
Les derniers mots prononcés partaient dans l’incohérence et ne s’adressaient pas particulièrement à la personne présente.
Soudain, cette jeune fille aux cheveux d’or décida de dévoiler son identité. Elle disait s’appeler Abigaël. Envy trouvait que cela faisait très kitch mais qu’il comportait aussi son charme. Il avait une connotation d’époque ancienne. Il donnait l’impression d’être un nom que duchesse, marquise ou princesse auraient porté. Excentrisme et élégance, un mélange étrange. Cela plaisait ou non. Quant au diminutif qu’elle désirait employé, Abby, donnait une toute autre vision. Même s’il était très proche en écriture, ce nom se retrouvait à des kilomètres de distance comparé à celui d’origine, dont il était tiré. Il entrait dans la banalité, il en devenait presque ennuyeux à prononcé. Non, Envy n’avait pas envie de l’utiliser. Elle préférer donner un nom de princesse à cette belle personne, plutôt qu’un nom moche, simplet et banal.
- « Je te nommerai tout de même Abigaël…Je trouve que c’est nettement mieux que Abby…Mais ce n’est que ma réflexion personnelle. »
Elle eut un petit sourire. Son prénom à elle était on ne peut plus curieux lui aussi. Mais Envy appréciait beaucoup son prénom. Au moins une chose que ses parents adorés avaient bien choisi.
- « Envy… »
La gothique exécrait utiliser la phrase ‘je m’appelle untel’. Elle balançait son nom ainsi, sans aucun artifice autour. Juste lui, un seul mot. Pas besoin de plus.
Abigaël fut soudainement prise de crise aigüe de nettoyage. Elle trouva un vieux balais qui lui servit à rassembler les éclats blessants en un beau tas scintillant dans la faible lumière. Elle pensait vraiment aux autres, c’en était hallucinant. Même pas Envy ne se serait soucié de la prochaine personne qui tomberait dessus. C’était à eux de faire attention. Sinon, ils n’avaient qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à leur maladresse. Envy le faisait bien, alors pourquoi pas les autres ? Mais, elle n’était pas les autres. Que de réflexions tordues se baladaient dans son esprit en si peu de temps et aussi vite.
Mais tout fut interrompu par l’image d’un paquet de biscuit, surgissant de nulle part. Il flotta devant Envy qui réalisa au bout d’un long instant que c’était le bras d’ivoire d’Abigaël qui le maintenait ainsi. Une invitation on ne peut plus explicite à manger. Mais l’appétit d’Envy n’était pas présent. Elle rechigna et fit la grimace. Elle grommela même.
- « Pas faim. »
Elle tourna la tête comme une enfant qui refuse d’ouvrir la bouche en voyant la cuillère s’approcher de ses lèvres, tenues par l’un de ses parents. Agir comme une petite fille parce qu’on se sent traité comme telle. Même si Envy jouait un peu avec cet état d’esprit, il ne lui était pas agréable d’avoir une fille de son âge agir comme l’aurait sa mère. Elle avait la sienne, elle était unique et elle lui manquait. Mais, même si Abigaël semblait gentille, elle n’aurait jamais ce qu’avait la mère de la gothique. La nostalgie l’envahie une fois de plus, sans prévenir. Penser à sa mère la replongea de nouveau dans le brouillard de confusion et de solitude qui l’avait prise d’assaut au réveil.
- *Maman…* |
|  | | Abigaël Bradshaw Crème brûlée

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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Sam 26 Juil - 4:10 | |
| Abigaël se sentit d'un coup très mal à l'aise quand la jeune demoiselle lui dit qu'elle se moquait bien de savoir ce que les autres pensaient. Elle baissait alors la tête, et une sorte de tristesse l'envahissait. Apparemment, elle ne voulait pas de la présence d'Abby ici... La jeune femme lâchait alors un soupir et gardait les yeux fixés au sol un moment. Devait-elle la laisser seule ? Certes, elle semblait aller mieux... Mais rester en solitaire dans un endroit aussi sinistre et sordide que ce grenier... Ce n'était pas trop recommandé ! Et puis, Abby comptait de toute façon venir ici la journée pour ne pas aller en cours, comme elle le faisait à son habitude. Levant le regard quelques secondes, elle la vit sourire. Peut-être qu'Abigaël avait mal comprit ? Peut-être qu'elle ne la dérangeait pas ? Elle n'en savais rien et rétorqua :
- De toute façon, je ne vois pas pourquoi je parlerai de ça...
Quand l'adolescente commença à parler de l'infirmière, en faisant la grimace, Abigaël se sentait en quelque sorte rejetée par la demoiselle qui se tenait face à elle dans ce canapé pourri. Elle avait la grande impression d'être de trop dans cette pièce. Un grand mal-être l'envahit alors. Oui, elle ferait mieux de partir et de laisser la jeune demoiselle seule... Ce dont elle avait sûrement une grande envie ! Mais où Abigaël allait-elle aller ? Sur le toit ? Et s'il se mettait à pleuvoir... Dans les sous-sols ? L'humidité reviendrait au même que la pluie...
- Ce n'est pas grave ! Il faudra alors juste que tu désinfectes toi-même et que tu mettes des bandages autours...
Abigaël se rendait bien compte que la demoiselle ne lui adressait la parole que pour lui répondre, parce qu'elle s'en sentait peut-être obligée... La conversation s'arrêtait toujours au même choses, au même moment... Elle levait un regard quelque peu triste vers la jeune fille quand celle-ci lui dit qu'elle allait bien, et donc qu'elle ne voyait pas pourquoi elle passait avant ses amis... encore faudrait-il qu'elle en ait, des amis ! Oui, elle avait des connaissances, des potes, des camarades... Mais des vrais amis, ici, elle n'en avait pas un seul ! A part Kyllian, mais comme celui-ci était toujours à faire du sport ou aux entrainements, il avait peu de temps à lui consacrer...
- Je n'ai pas vraiment d'amis ici ! Juste des connaissances ! Pour moi, il faut qu'il y ait ce petit quelque chose qui fait qu'on s'attache à une personne ou non, pour pouvoir parler d'amitié !
C'est alors qu'Abigaël n'avait pu se retenir de prononcer son nom, mais aussi son diminutif. Quand la demoiselle lui dit qu'elle l'appellerait tout de même Abigaël, et non Abby, car celui-ci était moche, cela la fit sourire. En effet, Abby ne faisait pas très raffiné. C'était même plutôt le contraire. Ça faisait Barbare ! Elle avait toujours préféré son prénom en entier, mais on l'avait tellement appelée par son surnom, que le jeune femme, habituée, avait fini par l'utiliser aussi !
- Je n'aime pas tellement non plus ! Disons que... C'est l'habitude de me faire nommer ainsi qui a fait que...
Ensuite, la jeune fille lâcha un nom. Un nom, sans l'accompagner d'un autre mot. Ce nom là était Envy... Très original ! Abigaël adorait tout ce qui était original ! Porter un prénom t savoir que des milliers de personnes portent le même ne l'enchantait pas vraiment... Envy sonnait magnifiquement bien aux oreilles, c'était un prénom que l'on ne pouvait se lasser d'écouter, tellement il était doux, raffiné, élégant.
- J'aime bien ton prénom ! Il est très original et très beau ! Envy... L'anglais de Envie... Besoin, avidité, convoitise, souhait, désir, tentation...
Ayant toujours été très maniaque autant dans le rangement et la propreté, pour Abigaël, le simple fait de voir tous ces morceau argentés joncher le sol la rendait malade ! Elle ne pouvait s'empêcher de tout rabattre dans un coin à l'aide d'un vieux ballais tout poussiéreux trouvé dan ce bric-à-vrac. Et encore, elle n'avait rien pour les ramasser, elle avait alors dû se résoudre à tout mettre dans un coin, car si elle avait eu ce qu'il fallait sous la main, Abby aurait carrément tout ramassé !
C'est alors qu'en s'asseyant à nouveau sur le tabouret, elle tendait des biscuit à Envy pour que celle-ci mange un peu. Nous étions au matin et elle devait probablement avoir faim. Mais La demoiselle lui dit simplement " Pas faim. ", en tournant la tête. Abby se sentait perdue. La jeune femme ne savait plus du tout quoi faire... De plus, elle voyait cet air mélancolique sur le visage d'Envy. Elle lui dit alors :
- Tu veux que je m'en aille ?
N'attendant pas la réponse parce qu'elle la connaissait déjà, Abigaël se levait et rangea ses affaires dans un silence pesant. Encore une fois, elle avait voulu aider quelqu'un du mieux qu'elle pouvait, mais elle n'avait réussi qu'à rendre la demoiselle encore plus triste qu'elle ne l'était déjà ! Après avoir lâché un profond soupir, elle regardait partout si elle n'avait rien oublié... Non, rien ! Pas même une petite chose, elle qui oubliait souvent beaucoup de trucs ! Elle se tournait ensuite vers Envy et lui dit :
- Je... Désolée de t'avoir ennuyée... Je vais te laisser. Au revoir...
Sur ces mots, Abby déposa son regard sur le gilet qui couvrait les plaies de la jeune adolescente. Si elle avait au moins réussis à diminuer l'écoulement sanguin d'Envy, elle n'était peut-être pas venue pour rien... Ce fut alors sur cette pensée qu'elle se retournait et se dirigeait vers la porte. _________________
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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Lun 28 Juil - 10:14 | |
| C’était vrai, pourquoi aller parler de cet incident aux autres personnes du pensionnat ? Cette jolie jeune femme ne semblait pas ressembler à autres pimbêches de son genre. Physiquement, peut-être un peu, quoique qu’elle avait une beauté tout à fait particulière qui plaisait bien à la gothique. Mais mentalement, même si Envy en avait eu qu’un tout petit aperçu, il ne semblait pas qu’elle soit stupide et méchante comme ces fanatiques de la mode ou ses adeptes du miroir et chouchous roses. Et puis, le fait d’ébruiter ce qu’il venait de se passer ici revenait à le dire directement au directeur du pensionnat…En définitive, c’était tout comme si Envy passer par l’intermédiaire de l’infirmière. D’ailleurs, elle ‘aperçu que ce qu’elle venait de dire à propos de la personne gérant le médical, ne plut pas vraiment à la belle demoiselle. Le bleu de ses yeux s’attrista et ce fut comme si elle s’éloignait soudainement d’Envy. Les quelques mots contenus dans la réplique de la gothique avaient creusé un énorme fossé en moins de temps que dix hommes travaillant d’arrache pied avec leurs outils de creusage. Quelque part, Envy en fut peinée et tenta maladroitement de combler ceci.
- « Je sais…que tu ne dira rien à personne. Je suis désolée d’avoir dit cela mais je rencontre tellement de gens de la sorte…Et pour l’infirmière, aller la voir reviens au même que si on criait sur tout les toits ce qu’il viens de se passer ici. Cela arriverait aux oreilles du directeurs, puis des psy, etc. etc. … »
Envy jeta un petit coup d’œil à ses égratignures. La quasi totalité était camouflée par le gilet fichu. Mais le peu qui apparaissait sous ses yeux noisettes suintait encore, brillant sous le lent écoulement sanguin. Aux bordures des plaies, là où les entailles étaient le moins profondes, une fine couche de sang coagulé naissait déjà. Cela formait une croûte noirâtre et rouge foncé. Comme le disait la jeune femme assise à côté d’elle, une petite désinfection et des bandages feraient l’affaire. Envy avait de quoi s’en occuper dans sa chambre. N’appréciant pas être aux mains de personnel soignant, elle transportait toujours de quoi s’occuper elle-même de ses blessures quand il n’y avait rien de grave. Le seul problème était qu’elle avait perdu assez de sang pour en être très affaiblie. Il lui faudrait pas mal de temps pour récupérer et surtout, pour sortir de cet endroit.
Leur conversation bifurqua sur les amis de la belle jeune femme. Un regard triste troubla une nouvelle fois l’océan de ses pupilles. Apparemment, elle n’en avait pas, contrairement à ce que la gothique pensait. Elle avait toujours aperçu ce genre de personne en petite troupe, toutes à se connaître les unes les autres, à s’appeler ‘amies’ mais sans pour autant savoir ce qu’incarnait l’amitié. Et, cette personne, à la différence des autres, le savait. Elle savait faire la différence entre un véritable ami et un camarade. Chose qui n’était pas donnée à tout le monde dans ce bas monde. Un petit sourire éclaira le sombre visage d’Envy.
- « Tu es dans le vrai…je trouve que c’est bien de penser ainsi. »
Petite phrase, c’était vrai. Mais qu’elle ne disait à presque personne. Un compliment voilé qui flotta dans l’air quelques secondes pour finir dans le silence. Pas si différentes que cela semblaient être les deux jeunes femmes.
Un peu plus tard, Abigaël intima à Envy qu’elle n’appréciait pas le surnom qu’elle avait énoncé lorsqu’elle s’était présentée. Les autres l’appelait ainsi alors elle même en avait gardé une trace, mais si cela ne lui plaisait pas.
- « Si toi tu n’aimes pas, alors ne te présentes pas sous ce surnom, sinon, forcément, les gens te nommeront ainsi et cela ne te plaira toujours pas. Ce n’est pas aux autres de choisir pour toi ce qui te concerne particulièrement non ? Et aussi, penses à le leur dire, que tu préfères être appelée Abigaël…Pour être franche, cela te va tellement mieux. Tu es une très jolie fille et ton surnom gâche un peu ton charme. »
Envy avait parlé et dit ce qu’elle pensait. Elle s’arrêta là, sans en rajouter car il n’en était pas la peine. Lorsque la gothique donna le sien en échange, Abigaël s’emporta un peu. Envy trouva qu’elle en fit un peu trop sur la signification de son prénom. Envy rebutait plus de monde que ce qu’elle leur donnait justement envie de l’approcher. Mais bon, dans son monde la nuit, là où des gens comme elle voletaient à l’image d’élégantes chauves-souris, elle suscitait parfois les sensations, émotions et sentiments qu’Abigaël venait de prononcé. De toute façon, cela n’intéressait pas Envy d’être la convoitise d’une personne qu’elle trouvait sans intérêt, comme il y en avait beaucoup autour d’elle.
- « J’aime mon prénom en effet, mais je me fiche éperdument de ce qu’il peut susciter chez les autres car cela ne m’apporteras rien. »
Cette fois-ci, Envy avait encore parlé durement. Elle qui tentait de faire des efforts pour ne pas contrarier Abigaël, venait de faire un nouveau faux pas. En plus de refuser également les biscuits qu’elle lui proposait gentiment. Cela eu pour effet de la braquer et provoqua son désir de partir. Mais en réalité le geste d’Abigaël lui avait fait penser à tous les soins que sa mère mettaient à disposition de sa fille et à la place de voir une personne de son âge, elle y avait vu sa mère. La sachant loin, cela lui fit remonter son mal être qui s’était pourtant peu à peu dissipé. Pour cause, elle allait peut-être se retrouver seule à nouveau car elle avait était incapable de surmonter cette image furtive mais tenace.
Lorsqu’elle réussit à s’extirper de ses folles pensée, Abigaël n’était plus à ses côtés. Elle perçu le bruit de ses talons qui s’éloignaient vers la sortie. Envy venait à nouveau de faire fuir une personne. Qu’elle le veuille ou non, il était parfois difficile pour elle de contrôler sa façon d’être quand elle se trouvait hors de son monde.
Alors elle ferma les yeux, empêchant deux petites larmes de s’écouler. Elle porta le gilet à son visage et respira profondément. Malgré la forte odeur de sang environnante, un parfum féminin, doux et agréable s’empara de ses narines. Un effluve de bouquet fleuri mélanger à celui-ci d’un parfum commercial pour femme, profond et enivrant, bien qu’un peu lourd. Abigaël sentait bon. Abigaël avait une présence agréable. Abigaël était très belle. Envy ne voulait pas qu’elle parte. Dans un effort assez grand, elle pris appuie sur ses deux bras pour s’élever hors du canapé et se mettre debout. Ses plaies crièrent mais Envy serra les dents, silencieuse. Sous ses yeux, le dos d’Abigaël s’éloignant, apparut. Rapidement et maladroitement, la gothique parcourut la distance qui les séparait pour la réduire, tenant fortement le gilet dans une main. De l’autre, elle attrapa avec douceur l’un des poignet d’Abigaël tout en s’arrêtant immédiatement de bouger. Envy avait les yeux rivés au sol et si la jeune femme qu’elle tentait de retenir voulait réellement s’éclipser, elle n’avait qu’à faire couler son blanc poignet entre les deux doigts pâles qui la détenaient.
- « Ne pars pas… »
La voix d’Envy, toute petite et légèrement tremblante, se fit entendre. Elle avait fait ce qu’elle pouvait, incapable de plus. A présent, seule Abigaël devait décider que faire. |
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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Sam 2 Aoû - 14:10 | |
| Se sentant toujours aussi mal dans sa peau en ce moment, Abigaël fermait les yeux quelques secondes. Plongeant dans ses pensées, la tête dans les étoiles, comme à son habitude. Qu'avait-elle de si particulier contrairement aux autres, pour qu'elle se fasse rejeter de la sorte ? Elle n'était pourtant pas si différente ! Elle avait le physique d'une Pom-pom girl, elle était blonde aux yeux bleus, grande et mince, jeune et dynamique... Bref, elle ressemblait à un grand nombre de filles que comptait ce pensionnat. Certes, elle n'avait certainement pas la même mentalité. Pour elle, les jeunes qui se moquaient des autres ne faisaient que prouver l'imbécilité qui régnait chez eux ! Peut-être était-ce cela qui divergeait... Abigaël aimait presque tout le monde et essayait toujours de regarder l'intérieur avant l'extérieur. La demoiselle fut sortie de ses pensées quand elle entendit Envy parler. Elle ouvrit alors les yeux et l'écoutait avec la plus grande attention... Oui, elle avait raison, lorsqu'elle disait : " Je sais que tu ne dira rien à personne. Je suis désolée d’avoir dit cela mais je rencontre tellement de gens de la sorte. Et pour l’infirmière, aller la voir reviens au même que si on criait sur tout les toits ce qu’il viens de se passer ici. Cela arriverait aux oreilles du directeurs, puis des psy, etc... ". Abigaël rétorqua donc :
- Oui, tu as raison. Ce n'est pas grave, je peux comprendre. Je ne serais peut-être pas enchantée si quelqu'un ne me connaissant pas essayait de m'aider comme cela ! Je me sentirais gênée... Alors, je comprends ! On ne dira rien à personne et tout ira pour le mieux !
Abigaël se forçait alors à faire un petit sourire. Elle suivit alors le regard d'Envy qui se portait sur ses blessures. Elle commençaient à former de légères petites croûtes qui empêchaient alors le sang de s'écouler. Ou du moins, pas autant que là tout de suite. Si Envy n'avait pas de quoi se désinfecter et bander ses plaies, Abby l'emmènerait alors dans sa chambre pour le faire. Elle non plus n'aimait pas se faire materner de la sorte. Aller donc se confier aux soins de l'infirmière en reviendrais alors au même ! Et l'idée que ça s'ébruite par la suite ne l'arrangeait pas du tout ! Ils croiraient certainement qu'Envy aurait essayé de se suicider. Le directeur serait donc prévenu, suivit d'un psychologue pour l'aider à chasser ses idées de suicides de sa tête. Viendraient ensuite les question à Abigaël. Que faisait-elle aux heures de cours dans le grenier ? Pourquoi y était-elle allée ? Ils se rendraient alors peut-être compte qu'elle y allait pour se cacher pendant les heures de cours auxquelles elle ne voulait pas allée !
Ensuite, les deux jeunes femmes parlèrent des "amis" d'Abigaël. Malheureusement, à part Kyllian avec qui elle se sentait bien et avec qui le courant passait à merveille, elle n'en avait pas beaucoup. Bien sûr, la jeune demoiselle n'était jamais seule ! Une fois accompagnée de ses colocataire, une autre fois par les autres Pom-pom Girls, l'instant d'après par Kyllian et les autres sportifs donc elle ne connaissait pas les prénoms, à part Lucas. Mais tout cela était très vague et ne lui suffisait pas. Si elle pouvait rester toute la journée avec Kyllian, elle serait contente et se sentirait moins seule. Car rester avec des personnes que l'on appréciait pas vraiment plus que ça n'était pas fort bon pour le moral ! Du moins, c'est ce qu'elle croyait. Lorsque la jeune femme lui dit : " Tu es dans le vrai…je trouve que c’est bien de penser ainsi. ", un léger sourire apparu sur ses lèvres bien dessinées et elle dit :
- Non avons au moins une chose en commun !
Les mots s'arrêtèrent ensuite là. Un silence lourd et pesant prit alors le dessus. Cependant, pour essayer de briser se silence, Abigaël prononça son prénom. Et quand la jeune femme lui eut dit qu'elle l'appellerait toute de même Abigaël, et non Abby, celle-ci se porta à la confidence. Non, elle n'aimait pas son surnom ! Oui, elle était habituée à l'entendre depuis toute petite déjà ! Une marque du passé... Le premier surnom que lui avait donné son paternel... Etait-ce pour cela qu'elle ne l'aimait pas ? Possible... Même très probable ! Elle fut touchée par les paroles de la jeune femme. Surtout quand elle lui eut dit : " Tu es une très jolie fille et ton surnom gâche un peu ton charme. ". Elle répliqua alors dans un mince sourire :
- Oh, je sais ! C'est juste l'habitude de dire cela qui prend le dessus. Je suis tellement habituée que l'on m'appelle Abby depuis que je suis toute petite que c'est devenu un deuxième prénom pour moi, même si je ne l'aime pas tellement... Mais ce que tu me dis est toujours bon à savoir ! Tu as raison, il va falloir que je chasse cette mauvaise habitude ! Merci...
Mais alors qu'Abigaël parlait du prénom d'Envy, celle-si s'emporta et parla d'une voix sèche et brutale. Ce fut alors sur les paroles qu'elle prononcées qu'Abigaël avait eu l'intention de partir. Si Envy ne voulait pas de sa présence, cela ne servait à rien de forcer et de rester ! Ennuyer les personnes, elle n'aimait pas ça ! Envahir les espaces personnels non plus ! Il valait mieux quitter cet endroit et aller se cacher ailleurs pour ne pas se faire choper. En se levant, Abigaël avait vu le geste de la demoiselle et le trouvait étrange. Elle sentait son gilet. Peut-être le parfum... Oui, Abby aimait sentir bon et adorait les parfums au senteurs fleuries et fruitées. Mais elle n'en mettait jamais beaucoup ! Quelques goutes au niveau du cou suffisaient. Si on en mettait de trop, tout tournait alors au contraire. plutôt que de sentir bon, on puait !
Abigaël marchait vers la porte, laissant entendre le martèlement de ses talons sur le sol en vieux bois troué de ce grenier, quand soudain, elle sentit quelque chose lui encercler le poignet. Elle eut un sursaut de saisissement et se retournait pour voir Envy lui tenir doucement le bras de deux doigts. Quand elle dit de sa fine voix tremblante " Ne pars pas… " Abigaël resta là, un moment à la regarder. Lui disait-elle cela parce qu'elle voulait vraiment qu'Abby reste, où était-ce juste parce qu'elle ne voulait pas que celle-ci soit triste ? Elle soupirait un moment, se retournant pour se mettre face à la jeune femme et lui dit :
- Tu es sûre ? Je veux dire, si c'est pour t'ennuyer ou pour te mettre mal à l'aise, ça ne sert à rien que je reste. Si tu me dis que ça va, alors...
Elle n'avait pas vraiment envie de partir de là, mais si c'était pour qu'Envy se sente mal à l'aise par sa présence, il vaudrait alors peut-être mieux qu'elle quitte les lieux... _________________
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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Lun 4 Aoû - 14:53 | |
| Pendant, leur face à face muet, Envy gardait les yeux rivés au sol, en entendant les légers soupirs d’Abigaël. Ses doigts lâchèrent le délicat poignet de la belle jeune femme, et sa main retomba mollement le long de son corps. En cet instant, Envy n’avait plus la force de rien. Elle présentait seulement comme une tendance à se laisser tomber au sol afin de plonger sans fin dans l’immensité d’un gouffre sombre.
Mais la voix d’Abigaël lui fit relever la tête et le regard. Ses pupilles noisettes croisèrent les saphirs brillants de la jeune femme, avec une petite lueur triste dans leur fond. Apparemment Abigaël hésitait et réfléchissait. Envy avait dû la braquer fortement. Sa dureté et sa méchanceté étaient donc si grandes que cela ? Cependant, Envy s’en fichait, elle était comme elle était, rien de plus ni de moins. A son tour, elle soupira.
Ce qu’Abigaël prononça confirma l’hésitation que la gothique avait sentie chez elle. Elle croyait qu’elle la dérangeait, c’était donc cela. Un petit sourire triste s’étira alors sur les lèvres pâles de la jeune femme en robe ensanglantée.
- « C’est donc cela…tu as pensé que tu m’ennuyais parce que je t’ai durement parlé ? Si cela en avait été le cas, alors je ne serais pas passée par quatre chemins, je t’aurais directement fait comprendre que ta présence m’importunait. Et puis, je n’aurais pas fais l’effort de me lever pour te retenir, tu ne crois pas ? » Sa voix était petite et assez triste. Elle avait beaucoup de mal pour trouver une pensée heureuse ou quelque chose capable de la faire franchement sourire. Mais la présence d’Abigaël l’apaisait, d’une certaine manière et puis Envy sentait qu’elle ne désirait pas quitter cet endroit rongé par le temps.
- « Je ne me sens pas bien, je ne te le cache pas, mais ce n’est pas de ta faute. Tu ne me déranges donc pas. »
Envy tendit alors sa main toute frêle pour attraper celle d’Abigaël, afin de la ramener vers le vieux divan usé. D’un signe muet, elle l’invita à s’assoir et pris place également sur le côté gauche du canapé. Dans sa main droite, elle tenait toujours le gilet, à présent inutilisable, de la jeune femme aux cheveux de blé. Elle se remémora un instant son odeur, ne laissant rien paraitre qu’un visage aux yeux clos. Malgré l’état dont souffrait Envy, elle avait pu, même s’il n’avait pas la tête pour ce genre de choses, apprécier le charme particulier d’Abigaël.
Pendant quelques minutes de silence, Envy se rappelait des bribes de leurs conversations, avant qu’Abigaël ne tente de partir. Même si elle avait dit absolument tout le contraire, Envy avait apprécié ce que la jeune femme avait exprimé sur son prénom. Cela lui donna un tout petit sourire timide. Et la curiosité s’empara d’elle.
- « J’aimerais savoir, si cela ne te gêne pas, ce que t’évoque personnellement mon prénom ? »
C’était une question assez personnelle et il n’était généralement pas dans les habitudes d’Envy de les poser dès les premières heures après sa première rencontre avec une personne. Surtout quand elle savait qu’elle ne désirait pas se rapprocher de ces personnes. Mais, avec Abigaël s’était différent. Pour commencer, elles ne s’étaient pas rencontrées dans des conditions qu’on pouvait communément appeler normales. Et puis l’état d’Envy y était également pour beaucoup de chose. Les jours comme celui-ci étaient fort rares car la gothique n’était pas du genre à se laisser enfoncer par le mal être. Cependant, ce matin, elle s’était sentie plus désespérée que jamais. Quelles en étaient les raisons ? La réponse, elle ne la possédait pas. Et Abigaël ne la savait encore moins.
Un long soupir s’échappa des lèvres d’Envy. Même si le silence les enveloppait, Envy parvenait à se sentir mieux. Et elle était quasiment sûre que la présence d’Abigaël n’était pas innocente à cet effet. D’ailleurs Envy sentait qu’elle s’était laissée troubler par cette belle jeune femme et cela avait quelque chose d’effrayant. Qu’allait-il donc se passer ? L’intuition d’Envy lui chuchotait qu’entre elles un lien assez différents de ce qu’elle pouvait avoir avec d’autres, allait se tisser, ou l’était déjà. Mais, Envy ne préféra pas en faire part à Abigaël. Garder ses pensées secrètes valait parfois mieux. De ce fait, il ne passerait rien et la frayeur d’Envy allait pouvoir s’évaporer. Ce n’était pas la présence ou la personnalité d’Abigaël qui la mettait mal à l’aise ou l’apeurait de la sorte. C’était ce qui allait bien pouvoir se passer par la suite. La peur de faire quelque chose de mal, de faire du mal ou de faire une bêtise. Bien qu’elle essayât de le cacher dans un coin de sa tête, cela était trop gros pour pouvoir être ignoré. Alors elle s’enfermait dans un silence pour ne rien laisser paraître à sa voisine. Alors, Envy tentait désespérément de trouver quelque chose à dire, pour combler le manque et pour ne pas se dévoiler, même si cela devait être complètement stupide et inintéressant.
- « Heu…tu aurais l’heure, s’il te plait ? »
Dernière édition par Envy Morgil le Jeu 21 Aoû - 15:18, édité 1 fois |
|  | | Abigaël Bradshaw Crème brûlée

 Age : 22 Inscrit le : 12 Juil 2008 Messages : 89 I'm : La Déesse adoratrice du septième ciel... Job : Etudiante ! Humeur : Hétérosexuelle ! Mais ne dit pas non à une petite aventure féminine... Carte ID Relations: Dortoir: 96 ! Viens rencontrer l'Ange de la tentation...
 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Jeu 21 Aoû - 4:40 | |
| Même si cela ne se passait que très rarement, Abigaël se sentant gênée, de trop. Elle qui d'habitude ne prennait jamais beaucoup de place, elle avait, en cet instant, l'impression qu'il n'y avait qu'elle au monde et qu'elle n'était pas à sa place. Comme si au lieu de prendre la place d'une seule personne, elle en comptait 100 à elle toute seule. Que de pensées débiles elle avait là. S'en épait pitoyable !
S'en suivirent alors plusieurs soupirs au cours desquels elle pensait. Hésitait. Mais après tout, si c'était Envy elle-même qui lui demandait de rester, c'est que cela ne lui déplaisait pas vraiment... Bref, Abigaël se faisait des films. Tout un cinéma pour rien. Abigaël venait de parler. Un un souffle tel une brise légère venant caresser la peau d'une personne. Une voix faible et à peine audible.
Oui, Abby aimait la présence de la jeune gothique. Elle se sentait bien en sa présence et voulait rester. Mais si cela était pour qu'elle se sente mal à l'aise de sa présence, cela ne servait à rien de chercher à rester. De plus, à son Habitude, Abigaël avait cet espère de sixième sens et arrivait à deviner ce à quoi les autres personnes pensaient. mais face à Envy, elle se heurtait à un mur. Un bloc, de la tête aux pieds, sans qu'une seule parcelle de sa menue personne en réchappât.
Cependant, elle la vit sourire et alors qu'elle était plongée dans ses pensées, d'un bond le flot de son sang monta lui cogner aux oreille et lui rendit l'ouïe : " C’est donc cela…Tu as pensé que tu m’ennuyais parce que je t’ai durement parlé ? Si cela en avait été le cas, alors je ne serais pas passée par quatre chemins, je t’aurais directement fait comprendre que ta présence m’importunait. Et puis, je n’aurais pas fais l’effort de me lever pour te retenir, tu ne crois pas ? " Non, en effet, Abby avait vraiment eu là, une réaction de tarée ! Dans un élan de soulagement mélangé à de la gêne, la jeune femme rétorqua d'une belle vois fine et à peine perceptible :
- Non, c'est certain... C'est juste que je n'aime pas ennuer quelqu'un. il m'arrive parfois de vouloir me retrouver seule, alors je pensais que cela était ton cas aujourd'hui. Mais bon, si tu me dis que cela ne te gêne pas, je te crois. Je vais donc rester...
Malgré cela et ces belles paroles, Abigaël avait du mal à sourire posément. Elle ne le montrait pas mais se sentait mal à l'aise. Comme si tout le poids du monde tombait sur ses épaules et qu'elle ne pouvait surtout pas lâcher prise, sous peine d'un grand désastre. Mais elle ne voulait pas quitter ce lieux qui était devenu un endroit culte pour elle.
Souvent, lorsqu'elle ne voulait pas aller aux cours et ne voulait pas non plus se faire voir par des profs ou surveillants, Abby venait ici. Un endroit à la fois sombre et calme. Inquiètant et reposant. Son malaise partit totalement alors qu'Envy lui disait : " Je ne me sens pas bien, je ne te le cache pas, mais ce n’est pas de ta faute. Tu ne me déranges donc pas. ". D'un coup, elle se sentait mieux et cela pouvait alors se voir par le sourire radieux qui s'accrochait à ses fines lèvres.
C'est alors que, dans un geste faible et sans qu'elle ne s'y attende, Envy attrapait sa main et l'entrainait à nouveau vers ce vieux canapé tout pourrave et myteux. D'un geste de la tête, la demoiselle invitait Abigaël à s'asseoir. Mais se sentant toujours mal, elle avait préféré laisser tout le canapé pour Envy et elle repartit rejoindre son petit tabouret en bois troué et poussièreux par les années. Regardant la main d'Envy, Abigaël se rendit alors compte que celle-ci avait toujours le textile entre ses doigts frêles et blancs. Elle ne l'avait pas lâché. Pourquoi, elle se le demandait bien. Mais elle vit que la demoiselle avait fermé ses yeux. Pourquoi donc, elle se le demandait aussi. Toutes ces questions qui trottaient dans sa tête. Elle allait finir par s'y perdre !
Soudain, sans qu'elle ne s'y attende, Envy lui demanait simplement et calmement : " J’aimerais savoir, si cela ne te gêne pas, ce que t’évoque personnellement mon prénom ? ". Franchement, Abigaël hésitait. Car avec la réaction qu'Envy avait eu quelques minutes plus tôt... La jeune femme ne le montrait pas, mais elle était très sensible et très émotive. Donc, les paroles des autres personnes, même si celles-ci n'étaient pas terribles, la touchaient rapidement et profondément. Elle répondi tout de même en baissant les yeux et d'une voix timide :
- Et bien... Envy, comme je le disais est l'anglais de Envie. L'envie me fait penser au désir, à la convoitise, à la tentation, parfois même à la jalousie. Mais aussi à plein de petits mots qui s'y attachent, tels que : Avidité, besoin, concupiscence, ambition... Enfin, je vais m'arrêter là.
Sur ces mots, Abigaël arrêta prestemment de parler. Elle en avait peut-être dit de trop... Elle n'en savait rien et n'avait pas vraiment envie de savoir... Cependant, cela ne semblait pas gêner la gothique. Elle avait même l'impression d'être plongée dans une sorte de rêverie. Plongée dans ses pensées.
Un grand silence suivit. Abby se levait et commençait à faire quelques pas. Des allers et retours sans but précis. Sans savoir pourquoi elle faisait cela, ou même où ça allait la mener. Elle croisait ses bras, faisant des pas plus lents, plus précis en fixant le sol se ses iris bleus océan. Qu'était-il occuper de se passer ? Etaient-elles en train de devenir amies ? Connaissances ? Elle sentait qu'il y avait quelque chose. Un petit truc trop mystérieux et trop diffus pour pouvoir être compris ou même déchiffré. Etait ce petit qulques chose qui se produisait entre deux personnes qui se trouvaient être faites pour êtres de vrais amis que rien ne pourrait séparé de l'amitié ? Encore une fois, trop de question en une fois. Tout s'entre-choquait et s'entre-mêlait dans sa tête. Trop confus pour pouvoir être compris.
Après avoir pousser un long soupir, Abigaël posait ses bras sur l'appuis de fenêtre et regardait ce qu'il se passait à travers la vitre sale et poussièreuse. Quelques enfants s'amusaient avec un ballon. D'autres s'amusaient à jouer à la marelle avec des carrés et un caillou. Une église triomphait du haut de la coline, du bas jusqu'à son cloché. Cependant, elle fut sortie de sa contemplation par la void'Envy qui lui demandait quelque chose à laquelle elle ne s'attendait vraiment pas. Elle disait : " Heu…tu aurais l’heure, s’il te plait ? ". A vrai dire, elle non plus ne se doutait pas de l'heure qu'il pouvait être à l'instant même. L'église se trouvait trop loin, elle ne pouvait donc pas capter l'emplacement exact des éguilles. Mais qu'elle était bête ! Sa montre bien sûr ! Ah, ce qu'elle pouvait être dans la lune des fois ! Portant le cadran doré à sa vue, elle dit :
- Il n'est que 10h25... On a encore du temps devant nous !
Concluant sa phrase par un petit sourire, Abigaël quittait la fenêtre pour rejoindre à nouveau son petit tabouret usé. Elle regardait les blessures d'Envy en lui souriant. Tout lui paraissait normal. Cela semblait bien cicatriser et former de légère petites croûtes. Elle soupirait alors de soulagement toujours en souriant... Elle demandait d'un ton très doux :
- Ca va mieux ? _________________
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 | Sujet: Re: ¤ Prison de l'esprit ¤ [PV Abigaël Bradshaw] Jeu 21 Aoû - 14:50 | |
| Envy sentait qu’Abigaël se torturait l’esprit pour de bien petites choses, tout cela à cause d’elle. Les relations humaines n’étaient vraiment pas dans ses atouts. Elle incarnait une sorte d’élégante sauvagerie qui lui portait parfois préjudice. Cependant, c’était fois-ci, elle n’était pas décidée à laisser partir la personne qui se trouvait près d’elle. La gothique se sentie soulagée lorsqu’Abigaël exprima son intention de rester. Envy avait encore le désir de profiter de la compagnie de la jeune femme. Cette personne qui l’avait vu dans un état proche de la nudité, mais à la place d’être un corps nu, il s’agissait d’un esprit. Une sorte d’intimité encore plus précieuse que son corps de jeune femme. Envy préféra ne pas pousser ses pensées plus loin. Il y avait quelque chose de voilé, dissimulé dans un coin de sa tête, dont elle ne voulait pas ôter le voile immédiatement. Une certaine peur parvenait encore à la maintenir à distance de ses propres divagations. Et, le sourire radieux que venait de lui lancer Abigaël à cet instant, lui permis de se distraire.
Mais la belle jeune femme ne préféra pas s’assoir à côté d’elle, sur le divan en loques. Elle semblait favoriser ce petit tabouret de bois. Un pincement, léger et diffus, s’exerça sur le cœur d’Envy. Peut-être aurait-elle aimé, vraiment, qu’Abigaël prenne place tout près d’elle. Elle jeta un regard au minuscule siège boisé, comme s’il n’aurait jamais dû se trouver là, à la manière d’une fille jalouse. La jeune gothique se rendit compte immédiatement de son étrange comportement et se maudit intérieurement. Elle avait laissé déborder quelque chose qu’elle tentait tant bien que mal de maintenir enfermé dans son être, bloquant toute transparence. Sa main resserra sa poigne sur le tissu blanc et taché de sang, bien que déjà ses jointures fussent légèrement blanchies par la force déjà présente. Et, pour éviter de laisser transparaître encore plus de choses, elle ferma ses paupières. Voiler ses iris, pour ne pas avoir à affronter ses propres sensations.
Lorsque la voix, douce et belle, d’Abigaël s’éleva dans la poussière du grenier, l’ouïe d’Envy fut captée, comme si oreilles avaient eu le même mouvement que celles d’un chat venant d’entendre un bruit. Attentive, elle écouta ce qu’incitait son prénom à la jeune femme. Sur tout ce qu’elle venait de dire, certains mots cognaient contre les parois de son crânes, comme criés à l’infini. Chacun avait un ordre précis et croissant et grondaient avec puissance. D’abord la Tentation, qui se transformait doucement en Convoitise qui, elle-même, se muait en Désir. Et se Désir qui était aussi fort qu’un Besoin. Ces quatre mots transperçait Envy de toutes part et elle se forçait à garder les yeux fermer pour ne pas qu’ils soient aussi affichés dans son regard. Et puis, tout en dessous, un doux sentiment, irradiant avec une infinie chaleur le cœur suturé de la jeune fille. Un mot, qui n’avait pas été prononcé, vint à son tour flotter dans son esprit. Il commençait par les lettres A et M. Deux grands mots contenaient cette amorce lettrique : amour et amitié. Pour Envy, il y en avait un qu’elle connaissait le plus par rapport à l’autre. Mais, c’était celui qu’elle ne ressentait pas. Aussi étrange que cela puisse paraitre, Envy était déjà tomber deux fois amoureuse, mais n’avait jamais eu d’amis, de vrais amis. Et, pour la première fois de sa vie, le mot Amitié flottait dans sa tête avec d’agréables consonances.
Le seul problème auquel était confronté Envy, cependant, étaient la présence des quatre autres mots qui accompagné celui de l’amitié. La chose cachée dans son esprit, arracha son voile avec brusquerie. A présent Envy faisait face à son propre combat émotionnel, sans aucun moyen de l’ignorer plus longtemps. Elle voulait faire fleurir son amitié avec Abigaël, mais le mot Mais l’empêcher de faire quoi que ce soit. Elle décida d’ouvrir les yeux.
Abigaël était près de la petite ouverture servant de fenêtre. Son regard se perdait au dehors et Envy venait de captiver ses propres yeux sur la silhouette de la jeune femme. Elle glissait sur son visage de profil, tombait sur ses cheveux, embrassait son corps. Tentation. Ce mot se fit trop clair et Envy, n’ayant plus le choix, l’accepta. Son iris se colora alors des teintes de la tentation. Mais sa contemplation ne s’arrêtait pas. Avec lenteur, elle osa, bien qu’Abigaël n’en sache rien car ses yeux fixaient le paysage extérieur, imprimer son regard sur sa gorge féminine, puis descendre lentement vers la douceur ronde et féminine qu’elle possédait. Un rougissement colora les joues d’Envy. Convoitise. C’est avec gêne que la gothique s’aperçut que ses yeux illustraient ce mot. Avec violence, elle détourna son regard qui se perdit sur les poutres rongées du toit. La brune couleur sombre apaisa ses pupilles qui venaient de boire trop de lumière. D’un geste lent, elle porta une nouvelle fois le tissu sanglant à son visage pour en humer le parfum. Elle se surprit à vouloir le sentir émaner de la peau d’Abigaël, qui était trop loin d’elle pour que cela soit possible. Sans rémission, elle se dévoila désireuse. Désir. Avec toutes les évidences possibles, elle désirait Abigaël. Mais comment ? Y avait-il plusieurs manières de désirer quelqu’un ? Envy ne le savait. Elle voulait juste Abigaël. Peut-être s’agissait-il de prononcer son prénom, sans cesse, jusqu’à épuisement ? Ou bien alors de la serrer très fort entre ses bras, jusqu’à l’endormissement ? Ou encore effleurer ses lèvres du bout de doigts, fugace caresse, avec un sourire ? Aller encore plus loin et poser ses propres lèvres sur cette bouche, pendant de longues minutes, sans bouger ? Ou bien… ? Envy s’apercevait qu’il y avait tant de manière possible de désirer quelque chose de quelqu’un. Et, pour arrêter le flot de pensées gênantes, elle préféra ne pas penser à ce qu’elle choisirait entre tout cela.
Pour tenter de passer désespérément à autre chose, elle lui demanda l’heure, de but en blanc. Parler de chose basique, concentrer son esprit sur sa douleur, sa blessure, le temps, n’importe quoi d’autre mais pas sur Abigaël. Et ce que la jeune femme trouvait de pire, c’était qu’elle ne pourrait jamais faire pousser son amitié tant qu’elle n’avait pas essuyé ce foutu Désir qui se transformait peu à peu en Besoin. Tant que ce dernier ne prenait pas le dess |
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