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Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]

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Neremsa Vandrake
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MessageSujet: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Dim 29 Juin - 17:39

*Mais qu'est-ce que j'fous là ?*

Neremsa manqua de s’étaler au sol en descendant l’escalier. Il Jura sans discrétion :

-Maudit soit l’enculédebatarddefilsdeputaindevéroléedesaracemaudite de connard qui à foutu un escalier ici !

Pour seule réponse, il eut droit à un cri de douleur lointain. Apparemment, il s’agissait d’une femme. Il pouvait vaguement entendre un léger brouhaha. Soupirant, il enleva les deux bouchons gris de ses oreilles. Ce fut comme si on avait brutalement monté le volume. Cette fois, il entendait clairement la conversation.

-Tu vas m’obéir, salope de punk !

-Va chier ! Kuro Baka !

*Bon…*

Mettant ses bouchons en poche, il avança vers ce qui lui semblait être l’emplacement du groupe. A un couloir près, il avait vu juste. Ils étaient trois. Enfin, quatre si on ne comptait pas la femme que deux gars maintenaient contre le mur. Le troisième, en face d’elle, l’insultait et la frappait.
Neremsa soupira et s’avança vers eux. Tous les quatre le suivirent du regard, sans un mot. Ce n’est que lorsque Neremsa les eut dépassé que le meneur l’appela.


-Hé ducon ! Pour les handicapés c’est tout en haut !

Tandis que ses comparses riaient, il s’avança vers Neremsa, dégainant un couteau.

-Qu’est-ce que t’es v’nu foutre ici ? Hein ? Tu te crois malin à boiter devant moi et mes potes ? J’vais te donner une raison de boiter, moi !

Il s’était avancé jusqu’à être en face de Neremsa et tenait son couteau entre deux doigts, juste au dessus du pieds droit de son interlocuteur.

-Oups…

Le couteau chuta, pointe en avant et percuta le pied de Neremsa. Il rebondit en émettant un tintement métallique.

-T’as des chaussures de sécu ? Connard !

Il shoota dans le tibia droit de Neremsa. Il aurait shooté une plaque de fer que l’effet eut été le même. Il cria de douleur et recula.

-Vas-y connard ! J’vais t’éclater !

il n’en fit rien, attendant que ses deux comparses viennent. Seulement voià, ils maintenaient encore la fille contre le mur…
Neremsa soupira et sortit une bouteille d’alcool fort (environ 70°) il en but une gorgée puis aspira une petite quantité de liquide. Il pris son zippo, l’alluma et cracha le liquide qu’il avait gardé. Au contact de la flamme du zippo, l’alcool brûla quasi instantanément et brûla les cils, les sourcils et une partie des cheveux de la racaille qui l’emmerdait. Après, Neremsa se décida à parler :


-T’en veux encore ?

Sa voix ne portait la trace d’aucune émotions…
_________________

-Corvus Corax
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Dernière édition par Neremsa Vandrake le Ven 8 Aoû - 16:56, édité 2 fois
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Yria Leghan
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Dim 29 Juin - 18:48

Un quart d'heure. Cela ne faisait que quinze minutes, mais il semblait à Yria que cela durait depuis des heures. Les insultes qui fusaient à ses oreilles depuis si longtemps maintenant ne semblaient plus l'atteindre, tant elle y était habituée. Les coups portés à son corps ne la faisaient plus souffrir. Ce n'était qu'une ecchymose en plus, une taillade, un nouveau flot de sang s'échappant de son vaisseau, tâchant ses vêtements. Rien de bien important. Yria connaissait la douleur et les coups et blessures. Elle connaissait les racailles, la souffrance, les cris, les larmes, et ce regard de défi qui jamais ne quitterait ses yeux ; ce regard qu'elle garderait levé malgré les gifles, ces hurlements qu'elle retenait. Pleurer ? Pourquoi faire ce plaisir à des racailles qui étaient obligées de se mettre à trois pour la battre et la violer ? Jamais elle ne leur ferait ce plaisir, elle tenait de trop à sa dignité. Son chemisier était ouvert, dévoilant son sous vêtement et de nombreuses taillades, peu importantes, mais en grand nombre. Ses jambes étaient fléchies, semblant vouloir se dérober sous elle, mais en même temps tenant, enracinées à jamais dans le sol de béton. Un filet de sang coulait de la bouche d'Yria, descendant dans son cou, comme un Vampire venant de prendre son dîner. Ses longs cheveux étaient ébourriffés autour de sa tête qui cognait sans arrêt contre le mur. Ses poignets étaient violacés sous l'étreinte des deux racailles. Et ils frappaient toujours.

Cette fois, ils ne s'étaient pas donnés pas donné la peine d'éviter son visage. Ils y étaient allés de bon coeur, n'épargnant aucune partie de son corps, à coup de poings, de pieds et d'insultes qui rebondissaient sur son coeur sans pénétrer la carapace de pierre qui protégeait son organe vital. Il arrivait à Yria d'hurler des insultes lorsque la racaille lui donnait des ordres, que ce fût en Japonais, en Anglais, en Allemand, en Français...Elle avait arrêté de résister ; qu'elle se laissât frapper ou se défendît, le résultat était le même. L'économie de ses forces ne comptait plus désormais.
Quelqu'un descendit les escaliers sans prendre la peine de se faire discret. Un nouvel acteur entra ensuite en scène ; un acteur des plus particuliers. C'était un jeune homme d'assez grande taille, portant de longs cheveux sombres. Les mains dans les poches, il s'avançait tranquillement dans la pièce jusqu'à ce que l'agresseur principal d'Yria se tourna vers lui pour l'apostropher de façon peu polie. Le nouveau venu ne sembla nullement s'en incommoder. Ce qui suivit fut intéressant : la racaille lâcha un couteau sur le pied du jeune homme. L'arme rebondit et alla s'abandonner au sol. Il s'avéra que le jeune homme avait des membres solides...si toutefois c'était de véritables membres. Yria eut la furtive vision des chaussures Punk que les mecs mettaient parfois, et qui empêchaient toute tentative de traverser de la part d'une lame. La jeune femme lança un regard méfiant à l'inconnu. Sous le choc, l'une des racailles qui la maintenait avait quelque peu relâché son étreinte.

Puis ce fut le spectacle magistral. L'alcool devint feu, le feu réduisit en cendres les cils et sourcils de la racaille. Yria aurait presque pu éclater de rire à cet instant. C'était une scène des plus comiques, en fin de compte. Et cet inconnu indifférent, regardant sa victime comme si son geste relevait de la normalité ! C'était à se rouler par terre. Une des deux autres racailles fronça les sourcils et Yria sentit son poignet droit se tordre un peu trop. Son regard se posa sur son nouvel agresseur qui lui tordait son membre sans scrupule
.

- Tu fais quoi là, au juste ?

Un craquement retentit, et Yria sentit une vive douleur lui parcourir le bras avant de ne plus rien sentir du tout. Eh merde, cet enfoiré lui avait cassé le poignet droit... Yria aurait voulu hurler, mais ce n'était sans doute pas la bonne solution. Le meneur qui la frappait auparavant s'était tourné vers eux. Yria serra les deux en poussa de côté la racaille qui l'avait lâchée. Celui-ci essaya de se ratrapper au bras valide de la jeune femme qui l'envoya sauvagement valdinguer contre le mur opposé avant de se tourner vers son autre aggresseur et de lui prendre la gorge avant de lui serrer les artères.

- Gauchère ? souffla son adversaire.

- Ambidextre, rectifia Yria.

Si son adversaire était indifférent d'expression, Yria aurait juré qu'un brusque sentiment d'étonnement s'était emparé de lui. Il devait se sentir bien con, maintenant, étant donné qu'il était seul. Pitoyable, les racailles n'étaient rien lorsqu'elles n'étaient pas en groupe. Pauvres gamins dépendants ! Pauvres cons !
Le meneur se tourna de nouveau vers l'inconnu, le regard noir et provoquant, tandis que celui qu'Yria avait fait valinguer se redressait et lui lançait son couteau. Le meneur l'attrapa au vol et se dirigea à nouveau vers le cracheur de feu. Yria ne lui adressa pas un seul regard, trop occupée de son côté. Un poignet cassé, abandonné dans l'une des mains de son agresseur, l'autre rattaché à la main habile qui lui serrait fortement la gorge. La racaille suffoquait mais n'osait le monter. Yria se vit sourire, de triomphe, tandis que l'envie de faire du mal la prenait aux tripes, et que le crapeau de la haine dansait dans son ventre.

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Neremsa Vandrake
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Dim 29 Juin - 19:48

Calmement, Neremsa rangea son zippo ainsi que sa bouteille. Il laissa son adversaire le soin de se relever et de prendre une nouvelle arme.
Soupirant, il regarda Yria étrangler l'une des racailles. Elle avait le bras mal en point...
De son coté, il était donc aux prises avec deux adversaires. Bougeant brusquement sa tête sur le coté, il fit craquer sa nuque.


-Bon... 'Pas le choix...

il chercha dans son dos. Deux canettes étaient sanglées à sa ceinture. Il pris celle de gauche.

-Mélange nitrométhane/ammoniaque et sucre/salpètre... Vous m'en direz des nouvelles ?

Il sortit son zippo et alluma la mèche qui dépassait de la canette. Une fois que sa "grenade" fut lancée, il se boucha les oreilles et se retourna. L'une des racailles s'avança vers lui. Un pas... Deux pas... La mèche cessa de se consumer. Il y eut un bang très sonore qui projeta des morceaux de canettes dans toute les directions puis après un épais nuage de fumée blanche. Dans un couloir comme celui-ci, le nuage pris suffisement d'ampleur pour aveugler tout le monde. Dans ce type de milieu, le surauditisme de Neremsa était un avantage conséquent. Les racailles étaient apeurées. Il doutait qu'elles devaient agiter leurs couteaux en tout sens... Mais bon...
Il s'agenouilla et avança prudement. Lorsqu'il sentit une paire de pieds, il ne réfléchit pas et saisit adversaire à la gorge pour la foutre au sol. Il frappa la tête du malheureux contre le carrelage deux ou trois fois puis le lacha. C'est à ce moment qu'une douleur fulgurante lui fendit l'épaule gauche. Neremsa ne cria pas... Le fumigène avait cessé de faire effet et la fume commençait à se dissiper. Il vit son agresseur et se jeta dessus.

Il se fichait pas mal du couteau dans son épaule. Tout ce qui importait c'était d'éradiquer cette racaille. A l'aide de sa prothèse, il maintînt la racaille au sol. Au moment où la fumée se dissipait completement, il pris le couteau dans son épaule et le retira lentement...


- hé du calme... on faisait ça pour rire !

Pas un mot. juste une froide et impytoyable envie de tuer...
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Yria Leghan
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Lun 30 Juin - 18:35

Il semblait à Yria qu'elle écrabouillait tout entière la gorge de la racaille qui la plaquait autrefois contre le mur. Son regard n'avait pas changé, aussi froid que la glace, aussi impénétrable que l'eau de l'océan. Le coeur d'Yria battait la chamade, mais c'était calmement qu'elle étranglait sa victime; son bourreau d'antan. Elle sentit un os craquer et la racaille gémir ; qu'était-elle entrain de briser ? Qu'était-elle entrain de faire ? La mort semblait si proche, l'inconscience aussi. Le goût métallique du sang qu'elle avait involontairement avalé se diffusa dans sa bouche, puis dans sa gorge. Elle retint un haut le coeur, faisant dangeureusement pencher la tête de son adversaire dont la main valide tremblait. Sa pomme d'adam saillissait dans sa gorge, tandis qu'il essayait vainement d'attraper un quelconque membre d'Yria par le biais duquel il pouvait faire souffrir la jeune femme. Yria se sentit sourire. Elle pencha son visage jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'à quelques centimètres de celui de la racaille.

- C'est tellement plus facile de s'attaquer à une femme quand on est à plusieurs...De quoi as-tu peur, dis-moi ?

La racaille ne répondit pas. Ses yeux semblaient sortir de ses orbites, comme des oeufs durs, et son teint virait au violet. Yria eut une grimace de dédain.

- Je déteste les lâches.

BANG ! La secousse fut des plus brutales. Yria sursauta violemment. Le son fut si fort qu'elle crut que ses tympans avaient explosé sous le choc. Elle chercha autour d'elle un endroit duquel la secousse aurait pu provenir, mais la pièce était à présent envahie d'une fumée pratiquement opaque. Elle entendit des bruits de chute, des bruits de combats, des gémissements, et la voix calme de l'inconnu. Yria se rappela alors du lance flamme ; ce devait être ce jeune homme qui avait provoqué cette explosion. Il fallait être suicidaire pour faire un truc pareil...A moins que cette personne était tout simplement un fameux chimiste ? Allez savoir...Yria n'avait pas rencontré beaucoup de monde sachant faire ce genre de chose, peut-être quelque déliquants. La jeune femme sourit. Oui...des délinquants.
Avec tout cela, la jeune Punk avait presque oublié qu'elle tenait encore son adversaire, ou du moins sa gorge. La jeune femme jura : elle ne voyait plus rien par cette fumée. Etait-ce une illusion ou ses yeux la piquaient ? Elle avait horreur de la fumée ! La racaille profita de cette occasion pour se redresser, et, aussi vite que sa gorge écrasée le lui permettait, projeta Yria à terre. L'adolescente se sentit violtiger en l'air avant de s'écrouler au sol, roulant sur le béton comme une vulgaire poupée de chair désartibulée, spectacle quelque peu...macarbe. La jeune femme entendit des bruits de pas. Sa tête lui tournait, sa vue se brouillait, son dos lui faisait mal, ses blessures se rouvraient. Et encore et toujours cette odeur, ce goût du sang !


La fumée se dissipa lentement. Yria leva la tête. L'une des racailles était à terre, le visage en sang, le corps aplati contre le sol, comme écrabouillé par une force surhumaine. L'inconnu s'en prenait à l'autre racaille, retirant de son dos un couteau qui y était planté, celui du meneur. La racaille, soudain apeurée, reculait contre le mur, priant au chimiste en herbe de se calmer. Ce à quoi ce dernier n'allait certainement pas obéir.

- Qu'est-ce que tu regardes, ma jolie ?

La racaille saisit les cheveux de la jeune femme et les tira vers le haut, faisant lever la tête à son esclave. Un duel de regard s'engagea contre la racaille et la Punk. Paraît-il que ces premiers étaient les meilleurs dans ce genre de domaine. Oui, biensûr, Peace And Love, aussi ! Yria cracha au visage de la racaille, véritable vipère dans son genre. Furieux, son agresseur la frappa au visage. La jeune femme ressentit une douleur tellement vive au niveau du nez qu'elle crut que celui-ci était cassé.

- Pour rire ?! Je vais t'éclater la gueule pour rire, moi aussi !

Elle força la racaille à la lâcher et lui envoya un coup de pied bien placé. La racaille recula, Yria se redressa, essuyant d'un revers de main le sang qui coulait sur son visage, avant de s'avancer vers le jeune homme. A vue d'oeil, il était plus grand qu'elle, mais la taille ne faisait pas la force. Laissant son bras droit de côté -il ne lui servait plus à rien- la jeune femme balaya l'air de son bras gauche, atteignant au passage le visage de la racaille. La tête de celui-ci bascula en arrière une fois de plus, attaquée par les pointus pics de laiton du bracelet de la jeune femme. Yria se sentait ivre de haine, la rage bouilonnant dans son cerveau à lui faire exploser la tête, ne ressentant qu'une envie, frapper, faire mal...tuer. Une douleur lancinante traversa son bras droit, signe qu'elle était en vie, non ?

- Shinjimae !

Yria leva le poing, prête à frapper à nouveau.
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Lun 30 Juin - 19:11

Etrangement, ce fut le cri d'Yria ui fit reprendre à Neremsa ses esprit. Une chance, car le couteau qu'il avait extirpé de son épaule était à présent contre la gorge de son adversaire. Neremsa lisait trop de peur dans ses yeux pour aller plus loin.

-Tsss...

Son point percuta le menton de la racaille. L'impact fut suffisement violent pour que le crâne de ladite racaille cogne le mur. Elle s'effondra sans connaissance. Lorsqu'il se retourna, ce fut pour voir Yria s'acharner Sur son adversaire. Les pitoyables cris de détresse et de souffrance qu'il émettait commençaient à irriter ses oreilles. Prenant son temps, il chercha dans ses poches sa paire de bouchons pour oreille. Une fois qu'il l'eut trouvée, il se dépecha de les mettre dans ses orifices auditifs. une fois que ce fut fait, il récupéra les débris noirci de la canette et se dirigea vers Yria. Il parla sur un ton neutre, froid et dur.

-C'est bon, arrète. Il à son compte...

Yria ne se retourna même pas pour le regarder. Elle continua de s'acharner. Neremsa sentit une bouffée de colère l'envahir. Il s'approcha d'elle, saisit l'avant bras avec lequel elle comptait frapper à nouveau et cria :

-Arrètes !

Avant qu'elle ne réponde, il la tira violement pour la projeter un peu plus loin (un mètre à tout casser). Il s'agenouilla, avec toutes les difficultés que sa prothèse lui donnait pour cette action, et vérifia l'état de la racaille. Elle était envie.
Neremsa soupira derechef, puis se tourna vers Yria.


-T'aurais put le tuer si tu t'étais acharnée comme ça encore un peu... Dit-il d'une voix ennuyée.

Il aurait utilisé la même voix pour parler d'un moustique que la jeune femme venait d'écraser.

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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Mar 1 Juil - 18:02

C'était tout juste si Yria avait prêté attention à ce que le jeune homme lui disait. Elle n'avait qu'une chose en tête, buter cet enfoiré, ce lâche, cette racaille qui avait faillit la tuer à plusieures reprises. Heureusement pour la racaille, malheureusement pour Yria, le Punk inconnu la retint avant, la forçant à se calmer, puis à reculer. La jeune femme, d'abord surprise, obéit malgré elle. Ce qui suivit l'étonna : le jeune homme se pencha, comme pour ausculter la racaille, afin de voir si la jeune femme ne l'avait pas tuée. A croire que non, car le Punk se redressa, calme et indifférent, avant de s'adresser à Yria d'un ton réprobateur. Néanmoins, la jeune femme crut percevoir une pointe d'ennui dans sa voix, comme s'il aurait aimé qu'elle le tue quand même, et qu'il l'en avait empêché par principe, ou par peur d'avoir des ennuis. En un sens, il n'avait pas tort. Si Yria avait tué, elle aurait de suite été éjectée de l'internat, à la rue, et elle aurait bien été dans la merde, sans toit, sans nourriture. La jeune femme soupira, ne répondant rien à l'inconnu, du moins, pour l'instant.

S'appuyant sur le mur, la racaille qu'Yria avait essayé de tuer se releva. Ses jambes tremblaient avec une telle force qu'on eut cru qu'elle allaient se dérober sous lui. Un regard vitreux et apeuré sur les deux Punk, il longea la mur avec toutes les précautions du monde et s'approcha aussi vite que son corps meurtri le permettait de ses compagnons. L'un était inerte, et l'autre bougeait à peine. Blanc de terreur, le seul encore valide força le meneur à se relever. Il passa un bras autour de ses épaules et à deux, il prirent le corps du troisièmene avant de sortir lentement de la salle, en claudiquant. Yria les entendit monter les escaliers, et lorsque la porte des sous-sols se fut refermée, elle cracha sur le sol. Puis elle se tourna vers l'inconnu.

- Oui, en effet, j'aurais pu le tuer. Je te signale juste en passant que j'aurais pu y passer, si toi tu n'étais pas venu. J'avais juste en vie de lui rendre à moi seule ce qu'il m'ont infligée à trois. Ce n'est pas toi qui t'es fait tabasser, que je sache.

Ceci dit, elle reboutonna prestement son chemisier couvert de sang. Elle n'avait certes pas là une très bonne stature, mais elle conservait mine de rien un peu de dignité ! Non mais ! En revanche, elle ne se fit pas chier pour lisser ses affaires sur elle. A moins d'un fer surpissant de la mort qui tue, cela aurait été impossible, après ce qui venait de se passer ! La jeune femme secoua ses longs cheveux sombres et considéra avec dégoût le couteau que tenait le jeune homme ; non pas parce qu'il était couvert de sang, mais parce qu'il avait appartenu à une racaille. La jeune femme se rappella de la fumée et du feu que le jeune Punk avait craché en entrant, puis cette protèse à sa jambe. Il était bien spécial, celui-ci. En plus d'un chimiste, n'était-il pas taré ? Mais, à vrai dire, toutes les personnes talentueuses n'étaient-elles pas complètement folles au fond ? Oui, possible. Malgré elle, la jeune femme se surprit à éprouver de la sympathie pour le jeune homme. En effet, plus que peur, admiration et estime, le jeune Punk l'intriguait. Cette indifférence, qu'elle connaissait seulement chez elle même, était presque déroutante. Au fond d'elle, Yria savait que ce jeune homme connaissait assez la douleur pour la combiner avec la raison. Ce qu'elle ne savait pas encore faire...

- Dis-moi, qu'est-ce qui t'as pris de descendre par ici ? Personne ne fréquente les sous-sols en général...En tout cas, félicitations pour ces prouesses, gênes de chimiste ?

Pas un sourire, ni un clin d'oeil, aucun signe de complicité. Venant d'Yria, cela aurait été étonnant, elle qui était méfiante avec n'importe qui qu'elle ne connaissait pas. Ce jeune homme n'échapperait pas à la règle. D'ailleurs, elle venait de se rappeler qu'elle ne connaissait même pas le nom du jeune Punk.

- Au fait, en passant, pourrais-je savoir à qui j'ai l'honneur ? Il est rare de voir des Punk se battre.

Elle frotta machinalement ses poignets. Ces racailles avaient décidément serré comme des malades ! Le regard d'Yria se posa sur le sol. Le néon grésillant au plafond jetait des reflets incertains sur les taches de sang rouge qui commençait déjà à sécher, faisant penser à une asile de fous désertée. Il ne manquait plus que le scénario et la musique pour parfaire le tout. Le regard d'Yria se perdit dans une flaque de sang. Son avant bras gauche en était aussi couvert, résultat du coup porté sur la racaille. Dégueulasse, elle avait du sang d'ennemi sur les bras, mélangé au sien, quel horreur ! Néanmoins, la jeune femme resta indifférente. Ce sang lui rappelait le meurtre de Toyotomi, son aîné. Le sang sous le soleil, qui coulait sur son corps, la voiture, les gens, le klaxon, ses dernières paroles. Sa faute, c'était sa faute. La jeune femme cessa malgré elle de se frotter les poignets, si endoloris soient-ils. Aucune douleur physique n'égalait une douleur morale, surtout si on y était pour quelque chose, surtout si c'était la perte d'un frère.

Yria soupira. Inutile de ressasser des souvenirs qui ne pourraient que l'accabler d'avantage. La jeune femme lâcha ses poignets et se tourna vers le jeune Punk qui n'avait toujours pas bougé. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il l'avait retenue de tuer la racaille, alors que lui même en avait mit deux à terre, dont une inconsciente, et une autre dans un bain de sang ? Logique ? Par pour Yria. Ce jeune homme avait surement bien des choses à cacher, restait à savoir lesquelles. Yria avait connu peu de gens aussi mystérieux qu'elles.
Le néon grésillait encore, elle aurait bien aimé l'exploser. (Ca me rappelle quelque chose...)

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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Mar 1 Juil - 18:57

Lorsque la racaille "survivante" se releva, Neremsa se tourna vers elle. Il parla sur un ton particulièrement sombre:

-Dégage...

Il ne se fit pas prier, ramassant les deux autres et se tirant au plus vite. Yria attendit qu'ils se soient tirés et que la porte soit refermée pour parler, après avoir craché au sol. Elle aurait put y rester, s'il n'était pas venu, elle avait juste envie de se venger.

-Tu sais ce que ça fait de tuer quelqu'un ? Même si tu t'y crois préparé, même si tu n'as pas de remords, son visage te hante et la peur te prends au ventre. c'est quelque chose de difficilement supportable, sauf dans le cas où ce que l'on à subit est presque insuportable. Enfin je suppose que c'est plus supportable quand on tue à coup de poings...

Il la regarda droit dans les yeux. il y avait encore un peu trop d'adrénaline dans son sang pour qu'il se soucie de son apparence. Aussi, lorsqu'elle reboutonna son chemisier, il ne détourna pas ses yeux couleur sang de ceux de son interlocutrice. Elle répondit par une question, à laquelle il répondit, tac-au-tac :

-j'explorais... Enfin je me suis surtout paumé et javais pas envie de remonter ses putains d'escaliers. J'tai entendut gueuler et je suis juste passé par ce chemin. Je m'attendais à ce qu'un de ces crétins se moque de mon handicap et donc j'ai engagé les hostilités. Personellement je me fichait de toi, ce qui m'intéressais c'était de pouvoir en foutre un ou deux au sol, si possible avec leur sang. Oui, je suis fan de pyrotechnique et plutôt doué en chimie... Donc je sais improviser quelques saloperies, comme celles que tu as vue. Je me nomme Neremsa Vandrake. Enfin, les Punks m'ont surnommé "Le Chimiste", tu m'appelle comme tu veux. Et toi, c'est quoi ton nom ?

Elle ftottait ses poignets. Elle jeta un regard dégouté au sang qui lui maculait les bras, et une grande partie du corps d'ailleurs.

-Si tu ne tiens pa à empseter comme un champ de bataille tu devrais prendre une douche.

Il fronça les sourcil, puis défit sa chemise pour regarder son épaule. La blessure saignait toujours...

-Merde...

Il avait le défaut de ne plus prêter attention aux douleurs moindre que celles d'un membre arraché. Si il ne se dépechait pas de mettre un pansement là dessus, il se vidrait de son sang. Il bougea prudement le bras. A part quelques tiraillements, il semblait que ses nerfs et ses muscles n'étaient pas touché. Pourvut que sa clavicule soit en bon état aussi...
Il leva la tête vers le néon, puis remis sa chemise. Il se foutait pas mal de s'être montré presque torse nu devant Yria. une fois sa chemise reboutonnée, il claudiqua vers Yria, la dépassa, et se dirigea vers la sortie.


-J'suppose qu'on devrait se tirer d'ici... j'aimerais pas qu'un surveillant nous trouve...
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-Corvus Corax
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Yria Leghan
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Jeu 3 Juil - 13:21

A l'entente des paroles du jeune homme, Yria soupira et se passa une main devant le visage, comme blasée par ce genre de paroles si futiles, et tant de fois entendues par le passé.

- Evidemment que je sais ce qu'est l'assassinnat. Inutile de me le décrire, répliqua-t-elle sèchement.

Que dire d'autre pour remballer quelqu'un qui n'avait qu'à économiser sa salive. Le faire de parler de la mort lui rappelait la mort de son frère aîné, et plus que tout, elle détestait ressasser de vieux souvenirs, surtout lorsqu'il sagissait de celui-ci là en particulier. Mais en fait, c'était de sa famille qu'elle détestait parler. Sa vie d'avant ses seize ans ne comptait plus à présent, seule comptait celle qu'elle commençait ici, dans cet internat, loin de ce manoir au passé sanglant, loin de cette famille qui regrettait plus que jamais de l'avoir comptée comme membre, loin de cette mère qui ne voulait plus d'elle et qui sans aucun scrupule l'avait lâchement abandonnée ici. Oui, elle avait tué son frère aîné, alors oui, elle savait ce que c'était de tuer, et ce n'était pas ce chimiste complètement taré qui allait le lui apprendre. D'ailleurs, les paroles même du jeune Punk signifiaient clairement que lui avait déjà tué. Il trouvait presque cela...normal même, alors pourquoi avait-il empêché Yria d'aller plus loin ? Pourquoi la réprimander comme une gamine ?

- Ne me sous-estime pas. En revanche, toi tu sembles t'y connaître. Pourquoi me reprocher de frapper, alors que toi tu t'excitais comme un dingue sur tes victimes ? Cela n'a pas vraiment de sens. Je sais ce que valent les ennuis, et me prendre colle ou exclusion ne m'effraie pas le moins du monde. Tu pourras toujours te défendre si tu souhaites rester ici...

La jeune femme haussa les épaules, indifférente, essayant de paraître des plus détachées face à la situation. Elle détestait parler de la mort, et ne souhaitait pas s'éterniser sur le sujet. D'après les dires du jeune homme, il était tombé ici par hasard et semblait s'être battu simplement pour se distraire. Yria haussa un sourcil, étonnée. Moui, c'était une idée, après tout, chacun avait ses propres distractions, ses propres moyens de chasser son ennui. Mais les mecs étaient bien les seuls qui avaient les mêmes moyens de distraction : se battre. C'était d'une basse incroyable, décidément ! Yria ne fit aucun commentaire sur les paroles du jeune homme, qui enfin, dévoila son nom. On l'appellait ainsi donc Neremsa et les Punks lui avaient donné un surnom qui lui convenait certes bien, mais qu'Yria n'aurait certainement pas le réflexe d'utiliser avec lui. L'appeler par son prénom était tellement plus simple, alors comme il lui laissait le choix d'employer les mots qu'elle voulait pour le qualifier, autant en profiter. Et puis, elle ne se sentait ni d'humeur ni d'imagination à chercher un surnom débile pour le qualifier.

- Je me nomme Yria Leghan, je ne retiens aucun surnom que l'on me donne, alors appelle moi comme tu le désires.

Alors qu'elle se frottait les poignets, il sembla surprendre son geste et ajouta une recommendation telle qu'Yria l'aurait bien frappé lui aussi. Se résignant, elle approuva néanmoins sa dernière proposition et se dirigea vers la sortie de la pièce. Elle passa la tête par dehors et regarda des deux côtés. La voix était libre, et il faisait sombre. Il faisait toujours sombre dans les sous-sols. Yria jeta un coup d'oeil à Neremsa derrière elle ; il semblait lui aussi bien décidé à partir. Yria attendit une quinzaine de seconde que ses yeux se soient habitués à la pesante obscurité et s'engouffra dans le couloir. Si comme elle l'avait dit, elle ne craignait pas les sanctions, elle n'avaient en revanche pas vraiment envie de se faire prendre par un surveillant. Cependant, si les racailles ne les dénonçaient pas, les pions croiraient tout simplement que les deux jeunes Punks se seraient entretués. Ah, elle serait belle, la réputation de ce clan, désormais. Yria se frappa mentalement ; rien de tout ceci n'était arrivé, enfin, pour le moment. Elle entendait derrière elle Neremsa qui marchait. C'était un personnage mystérieux. Il lui rappelait les sages qui savaient beaucoup de choses mais qui avaient toujours en eux une entrave, que ce soit un membre en moins, la perte de la vue, ou simplement la vieillesse. Mais alors, qu'est-ce qui clochait chez ce jeune Chimiste en herbe ?

- Neremsa ? appela-t-elle dans le noir, sachant parfaitement qu'il l'entendait. Qu'est-ce que tu es venu faire dans cet internat ? Pourquoi n'es-tu pas dans ce genre d'école de sciences, si tu es si Chimiste si doué ?

Yria ignorait s'il allait lui répondre, tant cette question était banale. Elle se fichait en général totalement du passé des gens, mais Neremsa l'intriguait énormément, pour une raison inconnue. Le silence et le mystère des deux jeunes gens s'entrelaçaient dans le noir, afin que l'on ne put savoir lequel des deux cachait le plus de choses, lequel des deux avait le passé le plus nébuleux, le plus sanglant, le plus triste. Cela était totalement inintéressant comme c'était bon à savoir, mais ni l'un ni l'autre ne semblait vouloir dire quelque chose, mis à part son nom. Ils semblaient en revanche, aussi têtus l'un que l'autre. Sans doute Neremsa parlait plus qu'Yria, peut-être qu'il parlait plus facilement de lui parce que sa vie n'avait aucune importance, commen savoir ? Il était si indifférent, si froid et si distant. Comme Yria.
La jeune femme s'arrêta soudain, lorsqu'elle se sentit buter contre une marche de pierre. Elle jura intérieurement ; elle détestait monter des escaliers dans le noir ! Machinalement, elle s'appuya sur le mur, histoire de ne pas se casser la gueule, ce serait bête, tout de même. Soudain, un cliquetis retentit et la lumière inonda l'escalier. Yria enleva sa main, autrefois posé un interrupteur
.

- Magnifique, la technologie d'aujourd'hui, ironisa-t-elle.
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Jeu 3 Juil - 14:25

Un éclair fugitif passa dans ses yeux. Yria aussi aurait déjà tué ?
Il répondit sechement:


-J'te sous-estime pas. Et je ne me suis pas excité comme toi sur mes ennemis. J'en ai éclaté un au sol puis j'ai menacé l'autre avec sa propre lame. Comparé à toi c'est pas grand chose il me semble !

Il se calme et passa une main sur sa nuque.

-Le problème, dit-il, c'est que s'il y à du grabuge en ma présence, j'aurais droit au flic directement et je finirais inculpé pour un meurtre datant de l'année passée...

A quoi bon lui cacher quoi que ce soit ? Elle semblait être comme lui, à quelques détails près. Ainsi, elle se nommai Yria
Il la laissa se diriger vers la sortie, lui emboitant le pas. Il était heureux d'avoir mit une combat sur sa prothèse, sans quoi un "cling" sonore se serait fait entendre à chacun de ses pas. Il avançait doucement, ralentit par son handicap mais aussi par un petit déséquilibre du au fait qu'il avait une main plaquée contre sa blessure afin de limiter l'hémorragie.
Il entendit Yria lui poser une question. Il répondit faiblement, dans un murmure (qui était parfaitement audible nénamoins) :


-J'étais dans une école qui offrait cette option. Mais il se trouve que c'est là que j'y ai commis un meurtre et que mes parents, ignorant que c'était moi le coupable, ont cru bon de me placer ici pour ma sécurité. J'étudie la chimie par moi même, m'axant sur le pyrotechnique...

S'il fut surprit par la lumière, il ne le montra pas trop. Par contre, il regardait l'escalier avec un regard assassin.

-Et 'chier...

Il enleva prudement sa main de la plaie, qui se remit à saigner (mais avec moins de force) et s'accrocha fermement à la rampe avec son bras valide. Descendre un escalier c'était déjà pénible, mais en monter un...
Neremsa ne controlait pas sa prothèse. Le roulement à bille qui remplacait son genou était actionné par la gravité. Pour marcher, il fallait donc le laisser faire. Mais lorsu'il fallait s'appuyer dessus, c'était la perte d'éuilibre instantanée. Pour descendre un escalier, Neremsa devait sautiller sur sa jambe valide. Pour monter, il devait s'appuyer sur sa prothèse. La technique était simple, quoique longue et fastidieuse. Il posait son pied valide sur la première marche, pousait de façon à pouvoir poser la prothèse sur cette marche puis, en tenant solidement la rampe, il devait réussir à poser son pied valide sur la marche suivant avant que sa prothèse ne lui fasse perdre l'équilibre. En règle générale il ne se cassait pas la figure, mais se retrouvait considérablement ralentit...
Lorsqu'il en fut à la troisième Marche, il marmonna :


-Que l'enculédebatarddefilsdeputaindevéroléedesaracemaudite qui à oublié de foutre un ascenseur ici aille brûler en enfer !
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Jeu 3 Juil - 16:40

- T'inquiètes pas, répondit Yria. La prison c'est pas la mort, ça change juste un homme qui n'a pas assez de force mentale...

Elle ne s'attarda pas dessus. Neremsa avait confirmé les soupçons qu'elle nourrissait sur lui. Ainsi donc, lui aussi avait déjà tué. Yria faillit sourire. Si seulement la prison était le seul moyen de punir un être humain pour ses méfaits. Ah, si tout était aussi simple...ce ne serait pas drôle. Evidemment, il faut bien souffrir de temps en temps et punir comme l'autre le méritait, n'est-ce pas ? Bien sûr, c'était ce que ces enculés de filcs voulaient. Serviteurs de la loi, mon oeil. Qu'est-ce qui ne disait pas qu'eux aussi avaient des envies meurtrières, se faisant flic pour paraître pur et simple, et ainsi intouchable. La jeune Punk regarda longuement Neremsa lorsque celui-ci évoqua ce fameux meurtre. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à celui qu'elle même avait commis.
Tuer quelqu'un alors que l'on est dans un établissement ! Voilà bien une bonne idée ! Ce qu'il avait pu être stupide de faire cela ! La jeune femme était à deux doigts de lui reprocher, avant de se rappeler qu'elle avait faillit faire la même chose, quelques minutes auparavant, avec cette satanée racaille. Elle comprenait à présent pourquoi il l'avait empêchée de la tuer
.

- Pour ta sécurité ? s'étonna la jeune fille. Au Japon, on est jamais en sécurité nulle part. Mais pourquoi avoir commis un meurtre ? Par haine ?

Yria haussa les épaules. On pouvait commettre un meurtre pour multiples raisons. Mais elle, ce n'était pas par haine qu'elle avait tué, non. Si seulement ç'avait été le cas...Ah, avec des si, on refaisait le monde. La jeune femme reporta son attention sur l'escalier et manqua de s'y casser la figure par manque d'attention. Se maudissant, elle se rattrapa de justesser à la rampe et leva la tête, afin d'essayer de voir la porte. L'escalier était si grand que cela ?! Etrange, il lui avait semblé...Non, elle n'était pas consciente mais droguée, lorsqu'elle l'avait descendu. Il était normal qu'elle n'aie pas la même vision des choses. Sa dernière image de l'escalier était un décor flou et tremblotant sous la lumière, tandis qu'on la tenait par les épaules et la propulsait en bas de l'escalier. Yria porta une main à sa gorge ; qu'avait-elle bien pu avaler ?! A quel point l'avaient-ils droguée pour qu'elle se retrouve dans cet état de transe, inconsciente d'elle même, naïve, devenue un pantin de chair à la merci de ces machines à violence et à sexe ?! La jeune Punk réprima un haut le coeur. Un frisson glacé parcouru son échine. Elle eut envie de vomir.
Se retournant afin de voir où en était Neremsa, elle le remarqua en difficulté, tout en bas de l'escalier. Elle fronça les sourcils et ne s'offusqua même pas de la longue injure que Neremsa laissa échapper ; elle savait lâcher la même chose, et l'avantage de ces longs mots était que personne ne les retenait. Elle se sentait d'ailleurs incapable de retenir celui de Neremsa
.

- Un ascenceur pour monter un seul étage ? Ils préfèrent surement gaspiller leur tune ailleurs, crois moi.

La jeune femme descendit quelques marches, hésita, puis descendit tout l'escalier, avant de se placer à côté de Neremsa. Elle fixa quelque instants la jambe du jeune Chimiste qui semblait entraver ce dernier. Pourtant, elle ne portait aucune séquelle apparente. En revanche, elle ne pouvait rien faire pour l'hémoragie. Saloperie de racailles. Sans lui en demander la permission, Yria le soutint à l'aide de son bras.

- Ne discute pas, c'est pas en gueulant que tu vas être plus vite en haut. Aller appuie-toi sur moi, je sais porter un mec tout de même ! Et bordel qu'est-ce que t'a fait à ta jambe pour avoir tant de difficultés à monter un escalier ?

C'était une question qui méritait réponse. Cette particularité chez Neremsa l'intriguait plus que tout. Au moins, elle saurait peut-être pourquoi il vouait une telle haine à ce pauvre petit escalier qui ne lui avait rien fait, pourquoi il avait tant de mal à marcher, pourquoi la racaille n'avait pas réussi à lui blesser cette jambe et pourquoi le couteau n'avait pas atteint sa cible lorsque la racaille l'avait lâché. Neremsa n'était pas des plus lourds, mais quand même. L'odeur de l'hémoglobine envahissait l'air. Neremsa avait raison, ils sentaient comme un champ de bataille. C'était après tout ce qui s'était passé dans l'autre pièce, une bagarre sanglante. La puanteur tournait la tête d'Yria comme cette drogue infâme que les racailles lui avaient faite avaler, le gout métallique et chaud de son propre sang lui donnait la nausée. Son coeur battait à tout rompre et plus que son propre corps, ses muscles devaient soutenir ceux de Neremsa. La porte se trouvait à plus d'une trentaine de marches. Mais ce foutu sous-sol était à combien de mètres sous terre ?!

- Bordel ! Cet escalier n'a donc pas de fin !

Comme celle de la pièce qu'ils venaient de quitter, la lumière de l'escalier clignota à son tour, avec un grésillement sinistre qui devint bientôt habituel et familier. Yria leva la tête au plafond, un regard assassin sur ce néon de merde.

- J'sens que j'vais exploser cette saloperie...
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Jeu 3 Juil - 17:07

Il répondit, agacé :

-Ouais, ben si tu veux prendre ma place en taule, vas-y, moi j'préfère rester dehors à fabriquer des explosif peinard...
Ouais ben ici c'est pas le japon il me semble, ça ressemble à un internat je dirais... Quant aux meurtre... on va dire que j'ai pas envie d'en parler...


C'est surtout que là ce n'était pas le moment, selon lui. un Pion pouvait débarquer, ce qui serait gênant.
Ils arrivèrent près de ce foutut escalier et montèrent. Enfin, pour être précis : Yria monta tandis que Neremsa se trainait, bien malgré lui.
Elle redescendit et l'aida. Avant même qu'il n'essaie de la repousser, elle lui dit de la fermer et de monter. Néanmoins elle posa la question à laquelle il s'était habitué:


-Ma jambe, c'est la raison pour laquelle j'ai tué. J'avais treize ans et la mauvaise habitude de faire péter un tas de mes mélanges dans l'école. un enfant de putain à eu l'idée géniale de déplacer une de mes bombes et ça à pété à dix mètre de moi. L'explosion en elle même n'était pas dangereuse, mais à projeté un fragment de pierre gros comme un poing sur ma rotule droite et embarqué la moitié de ma jambe au passage... j'ai passé un an en béquille, puis mes parents ont payé l'opération visant à m'implanter une prothèse. Il y à un an j'ai enfin su qui était responsable, une personne du genre de celle qu'on vient de tabasser, et je lui ai fait une petite bombe maison que je me suis fait une joie de voir exploser à sa figure. Le temps que les secours arrivent son visage ressemblait à une flaque et l'acide chlorhydrique commençait à ronger son cou...

Bien que son ton soit neutre, on pouvait sentir une froide joie dans ses paroles. Après tout, il avait perdu un membre, c'était donc logique de vouloir se venger, non ?
Neremsa s'était vengé, d'une manère horrible. Il assumait et, pour tout dire, s'en foutait pas mal de la manière dont il avait tué. Au final, le but était le même...


-Et toi ? Tu as déjà tué il me semble, non ?

Il ne put retenir son sourire devant l'énervement d'Yria face à ce stupide néon.

-Bah explose-le une fois qu'on est sortit j'aimerais pas me casser la gueule dans le noir...
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Ven 4 Juil - 18:34

Neremsa avait dû comprendre que le meilleure choix était de se laisser faire par la jeune femme. Ainsi donc, ce furent ensemble qu'ils entreprirent la longue montée des escaliers qui paraissait infinie à Yria. Au lieu de s'appuyer sur cette jambe qui semblait l'entraver, il s'aidait d'Yria pour monter les marches et semblait moins grogner désormais, car la jeune Punk ne l'entendit plus souffler autre injure que celle de toute à l'heure. Elle devait avouer que Neremsa était très lourd, mais le plus important était qu'ils reviennent tous les deux vivants hors du sous-sol, afin qu'aucun soupçon ne se pose. Neremsa ne se plaignit nullement de la blessure de son épaule et Yria lui en fut reconnaissante ; il était déjà suffisamment dur de monter des marches avec lui. Le jeune homme répondit enfin à la question qu'Yria se posait tant sur son compte. Certes, il n'aimait pas évoquer les meurtres, mais cela ne lui empêcha pas de raconter son histoire. Il avait joué avec une bombe et cela avait mal tourné. Sa jambe était partie sur le coup. Neremsa avait retrouvé le coupable de ce raté et l'avait tué de la même manière. Yria réprima une grimace lorsqu'elle entendit les détails du meurtre, mais ne fit aucun commentaire. C'était donc par haine et rancœur qu'il avait tué. C'était donc à cause de cette personne qu'il avait cette entrave. C'était à cause d'une prothèse que les racailles n'avaient pu le blesser à cet endroit du corps avec leur lame.
Elle réprima un sourire jaune lorsque le jeune homme lui parla de la prison
.

- Non merci, je ne veux pas y retourner, sans façon. C'est pire que l'enfer, pire que la mort.

Inutile qu'il lui demande des détails. Comme elle il ne voulait pas fouler, ou refouler dans le cas d'Yria, le sol d'une prison. Yria avait été terrifiée à l'idée d'y aller, et son cauchemar s'était réalisé. Pour rien au monde elle ne voudrait revivre l'enfer de la prison. C'était pire que de mourir, voir mourir autour de nous, subir la soumission, la souffrance et la violence et ce tous les jours. Se battre pour survivre. Se coucher le soir avec la peur au ventre de se faire assassiner dans son sommeil. Espérer dans ses rêves que l'on va s'en sortir, découvrir en se réveillant que l'on est toujours là. Et ce cycle inlassable qui recommence, jour après jour, un supplice inlassable. Regarder crever les plus faibles, les voir agoniser sur le sol. Voir, le front appuyé contre les barreaux, un jeune se faire torturer à mort, entendre ses cris en sachant qu'il va mourir, et pleurs et ses supplications qu'il lance comme des crochets afin de se raccrocher vainement à la vie qui s'éloigne tout doucement de lui et la faucheuse qui regarde la scène, attendant de venir le prendre. Les lettres qui ne partent jamais. La famille qui nous manque. La faim qui nous ronge, la maladie qui nous gagne, et pire que tout, se voir perdre la raison, perdre l'âme, perdre conscience, et enfin perdre la vie. Combien de fois s'était-elle réveillée et avait-elle vu son camarade pendu aux barreaux, ou encore un couteau enfoncé dans la gorge, ou mort de faim, de peur.

- Oui, murmura Yria. J'ai déjà tué. Mais ce ne fut nullement d'une façon si spectaculaire que toi. Non, moi à côté, c'est si con, si stupide et si banal. J'ai convaincu une personne un jour, que des êtres chers à son cœur ne reviendraient plus jamais où il habitait, et ce, à cause de lui. Que c'était lui le problème. Je l'ai laissé s'enterrer dans son désespoir, sa culpabilité et sa douleur. J'ai laissé ceci mariner quatre ans. Chaque jour je le voyais souffrir, se mourir un peu plus, sombrer toujours plus profond dans les méandres de l'enfer de son esprit. Un jour est arrivé où il n'était plus conscient de lui même, et fou de douleur, il s'est jeté sur une autoroute. Une voiture l'a percuté. Il agonisait. J'ai vu toute la scène. J'avais tout vu depuis le début. Il est mort dans mes bras. Moi qui le haïssait tant au fond de moi, moi qui pensait que tout était de sa faute alors que c'était celle de ses parents, de ses êtres chers, il est mort en me disant qu'il m'aimait...

Elle faillit faire trébucher Neremsa, mais le retint juste à temps. Ses muscles hurlaient de douleur et suppliaient le repos. Yria le leur accorda et s'arrêta sur une marche, au milieu de l'escalier. Le silence se fit. Le néon continua de grésiller, menaçant toujours de s'éteindre, sans jamais le faire. Yria ferma un instant les yeux, le cœur lourd.

- Ses parents, c'étaient les miens. Ce jeune homme, c'était mon frère. J'ai tué Toyotomi Leghan en jouant sur ses sentiments avec des mensonges pour arme. Personne n'a jamais su qui avait été le coupable. On a fait passer cela pour un suicide et l'affaire a été classée. Cela fera...un an, le sept. Il est mort le sept juillet deux mille sept. On aurait pu croire que ce jour lui porterait chance...Eh bien non...Il est mort et c'est moi qui l'ai tué...

La jeune femme serra les dents. Inutile de pleurer. Elle ne voulait pas se remémorer des souvenirs, et refusait la pitié de Neremsa. Après cette déclaration, elle s'obligea à continuer son ascension vers la surface, laissant toujours le jeune Punk s'appuyer sur elle. Enfin, presque désespérée, la jeune femme appuya brutalement sa main ensanglantée par la bagarre du sous-sol, sur la poignée de la porte et fit pivoter le panneau vers elle. L'air de la surface lui emplit les poumons et la lumière naturelle pétilla dans ses yeux. Elle fit monter la dernière marche à Neremsa et le suivit. Maintenant, il pouvait marcher tout seul. Les autres escaliers étaient ceux des chambres, et on était en plein milieu de l'après-midi -alleeeez ! faites le rapprochement quoi, merde ! Yria d'adossa contre le mur et se laissa glisser lentement contre la pierre, épuisée.

-Salaudenomdedieudeputaindebordeldemerdesaloperiedeconnard'enculédetamère...J'adore ces sous-sol...

Elle plongea sa main dans sa poche. Le néon grésillait toujours derrière elle, et le petit bruit qu'il faisait commençait à sérieusement lui courir sur le haricot. Enfin, elle sortit un canif de sa poche et le considéra un instant.

- Tu connais les retour de lumière, Neremsa ? C'est lorsqu'une flamme se fait plus brillante juste avant de s'éteindre. Une flamme finit toujours par s'éteindre à un moment ou à un autre. La vie de Toyotomi était comme la flamme d'une chandelle...à se consumer tout doucement. Il ne manifestait aucun sentiment envers quiconque. Eh bien, quand il m'a dit qu'il m'aimait, avant de mourir...son âme...

Clac ! La lame sortit du manche en bois du canif.

-...a fait un retour de lumière.

Yria empoigna le canif par son manche et replia ses jambes contre son torse. Le néon les lui brisait. Elle se releva et se tourna vers la porte qu'elle n'avait pas refermée.

- ET MERDE FAIS CHIER !

Le canif quitta sa main aux longs doigts de pianiste. La lame scintilla sous la lumière du soleil et partit dans les escaliers. Et ce qui devait arriver arriva. Le canif entra violemment en contact avec le néon. Le verre protecteur explosa et un fragment translucide brisa l'ampoule. L'escalier fut plongé dans le noir le plus complet, le canif s'abandonna en bas des escaliers et ce fut le silence. Yria passa une main sur son front et soupira.

- Putain mais c'est pas vrai quoi !
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Sam 5 Juil - 5:51

Neremsa garda le silence en entendant Yria raconter comment elle avait tué son frère. Il ne savait pas quoi en penser. Ensuite elle parla des retours de lumières. Bien sûr qu’il connaissait. Il n’était pas pyromane sur les bords pour rien…

-la flamme de ma haine n’à jamais eu l’occasion de s’éteindre. Au contraire, elle à prit en moi comme un incendie. Et ce jusqu’à me pousser au meurtre. Mais contrairement à toi je n’éprouve aucun remord. J’ai envoyé une classe entière à l’hôpital pour pouvoir tuer celui qui était responsable de ma mutilation. Et alors ? Je n’en ai cure ! Ces gens me gênaient alors je les ait éliminés. Est-ce que je dois me sentir responsable ? Oui
Mais comme je voulais absolument tuer ce bâtard je n’en avait plus rien à foutre.


A ce moment, Yria se releva et alla jeter son couteau sur le néon qui grésillait.
Neremsa soupira et s’autorisa à lâcher une vanne.


-De nous deux, je croyais que j’étais le plus impulsif… j’me serais gouré ?

Il se laissa tomber au sol, dans la position assise. Il prit sa bouteille de Vodka et son briquet ainsi qu’un carré de tissu blanc. Il imbiba le tissu d’alcool et en enfonça une partie dans la bouteille, avant d’y mettre le feu.

-J’descends pas avec toi le chercher, mais j’te file une torche maison en contrepartie… Du moment qu’il me reste un peu de Vodka après ça.

Yria descendit chercher son couteau. Ce n’est que lorsqu’elle fut en bas que Neremsa aperçut la bande de racaille qui arrivait. Il jura et claqua la porte, laissant Yria seule…
Celui qui menait le groupe, composé d’environ 6 racailles, s’approcha de Neremsa, un couteau à la main.


-C’est toi qui à amoché Fred ?

-Probable…

La racaille serra les dents et entailla la joue de Neremsa à l’aide de son arme. L’Irlandais grogna de douleur et soutînt le regard de son nouvel adversaire. Cela eu le dont d’énerver encore plus la racaille qui, voyant l’épaule blessée de Neremsa, planta son couteau dans la plaie. Avant de hurler, Neremsa afficha un air de surprise. Il tomba contre la porte, qui demeura close, en serrant les dents. Il avait beau être très endurant à la douleur, il avait ses limites. La lame avait problament touché un nerf, cette fois. La racaille l’attrapa par le col et le plaqua un peu plus contre la porte.

-TU VEUX MON POING DANS LA GUEULE ?

-Non… Je veux…Da wad…

En breton, cela se traduisait par «Ton sang…»
A ce moment, les yeux de Neremsa n’affichèrent plus que de la haine. Il céda entièrement à la colère. Très vite, la douleur ne fut plus qu’une information. Le taux d’adrénaline dans son sang tripla. Ses sens s’affûtèrent, sa force augmenta. Un sourire carnassier s’afficha sur son visage. Depuis qu’il avait perdu sa jambe, il avait pratiquement toujours un explosif sur lui. Mais avant de s’en servir, il comptait bien maculer ses poing avec du sang de racaille.
Il hurla à nouveau. Mais cette fois, ce n’était pas un cri de souffrance. C’était un rugissement de pure haine qui résonna longuement dans le sous-sol…
Le poing de Neremsa fusa droit dans la mâchoire de la racaille en face de lui. Ce dernier, qui ne s’attendait sûrement pas à voir un blessé entamer le combat, n’eut pas le temps de se protéger ou d’esquiver. Il fut projeté au sol sous la violence de l’impact.

Pour Neremsa, le jeu ne faisait que commencer…

Il enleva la lame fichée dans son épaule et la jeta au loin. Non, il n’avait besoin d’aucune arme… Le jeune Irlandais envoya deux adversaires au sol avant d’être submergé par les 3 autres. Ceux-ci le firent tomber et firent pleuvoir une avalanche de coups de pieds sur lui. Neremsa était contre la porte, empêchant Yria de l’ouvrir. Elle, au moins, serait à l’abri. Alors que les racailles allaient voir leur blessé, il sortit un de ces « pétards ». Cette fois, rien à voir avec un inoffensif fumigène. C’était un explosif à la poudre noire contenant des billes de métal, grosses comme l’ongle du pouce. Peu dangereux à bonne distance, en raison da la faible puissance de l’explosif. Mais s’il le lançait à coté des racailles…

Il alluma péniblement la mèche puis jeta sa « grenade » avant de se retourner et de protéger sa tête. Les billes progetée dans sa direction frappèrent son dos avec force. Il glapit de douleur. Son glapissement se détacha clairement du bruit des billes cognant la porte. Il ignorait si les racailles étaient blessée ou encore en état de combattre. Il sentit juste sa raison vaciller et eut la force de ramper pour laisser le champ libre à Yria…

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Yria Leghan
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Jeu 31 Juil - 17:06

- Ce n'est pas parce que tu es un homme que tu es forcément plus impulsif que moi, les apparences sont parfois trompeuses...

Ainsi furent les derniers mots prononcés par Yria avant qu'elle ne descendît dans le sous-sol pour aller chercher son canif. Tenant la bouteille qui jouait le rôle de torche, la jeune femme descendit prudemment les escaliers. Elle n'avait aucune idée d'où avait atterri le canif, jusque que c'était ici. Il aurait certainement pu rouler un peu plus bas, ce qui ne, l'aurait pas vraiment arrangé. Non pas qu'Yria avait peur du noir ou de l'inconnu, mais elle détestait les sous-sols. Quand bien même la torche improvisée de Neremsa diffusait une source de lumière non négligeable, Yria ne voyait pas si loin qu'elle aurait cru, et le canif restait introuvable. Au moins, la chose positif était que cette saleté de néon ne grésillait plus comme un fou au dessus de sa tête. En vérité, qu'il soit allumé ou éteint ne faisait aucune différence.
Au bout de quelques minutes qui avaient paru une éternité à Yria, ses yeux virent enfin la lame du canif scintiller, à côté de nombreux débris de verre, tout en bas des escaliers. Il avait dû se payer une belle descente, celui-ci dis donc. La torche à la main, Yria se baissa et saisit le canif dont elle replia la lame avant de la ranger. Au moment où elle se retourna pour remonter, des voix retentirent en haut et la porte se referma derrière Neremsa
.

* Des racailles...Et ce con m'a enfermée ! *

Les voix étaient parfaitement perceptibles derrière le panneau de la porte. Yria perçut des bribes de conversation provocantes, puis des bruits de chute et de combat. Eh ça y est, Neremsa remettait cela. En même temps, comment ne pas se battre contre une racaille lorsque celui-ci vous provoquait. Impossible, si l'on a pas un minimum de fierté dans le coeur, et Neremsa en avait trop. Se battre une seconde fois, blessé comme il était ; fallait le faire ! Qu'Yria gravisse les escaliers bruyamment ou pas comptait guère, tant les garçons faisaient du bruit de l'autre côté de la porte. Yria n'eut pas à imaginer ce qu'il se passait, les bruits étaient éloquents. En revanche, elle ne put monter plus vite que d'habitude, à cause de la torche et des bouts de verre qui jonchaient par dizaines chaque marche. Une fois arrivée en haut, elle essaya de pousser la porte, ce qui se révéla impossible. Le verrou de l'extérieur n'avait pas été tourné, elle l'aurait entendu. Quelqu'un devait donc être appuyé contre le panneau. Un hurlement de haine se répercuta dans les sous-sols, faisant frissonner Yria. Aucun doute, il venait de dehors, qui plus est, de Neremsa. Il se passa ainsi des minutes intermibales pendant lesquelles les coups retentissaient, jusqu'à ce qu'une explosion, semblable à celle d'un explosif, retentît. Tels des grêlons, les billes frappèrent avec force le panneau de la porte, aracha un mouvement de recul à Yria. Neremsa gémit derrière la porte, et ce fut le silence.

Le panneau de la porte pivota. Prudente, Yria passa d'abord sa tête, et ce fut lorsqu'elle vit l'étendue des dégâts tant humains que matériels qu'elle ouvrit la porte en entier. Elle faillit lâcher la torche. Six racailles étaient étalées sur le sol, sonnées, mais certainement pas décédées. Une racaille vivante, même endormie, se voyait de loin. Yria faillit lâcher une exclamation de stupeur lorsqu'elle vit ce qui s'était en fait enfoncé dans la porte. Des billes...des billes de métal. Elle comprit alors ce qui avait fait gémir à se point Neremsa. Mais d'ailleurs, où était-il ?
Elle le trouva à côté de la porte, étendu au sol, le dos en sang, criblé d'une dizaine de ces billes, les épaules teintes en écarlate d'essence humaine qui s'étalait sur le sol en une sombre mare dans laquel se mirait le corps amorphe. Neremsa avait perdu connaissance
.

- C'est quoi ce bordel ?!

* Oh punaise ! *

Terrifiée à l'idée d'être découverte, Yria poussa la porte des toilettes des garçons (la première qui venait, en fait) et jeta la bouteille dans un des lavabos avant de faire tourner le bouton du robinet et de s'échapper telle une voleuse. Lorsqu'elle sortit des toilettes, elle s'appuya contre le mur, et ce fut ce tableau que découvrirent cinq skateurs qui passaient par là. Tous étaient plus jeunes qu'Yria, surement quatorze ou quinze ans, les cheveux longs, un skate taggé sous le bras. Il contemplèrent, effarés, la scène qui s'étendait sous leurs yeux.

- Il s'est passé quoi ?

Yria haussa les épaules.

- Oh, rien, ils se tapent dessus pour rire, vous connaissez les racailles...

- Et ces billes dans les murs et la porte, c'est aussi pour rire ?!

Yria soupira et secoua la tête, soudain exaspérée.

- Oh faites pas chier avec vos questions et aidez moi !

- Il est mort ?! C'est ton copain ?!

- Mais NAN !

***

Les skateurs déposèrent le corps inerte de Neremsa sur l'un des lits vides de l'infirmerie (ils l'étaient tous, en vérité) puis se tournèrent vers Yria qui les avait suivi. La jeune femme soupira et, sans un remerciement leur tendit leur planche qu'elle avait gardé pendant qu'ils transportaient le corps. Puis elle les laissa sortir sans aucun au revoir. Dans l'infirmerie filtrait le soleil qui brillait de mille feux au dehors. Comme Yria aurait aimé y être ! Elle avait horreur d'être enfermée ! Passant devant un miroir, elle se contempla un instant. Décoiffée, pleine de sang, le poignet droit formant un angle bizarre par rapport à son bras. Rien qu'en le touchant, la jeune femme sursauta d'elle même ; eh ben ouais, il était cassé.

* Et cette infirmière, jamais là quand on a besoin d'elle *
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Neremsa Vandrake
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MessageSujet: Re: Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]   Jeu 31 Juil - 17:33

"Le soleil éclatant, les voix et les bruit d'une cours de récréation. Assit Sur un banc, Neremsa mange. Il balance ses deux jambes un moment avant de se lever et de marcher vers la poubelle.
Puis, vient l'explosion. En premier, un flash aveuglant jaune-blanc. Ensuite vient la détonation. Même avec ses bouchons, Neremsa sent ses tympans vriller sous la puissante vibration qui le traverse. Il entends quelque chose siffler à son oreille. Le sifflement décroit, bientôt remplacé par un autre, venant de plus bas. Là, c'est le choc. Neremsa ne comprends pas pourquoi il se retrouve face contre terre. Il tente de se relever pour chopper celui qui l'à mis au sol. C'est là qu'il se rend compte qu'il n'à plus aucun équilibre.
Traversant le brouillard d'incompréhension de son esprit, la douleur fuse. Neremsa hurle sans même s'en rendre compte. Il apercoit une mare de sang autour de lui, puis un morceau de jambe contre un mur. Il reconnais la couleur de son pantalon ainsi que sa chaussure.
L'horreur s'empare de son esprit...
"

Neremsa roulait des yeux. Il avait clairement le sommeil agité et son rêve n'avait pas l'air d'être plaisant. Il murmure quelques mots dans son sommeil, parmi lesquels on peut entendre clairement un "ma jambe" suivit d'un "non"
Il s'agita de plus en plus, puis ouvre les yeux. Le soleil lui cause une douleur mordante dans les rétines, provoquant la remontée d'un souvenir enfouit dans sa mémoire depuis 4 ans.


-NOOON !

Il se redressa. Mauvaise idée... Son épaule hurla de douleur tandis qu'une multitude de pique chauffée au rouge lui mordirent le dos. Il se laissa tomber sur le lit avec un grognement étouffé. Seconde mauvaise idée. La chute sur le lit lui arracha un juron coloré en breton. Il était question de pendre un type à un chène avec ses tripes.
Serrant les dents, Neremsa reprit graduelement le contrôle. Sa respiration se calma. Il rouvrit les yeux et commença à détailler l'environnement autour de lui. Cett pièce ne lui disait rien...mais l'odeur lui indiqua tout : une infirmerie ou un hopital. Il avait passé suffisement de temps dans une chambre d'hopital pour reconnaitre l'odeur caractéristique qui reigne dans ce genre de pièce, l'infirmerie étant dans la liste. Ses souvenirs, bien que confus, lui apprirent ce qui s'était passé. L'attaque des Racailles, la grenade, Yria... Yria ?


-Merde !
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-Corvus Corax
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Qu'elle est douce l'odeur du feu [PV Yria] [Terminé]

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