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 | Sujet: Au crépuscule, un peu de solitude? [PV Kyoko] Lun 4 Aoû - 15:39 | |
| Lorsque je courais, je me sentais toujours observé. D'abord des adversaires derrière moi, cherchant à caler leur rythme sur le mien, mais aussi du public comme des arbitres qui, durant toute la durée de l'épreuve observaient avec avidité la scène qui se déroulait devant leurs yeux. C'était dans ces moments là où je ressentais la plus grande envie de solitude, et c'était toujours après ces journées de compétitions que je fuyais toute compagnie.
Le seul problème depuis que j'avais rejoins cette pension résidait dans le simple fait que un moment seul était plus que difficile à trouver. Entre le dortoir où, à quatre dans une chambre, il était plus que compliqué d'obtenir le silence tant recherché et le reste de l'établissement qui gardait un fond sonore continu, sauf au moment de dormir, et encore... Les seuls endroits qui me paraissaient digne d'un silence total et à chaque moment se trouvaient être malheureusement interdit. Mais après tout, pour un besoin vital de solitude, une petite entorse au règlement ne pourrait me faire de mal.
Ce fut ainsi que je me retrouvais à monter les escalier le plus rapidement possible pour rejoindre le toit. J'avais rapidement éliminé les deux autres, trop peu rassurant pour un poltron tel que moi. Arrivé au dernier étage encore autorisé, je jetais un dernier regard derrière moi avant de m'élancer à vive allure dans les dernière marche me séparant de ce paradis de calme. A ma plus grande surprise, la porte n'avait pas été verrouillée et je n'eus qu'à pousser la porte pour sentir l'air frais du crépuscule circuler sur mon visage.
J'avançais aussitôt de quelques pas après avoir fermé la porte derrière moi pour ne pas dévoiler ma présence. L'endroit n'était pas des plus jolis, mais la liberté qu'il inspirait n'était pas du tout négligeable : un véritable paradis! Je m'approchais alors d'un pas rapide vers le rebord pour juger de la distance qui me séparait du sol. Un léger sourire sur mes lèvres, je m'y asseyais ensuite en sentant l'air frais continuer d'affluer dans mes cheveux.
Un calme apparent qui ne manquerait évidemment pas d'être brisé... |
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