Yui Fujita Je suis populaire


 Age : 15 Inscrit le : 09 Juil 2008 Messages : 555 Job : Artiste au chômage Humeur : Hmm... Bonne question... ID : Fiche Carte ID Relations: Dortoir: 96, voudrai-tu poser pour moi et je ferai de toi ma muse...
 | Sujet: Devant un public invicible (?) [Libre !] Mar 15 Juil - 16:43 | |
| « Lorsque vous vous sentez oublier, seul. Vous essayer de chercher refuge dans d’heureux souvenir, mais si tout vos souvenirs n’étaient que des sornettes, des illusions, et qu’au fond de vous la vérité éclate. Vous êtes seul. Seule. éternellement seul. Qu’es-ce la famille ? Qu’es-ce les amis ? Qu’es-ce ce sentiment qu’on appelle l’amour ? Rien n’existe, tout est superficielle, illusion auquel vous vous accrochez tant, mais vainement, car la vérité vous la fuyez. Fuir direz-vous ? Oui, c’est une chose propre l’espèce humaine, de fuir et d’être lâche. Mais pourtant la solitude engendre la peur, la peu de ne pas exister, de n’être rien aux yeux du monde, rien, inexistant. Savoir que notre vie n’est qu’éphémère, et qu’on fois disparu de la surface de la terre, personne ne se souviendra de vous, personne, personne. Alors que de votre vivant vous existez. La solitude, Yui s’y connaît. Personne pour l’écouter, personne. Une mère aimante ? Un aimant ? Cela n’existe que chez les ignorants, et dans leur conte de fée afin d’idéaliser le monde a leur image. La solitude, amie et ennemie à la fois. Et pourtant depuis longtemps elle avait cessé de se débattre et d’admettre la vérité. Quoi qu’elle fasse, elle sera seule. Seule. »
Yui ne trouvant rien à faire de sa journée, elle décida de se promener, de perdre son temps ; mais pas de la même manière que ces frères en allant draguer, mais en « flânant ». Normalement, elle se serait occupée à lire, ou quelque chose d’autre, mais aujourd’hui, en se levant, elle était déjà lassée. Il n’y avait rien à faire dans cette école, rien, que des étudiants qui occupés, l’ignoraient. Ainsi elle passa tel un fantôme devant eux. Elle irait ensuite manger au réfectoire dans deux heures. Couloirs, escaliers, élèves, cours… Couloirs, escaliers, élèves, cours… Rien d’intéressant… Elle avait l’impression qu’elle tournait en rond, rien ne se différait dans l’aspect des salles ou bien des couloirs, hormis les visages inexpressif des étudiants. Et pourtant elle ne perdit pas espoir, elle décida de trouver une pièce où elle pourrait s’occuper en jouant du violon par exemple ? Pourquoi pas, après tout, elle est libre d’agir à sa guise et personne ne l’empêchera. Et comme si les bonnes fées existaient, elle trouva son paradis. Un auditorium, tous ce que vous voulez, mais une pièce avec une scène. Elle ferma soigneusement la porte en fer, et s’approcha de la scène, chaque pas qui la rapprochait de cette scène l’émerveillait. Elle dévorait du regard les sculptures, et tableaux exposés. La pièce était vide, personne. Elle était seule. Seule mais comblé de bonheur. Elle resta immobile pendant un moment, avant de monter sur scène. Elle s’imagina devant un publique, et devant tant de personne elle interpréta une pièce de théâtre. La première qui lui vint à l’esprit fut la célèbre tragédie de Shakespeare ! Roméo et Juliette mais elle n’avait jamais eu l’occasion d’écouter et de voir des acteurs la jouer. Mais en revanche elle en connaissait une autre « Le Cid » de Corneille.
Elle ferma ses yeux, et laissa le personnage de Chimène et de Rodrigue entrée en elle. Leur sentiment, le dilemme qui les sépare et qui fait de leur amour impossible. Don Diègue offensé par le père de Chimène, le comte de Gormas, demande à son fils Rodrigue de venger son père afin de retrouver l’honneur qu’il a perdu. Ce dernier incapable de dire non à son père accepte. Mais il se trouve que sa bien-aimée est la fille de celui qu’il doit tuer…
Elle prit une inspiration, et commença par le dialogue de Rodrigue en mettant l’intonation :
« - Ma chimène … » dit-il en s’approchant d’elle Elle avança et se retourna, pour prendre le rôle de Chimène. « Ôte moi cet objet odieux, Qui reproche ton crime et ta vie à mes yeux.»
Elle continua ainsi, changeant de place selon les personnages, mimant leurs émotions qui les traversaient, le désespoir de leur amour. Pauvre Chimène, pauvre Rodrigue, ils ont tout deux leur cœurs déchirer, mais ne peuvent s’enlacer, et dire qu’ils s’aiment. L’un doit retrouver l’honneur de son père, l’autre ne peut aimer celui qui tuera de son épée son père.
« Va, je suis ta partie, et non pas ton bourreau. Si tu m’offres ta tête, est-ce à moi de la prendre ? Je la dois attaquer, mais tu dois la défendre ; C’est d’un autre que toi qu’il me faut obtenir, Et je dois te poursuivre et non pas te punir. »
« De quoi qu’en ma faveur notre amour t’entretienne, Ta générosité doit répondre à la mienne ; Et pour venger un père emprunter d’autre bras, Ma Chimène, crois-moi, c’est n’y répondre pas : Ma main seule du mien a su venger l’offense Ta main seule du tien dois prendre vengeance. »
Et pourtant, ils ne peuvent se mentir… Rodrigue préfère être tué de la main de sa bien aimée gardant son amour que de vivre avec la haine de sa douce Chimène qui lui dit par cette litote qu’elle l’aime toujours :
« Va, je ne te hais point. » répond t-elle ne le repoussant, et s’éloignant de "lui".
Le jeu de l’amour et du hasard, tant de chose pour finalement si peu. Yui se tut, elle ne connaissait pas plus loin son texte où plutôt, se souvenir de deux dialogues différents n’est pas une tâche simple. Elle connaissait celui de Chimène mais pas de Rodrigue, sauf cette partie sinon le reste n’est que néant. Mais pourtant elle n'avait trouvé son jeu d'acteurs excellant... Il lui manquait une chose, le véritable sens du mot "aimer". Aimer comme un mère aime sa fille? Et bien... Si c'est ça l'amour Yui tournerait le dos.
[Essaie de la 3ème du singulier >.O] _________________
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Artémis Layne Habitué(e)


 Age : 16 Inscrit le : 04 Juil 2008 Messages : 206 I'm : a daredevil Job : jouer avec sa vie Humeur : hétéro, je crois...je suis pas sure... Carte ID Relations: Dortoir: 48
 | Sujet: Re: Devant un public invicible (?) [Libre !] Lun 21 Juil - 11:52 | |
| Artémis courait dans le couloir le plus vite possible. Elle avait du mal, parce qu'elle riait tellement que ça lui donnait mal au ventre. Si quelqu'un d'autre avait vu la tête du prof lorsqu'il avait appuyé sur le bouton de la machine à café et que de la poudre s'en était échappée sans gobelet ni eau !!!!! Elle aurait du filmer ça. Heureusement qu'il ne l'avait pas vue derrière la porte après avoir magouillé la machine. Sinon, c'aurait été l'engueulade avec un grand E. Mais Artémis était douée pour s'éclipser en douce. Ne se promenait-elle pas dans les musées à minuit sans que personne ne le sache, lorsqu'elle n'avait que 12 ans ? Ce n'était pas par méchanceté quelle faisait ces blagues. c'est qu'elle s'ennuyait AFFREUSEMENT. Elle n'arrivait pas avoir d'amis, et elle haissait ce pensionnat, pour le manque de liberté qui y régnait. Elle avait toujours fait ce qu'ele voulait quand elle voulait. et là...cours, déjeuner, cours encore....ca la tuait. Ses pas l'amenèrent sans qu'elle le sache à la salle de théâtre. elle freina le mouvement quand elle entendit une voix à l'intérieur. Intriguée, elle ouvrit la porte silencieusement et vit une jeune fille en pleine déclamation dune scène du Cid de Corneille. Elle se coula à l'intérieur et l'écouta, invisible. C'était une bonne actrice, et elle eut plaisir à la voir jouer. Elle, ne serait jamais actrice. Elle n'avait jamais réussi à masquer ses sentiments. Puis, la jeune fille se tut. Artémis décida de faire connaitre sa présence, et elle applaudit à tout rompre. C'était sincère. Elle était en admiration envers la jeune fille qui pouvait interpréter deux personnages à la fois !
- Whaoouh..fit-elle c'était génial, bravo !
Elle s'approcha d'elle, d'une démarche féline.
- Tu joues super bien. Heuh....en fait, je m'appelle Artémis.
Elle sourit. _________________ I don't have to try to be what you want me to be I'll make you realize that anything I wanna to do I do. |
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