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Le Purgatoire [Libre]

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Morgan Steed
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Sexe:Masculin
Age : 18
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Humeur : Punk converti en Original marginal

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MessageSujet: Le Purgatoire [Libre]   Sam 31 Mai - 13:40

Personnifié un lieu en lui accordant le privilège extraordinaire d’avoir une âme pour un être humain était quand même un acte sacrément généreux. C’est ce qu’entreprit de faire Morgan, assis aussi confortablement sur le muret rugueux de la grande cour rectangulaire, celle dans laquelle tout le monde se ruait comme une horde de loups affamés, pendant les moindres pauses et les moindres récréations. Poussée jusqu’aux extrémités, il n’apercevait pas le moindre coin de verdure où s’allonger dans un élan de flemmardise, ou s’embrasser dans un élan de passion. C’est comme si les architectes avaient voulu un espace où l’on peut entasser toute la population de Londres, et qu’il reste encore de la place pour y enfouir une buvette et cacher dans un recoin une bibliothèque. L’une pour les inutiles, l’autre pour les cultivés. Il ne parvenait pas à saisir la raison d’un tel acharnement de la part des paysagistes – inexistants ? - à ne pas laisser grandir un cèdre majestueux ou un banc de tulipes, même machiavéliquement souillé par des baskets bleus, noirs ou blanches. Jamais de talons. Rien d’étonnant, en soi. Soudain, Morgan vit s’afficher devant lui l’objet de ses pensées, qui l’obsédait un tantinet, mais auquel il ne hurlait aucune menace intérieure pour le chasser de son esprit. Une immense cour, dénuée de toute nature, entourée par la même grille candide tout autour. Des gens rongés par des péchés auparavant enfouis dans les méandres de leur histoire, mais désormais mis à découvert. Dévoilés à cause d’une erreur d’inattention. Mais pardonnés ! Oh oui ! Pardonnés grâce à la gentillesse de nos amis les anges ! « Bienvenue au Purgatoire ! » scandait la gigantesque affiche désormais dressée devant ses yeux, lui explosant la vue, à grands renforts de couleur bleu ciel flashy. Vous voulez entrer au Ciel, mais vous avez commis trop d’horribles péchés pour ça ? Ne vous inquiétez pas, tonton est là pour vous purifier l’âme ! Un petit coup de Karcher mental, et le tour est joué ! Les « morts-vivants » impurs formaient une file bien propre, et un sourire sinistre s’étala le visage perdu de Morgan. Comme quoi il n’y a pas qu’au primaire qu’on devait demander aux gens de se ranger sagement main dans la main. Deux anges immaculés et olympiens s’occupaient de faire le passage pour faire pénétrer les individus dans le paradis éternel, souriant tels des mannequins et répétant inlassablement les mêmes gestes indiquant la porte finale. Morgan remarqua alors que l’un des anges le fixait, oscillant entre un air perplexe ou hypocrite.

C’est cela qui rappela le jeune garçon à la réalité. Il secoua la tête pour se remettre efficacement les idées au clair. La cour regagna sa frappante insignifiance, les morts-vivants redevenant des élèves entre douze et vingt ans se taquinant gentiment, et les anges imposants se métamorphosant de façon naturelle en simples surveillants. Ils ne cessaient de jeter des regards suspects dans chacun des coins du préau en se tournant sur eux-mêmes comme des tourniquets usés mis au ralenti. Morgan se balança légèrement sur la murette mais regretta immédiatement son balancement. En effet, un étroit espace s’était frayé un chemin entre le mur et la grille, et il avait failli rester coincé telle une crevette dans un filet de marin. Les deux jambes en l’air collées de force à son corps tordu de façon quelque peu habituelle, c’aurait été une parfaite entrée en matière pour se faire respecter. Une honte comme celle-ci, il l’aurait trimballée jusqu’à sa sortie – ou sa fugue – de l’établissement. Heureusement, l’équilibre infaillible de ses jambes lui avait permis de se stabiliser et d’éviter la chute fatale. Il frotta tranquillement son polo qui avait été happé par les irrégularités de son prédateur, la grille. Il eut alors l’honneur inqualifiable d’admirer les nombreux graffitis griffonnés sur le morceau de béton servant de maintien pour le dos. Du verdâtre en passant par le rose fuchsia ou un jaune pastel particulièrement répugnant. Après le culte des vêtements trois fois plus chers que la moyenne pour un misérable morceau de nylon cousu dessus, la seconde secte de ce lycée vouait visiblement un culte au mauvais goût. Leur dieu, Sanzapriauri, leur apprenait la meilleure façon de devenir un expert en dessins minables, en musique aseptisée et en fréquentations débilitantes ayant des répercussions pour l’intelligence de quiconque. Morgan se les imagina dans leurs chambres, par groupes de trois ou quatre, faire une prière dans leur lit douillet, qui ressemblerait à ça :


« Seigneur, aidez-nous dans notre quête de la sottise suprême, permettez-nous d’avoir une vision sclérosée de la vie et dédiée au culte de votre grandeur. Pardonnez-nous nos excès de perspicacité dont nous faisons parfois preuve malgré nous. Punissez tous ceux qui parviennent à avoir des amis grâce à leur intellect, et les professeurs qui tentent lâchement de nous apprendre des choses bénéfiques ne répondant pas aux exigences de notre religion. Sortez-nous de ce monde où les belles choses ont pris le monopole sur la laideur, et joignez-vous à nous dans notre lutte contre ce fléau qui souille la sagacité de votre âme. Amen. »

Il éclata de rire devant les débordements de son imagination, puis son regard balaya d’un air innocent la foule de gens qui s’intéressaient autant à lui qu’à un papier de chewing-gum jeté sur le bitume brûlant. Ils devaient probablement être trop occupés à vérifier que leur coiffure était toujours parfaite, leur maquillage toujours bien étalé, à tenter de paraître quelqu’un de sympathique, de charmant, sans trop afficher une tête de déterré pour que les autres élèves décèle chez eux un zeste d’accessibilité. Du haut de ces seize ans, Morgan avait déjà eu affaire à de nombreux cas incurables et avait déjà fait l’expérience de leur faiblesse d’esprit et de réflexion. Des remarques, des critiques continuelles, de la méchanceté totalement gratuite, une sorte d’harcèlement perpétuel, comme si leur plus grand désir était de vous amener au suicide, des divertissements totalement absurdes et une absence de sociabilité flagrante. Comment ne pas être exaspéré, voire désemparé face à une débauche fantastique de stupidité ? Comment concevoir que c’est ce type d’imbéciles qui attire les autres élèves comme des mouches agglutinées sur un cadavre, tentant de lécher les bottes à ces monstres d’égoïsme et de narcissisme ? Préférer ces choses à des gens qui prennent le temps de connaître les autres, qui n’insultent pas à tout bout de champ, qui ont une réflexion à peu près développée et… des personnes normales, en somme. Les observer de cette manière… c’était plutôt étrange.

Tout à coup, il eut la désagréable sensation qu’on l’observait à son tour. Son regard se fit plus précis, attentif. Il se mit à fixer avec attention chacun de ses possibles camarades qui vaquaient à leurs occupations – discussions animées, jeux de cartes, cigarette, comparaison des nouveaux vêtements achetés récemment, admiration des nouvelles coiffures… que de sujets intéressants, en somme - sous ses yeux. Au milieu de la cour, à la sortie de gauche, de droite, sur le petit mur. Personne d’intriguant ou de méfiant. Pourtant, son instinct le trompait rarement. Morgan venait de partir faire une minutieuse visite de l’établissement dans lequel il allait passer au minimum une année, et auquel il devrait s’habituer malgré tous les préjugés qui subsistaient, dus à ses douloureuses expériences. Le couloir qu’il avait dû traverser en prenant la porte de droite était aussi grandiose et glacial que le hall entrée, à l’exception de jolies statuettes entre chaque fenêtre qui apportait un peu de chaleur à ce lieu qui donnait l’impression de se trouver au Pôle Nord, entouré de banquise en plein de processus de fusion, de joyeux manchots glissant paresseusement sous un soleil au meilleur de sa forme, et d’icebergs ne révélant leur véritable superbe uniquement si on avait la curiosité de pénétrer dans les profondeurs de l’océan Arctique. Le carrelage, désormais éclairé d’une lumière bleuâtre, comme si un fade saphir avait été incrusté dans les lustres pendants au dessus de sa tête. Cela ne fit que renforcer l’effet « banquise » précédemment ressenti. Au bout d’un dangereux périple, peuplé d’obstacles inexistants et d’ennemis invisibles, il avait débouché sur ce lieu à ciel ouvert tellement commun qu’était la cour de récréation. Juché sur ce muret tel un corbeau sur le sommet d’une église, il décida donc d’attendre patiemment celui ou celle qu’il intéressait à ce point, si quelqu’un venait, bien évidemment. Mais il avait tout son temps.

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Morgan Steed
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MessageSujet: Re: Le Purgatoire [Libre]   Jeu 26 Juin - 19:08

(Personne pour répondre à ce texte que j'ai écrit avec tout mon amour ? Very Happy )
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Jennyfer Asakura
Crème brûlée


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MessageSujet: Re: Le Purgatoire [Libre]   Jeu 26 Juin - 19:45

Que du bleu, du bleu, et encore du bleu ! Voici ce que la jeune fille voyait s'offrant à ses magnifiques yeux de biche, j'explique !
Il était environs neuf heure du matin lorsque la jeune mode prénommée Jennyfer Asakura s'était levée, sa soeur, encore une fois, n'était pas là, elle devait sûrement être au gymnase entrain de s'entraîner ! Alors, après s'être habillée d'un short en jeans assez mini décoré d'une grosse ceinture rouge avec des strass et d'un débardeur rose échancré dans le dos et décolleté et après avoir chaussé ses escarpins fushia à hauts talons, elle avait décidé d'aller faire un peu de shopping tout en regardant ce ciel d'un bleu pur immaculé à présent de tous nuages ! Elle est allée acheté un nouveau téléphone portable, de nouvelles chaussures, de nouveaux sacs et de pleins d'autres choses, il y en avait tellement que la jeune fille était revenue avec cinq sacs à la pension. Elle avait relevé un instant ses lunettes noires sur son front aux grands verres et tourna machinalement une mèche de ses éternels cheveux blonds qui se trouvaient noués en une superbe queue haute par un chouchou rose. Elle avait déposé ses sacs entre ses chevilles un moment, se reposant un peu ! Puis, elle décida d'aller s'asseoir sur le muret.

C'est là que son beau regard aux yeux de biche se posa sur quelqu'un qui était un pensionnaire sûrement ! Il semblait être un peu rêveur et que ce dernier attendait quelque chose. Jenny, curieuse comme toujours, sourit et tapota sur l'épaule du garçon:

" Tu attends quelque chose ? "

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Je suis une croqueuse de mecs Wink résisteras tu à mon charme ? Tu ferais mieux pour ta vie car je suis dangereuse, mais après tout quelque chose ou quelqu'un de dangereux pour l'un peut-être rassurant pour l'autre !
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