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Amparo Aleksandr

 Age : 26 Inscrit le : 29 Juil 2008 Messages : 58 I'm : whoever you want me to be Job : Prof de photographie
 | Sujet: Amparo Aleksandr Dim 3 Aoû - 22:09 | |
| { Identité }
- Nom : Aleksandr - Prénom : Amparo - Surnoms : Aucun pour le moment
- Nationalité : [Italien, Russe] Français.
- Âge : 26 ans - Sexualité : Vous rêveriez de savoir, hein ^^
{ Apparence }
- Physique :
Toujours ce genre de détails hein. Tous les matins, dans la glace, je croise le reflet d’un homme que je qualifierais de plutôt charmant. Ouais, le charme, la sensualité de la beauté, l’imperfection qui séduit. Je n’en suis pas mécontent. Me décrire serait une perte de temps, j’entends par là que les mots sont pour tous les mêmes : je suis brun – comme des millions, plutôt de taille moyenne, 181 centimètres, comme beaucoup, les yeux marrons, pétillants et rieur, tachés par endroits d’une légère touche d’ambre, ce qui pour quelques bruns aux marrons équivaut aux singularités que quelques blonds aux yeux bleus peuvent avoir (dans le genre du jaune, voire du orange en plus du bleu…)
Je ne suis pas un grand sportif, j’ai sûrement des kilos qu’il vaudrait mieux que je perde, si je tenais à avoir une ligne comme celle édictée par les canons de beauté masculin, mais que voulez vous, mon auteur n’aime pas spécialement les canons de beauté. Elle aime les hommes ni trop musclés ni trop fins, qui ont une stature correcte et les épaules bien droites et carrées. Oui, genre moi quoi. Et encore, peut être que si j’avais pas cette gueule de beau gosse de catalogue mais que j’étais plus naturel, elle m’aimerait davantage, mais que voulez vous, on ne se refait pas.
Voilà, ma description ne vous a pas aidée, ce qui vous aide en vérité, c’est la photo que j’ai prise de moi et que je trimballerai tout le temps, en évitant de la changer trop souvent pour que votre mémoire me reconnaisse.
- Tenue vestimentaire :
Je m’habille, c’est déjà pas mal. J’essaie d’avoir une cohérence dans mes habits, bien que je ne sois peut être pas minutieux et pointilleux tous les jours. Je n’ai jamais fait mauvaise impression à cause de mon style vestimentaire, je n’ai jamais déchaîné les foules non plus. C’est plutôt passe partout quoi. En tant que prof, j’essaie d’avoir des tenues décentes car j’estime que c’est le strict minimum. Même si je ne suis pas très costard trois pièces, j’essaie toujours d’avoir une veste convenable à mettre au dessus d’une chemise, et pratiquement tous les jours, d’une cravate que j’ai noué en plus. Je n’aime pas des masses les pantalons de tailleur, alors j’opte pour des jeans classiques et sans distinction, pas trop troués, si possible. Parfois un peu trop délavés, mais j’y tiens, ils tiennent plus longtemps que ma mémoire, eux au moins… ils évoquent pour moi les traces de souvenirs parfois déjà oubliés. Pour les chaussures, ce sont des baskets, ou des trucs un minimum classe… vous savez… pas des macarons là. Non, pas des mocassins. En fait, je confonds tous le temps, c’est juste des chaussures italiennes – ne me demandez pas le nom, pitié. Mais je préfère tout de même les baskets.
{ Mentalité }
- Qualités & Défauts :
Vous savez bien que c’est difficile de juger ses propres qualités… enfin, d’autant plus que j’ai du mal à me juger, ayant oublié certaines de mes actions. Ce n’est pas grave. Les gens me disent agréable, pas trop contraignant. D’après ce qu’ont dit sur mon signe, je suis studieux, parfois froid en apparence, alors que ce n’est qu’une manière de me protéger. Je crois que tout cela se rapproche bien de ce que je suis. J’ajoute, et ça c’est de mon propre chef, que je suis un grand enfant, allez savoir, j’ai peut être arrêté d’évoluer à 17 ans ? j’ai parfois des élans d’insouciance, qui pour certains sont des défauts, pour moi une qualité qui me permet de vivre tranquille et sans angoisse. Je pense que cela me permet d’être un peu plus près de mes élèves. Paraît que j’ai un bon feeling avec eux et qu’ils m’aiment bien. Tant mieux, si cela peut durer, c’est tout ce qui m’importe.
Après, mes défauts, bah. Je suppose que je ne me livre pas assez ? que j’ai un côté parfois trop calculateur, du moins c’est l’impression que je fais aux gens, je ne sais pas si c’est véritablement le cas. Je n’en ai pas particulièrement l’impression. Je suis parfois susceptible et très agressif quand on me taquine sur ma mémoire, même si la personne n’est pas au courant, et même si c’est juste une petite boutade. Je suppose qu’on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Dans l’ensemble, je suis un homme, la jalousie, la colère, l’orgueil sont des émotions et sentiments que j’expérimente, et que j’exagère parfois, que ce soit dans un accès de folie ou de rage, ou simplement de vanité. Je ne pense pas être extraordinaire. Je suis parfois incompréhensible, parfois je ne me comprends pas moi même, mais je suppose qu’il suffit d’apprendre à me connaître.
- Ce qu'il aime/déteste :
Pffiouuu, alors ça. C’est toujours difficile de répondre. Je peux vous faire une liste de tous les choses qui me traversent la tête… quel intérêt ? J’aime bien mes yeux noisettes, les cravates et ma barbe de 2 jours. Voilà, c’est tout ce qui me vient. Inutile de préciser que j’aime la photographie et que j’ai un certain attrait pour l’art, cela va de soi.
Quant à ce que je n’aime pas, c’est la même chose : vous voulez une liste… ça serait ennuyeux, qu’elle soit formulée sous forme de tirets ou de phrases. Je vous en dispense. Je suppose que c’est comme partout ailleurs, le dialogue est plus instructif que le monologue.
{ Informations personnelles }
- Poste : Prof de photographie _________________
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|  | | Amparo Aleksandr

 Age : 26 Inscrit le : 29 Juil 2008 Messages : 58 I'm : whoever you want me to be Job : Prof de photographie
 | Sujet: Re: Amparo Aleksandr Dim 3 Aoû - 22:10 | |
| - Histoire :
« Amparo, ce que j’ai à t’annoncer va être très difficile à entendre, surtout pour quelqu’un qui est si jeune que toi… je ne demanderai pas d’être fort, ni d’accepter dès maintenant, et je ne t’en voudrais pas si tu… réagis brusquement. En tout cas, sache que tu peux revenir me voir si tu veux qu’on en parle. On pourra même envisager d’aller voir un psychologue… enfin, tu seras celui qui décide. » Bon, abrège, j’ai compris que t’as dû préparer ton speech avant que je vienne, mais c’est bon, je veux juste savoir de quoi il en retourne ! je veux juste savoir ce que j’ai, c’est quoi ce truc si terrible ? « Allez y, qu’est ce que c’est ? ça peut pas être bien grave ! » Après tout, je suis et me sens en pleine forme, je n’ai jamais eu maladies graves, aucune allergie, aucune opération (ah, si, pour les dents de sagesses…) ; pas de problèmes psychologiques et une bonne santé, alors qu’est ce qui pourrait être si terrible ? Le truc, c’est qu’à ne pas me le dire, il me stressait, je me sentais tendu comme le dénota mon rire nerveux lorsque j’anticipais, avec un humour mal placé : « C’est quoi ? le cancer, c’est ça ? le sida ? la mort ? allez, mais dites le ! » Pourquoi on sait pas quand c’est qu’il faut fermer sa gueule ? Mon médecin me regarda avec empathie et compassion, il avait compris que mon impatience provenait de mon stress.
« Amparo… tu es amnésique. » Hein ? il débloque le vieux… ma mémoire va bien ! « Je vous demande pardon ? ! » Ca, c’est mon père. Je tourne la tête, il est abasourdi, ma mère, elle, ne dit rien. Elle est silencieuse mais bouleversée. Moi je sais même pas comment réagir. « Mr Aleksandr, votre fils, suite à l’accident le mois dernier… Nous avions fait des test, comme il se doit en de telles occasions, qui se sont avérés positifs, c’est pourquoi nous avons relâché votre fils. Cependant, lors de sa visite médicale, celle qu’il fait tous les ans pour son anniversaire, j’ai refais une série de test, plus simplistes, mais j’ai remarqué que votre fils avait potentiellement des troubles de la mémoire. Inquiété par cette découverte, j’ai fait faire des scanners à Amparo, comme vous le savez, bien que je ne vous aie pas préciser la raison afin de ne pas vous rendre anxieux si ce n’était rien. Or il s’avère que votre fils présente, comme je l’avais pressenti, des troubles, des très gros troubles de la mémoire. Votre fils souffre d’amnésie antérograde et rétrograde. Pour faire simple, il est incapable d’emmagasiner à long terme les informations qu’il a apprise après l’accident, et donc, les informations qu’il va apprendre dans l’avenir. Bien qu’il pourra recevoir des enseignements et développer des capacités sans les perdre à chaque fois, il est très probable qu’il oublie l’origine de ces capacités, et même les moments qu’il aura passer à les apprendre. Pour la mémoire antérograde, je suis au regret de vous dire que, bien qu’en apparence votre fils semble se souvenir de tout, sa mémoire a effacé une bonne partie de ses souvenirs, sans arriver néanmoins, comme c’est souvent le cas, à tout effacer. Amparo, je suis certains que tu es capable de te souvenir de chose qui ont une dizaine d’années, mais si je te demande par exemple de me raconter ce qu’y t’es arrivé il y a trois ou cinq ans… »
Ok, pause. Ses paroles n’atteignaient plus mon cerveau. L’accident, c’était il y a un mois, et en un mois je n’ai pas eu le temps de me poser la question : qu’est ce que j’ai fais y a trois ans ? « On… on est partis, mais si, y a trois ans, on est partis en Bretagne, euh, non, enfin, le Mont St Michel il est en Bretagne ou en Normandie ? » Je sentais mon cœur cogner très fort, et mes tempes battre sous ma peau, mon front et mon dos commençaient à se perler d’une couche de sueur. Mes parents m’ont regardés, l’air triste. « Chéri… nous sommes bien partis voir le Mont St Michel, mais c’était il y a 5 ans, à peu près… » « AH ! euh, les Flandres ! les Flandres, c’était quand ? l’année dernière non ? » « Non. » Ma mère. Je commençais à stresser sévère. Les Flandres, c’était quand ? « Mr. Aleksandr, il arrive que les amnésiques perdent le sens de la chronologie. C’est déjà un miracle que votre enfant se souvienne de ces choses mais il semble mélanger les dates. Signe d’approbation des parents. Mais merde, je faisais quoi alors, y a trois ans ? et l’année dernière ? et l’année d’avant ?!! les larmes se montraient aux coins de mes yeux, et ma respiration toujours plus saccadée. OU-ETAIS-JE ?!!
« En somme, Amparo va perdre petit à petit, parfois brutalement, des informations : temps, lieu, repères spatio-temporels, souvenirs plus ou moins lointains. Avec le temps, il aura peut être des chances de recouvrer quelques souvenirs qui sont pour le moment effacés, mais rien n’est sûr. Pour le moment, ces instants sont perdus à jamais. »
Ah… rien-que-ça ? J’aurais préféré la mort, cent fois. Ha ha… hmfff, ahh, j’ai mal, je voudrais pouvoir respirer…
‘‘Bonjour, il vous reste deux mois à vivre, au revoir.’’ Le paradis. Mais non : ‘‘Bonjour, vous allez rester en vie, petit chanceux ! mais vous allez oublier famille, amis, passé, tout quoi, même jusqu’à ce que vous êtes. Bonne journée !’’ Ma respiration prenait dangereusement de la vitesse. En gros j’allais perdre toute mon identité, petit à petit ? Oh, mais détendez vous, allons, allons, vous n’allez pas tout perdre, c’est très rare, vous garderez probablement vos souvenirs les plus anciens. Mais bon, le reste hein, on peut pas tout avoir, comme on dit.
Ma respiration, rapide comme un nerveux sous hypertension, était devenu irrégulière, bruyante et insuffisante. J’avais chaud, et en même temps, j’étais livide, d’après le docteur. Quand il s’est levé pour me venir en aide, je ne sais pas ce qu’y m’a pris, je me suis levé à mon tour et je me suis cassé de son bureau en courant. Ils sont tous partis à ma poursuite.
De m’être levé si vite, je fus assailli par les vertiges. Un d’eux me poussa contre le mur en me faisant trébucher. Bordel… je redressai la tête. Des têtards blancs et noirs nageaient dans le liquide de mes yeux, juste au dessus de mes iris, en plein dans la gélatine. Huung… je continuais d’avancer comme pour échapper à je ne sais quel danger mais un nouveau vertige me fit trébucher par terre, à genoux. Là, je me sentais mal. Je me retenais au mur qui était proche, pour avoir un appui. En fait, j’étais très léger, toutes mes forces semblaient m’avoir abandonné, les muscles ne répondaient plus et je me sentais très faible. Totalement soumis à la bonne grâce de l’apesanteur ; la force gravitationnelle faisait de moi ce qu’elle voulait et mon corps tenait en équilibre par je ne sais quel sortilège. Bientôt des tâches grises de plus en plus foncés vinrent obstruer mon champ de vision, et puis, plus rien…
A mon réveil, ma prise de conscience fut brutale. Ah ouais ? j’allais tout oublier ? GENRE ! comme si j’allais rien faire ! y m’ont pris pour qui ? ! Genre j’vais m’laisser faire ! ! Tss ! ! Mais je pris tout aussi brutalement conscience d’un fait majeur : « Ils »… « Ils… » « Ils » c’était moi, « ils » c’était ma mémoire. C’était pas des connards que je pouvais tabasser, c’était interne, et je n’allais pouvoir rien y faire.
Cette réflexion, tombé subitement et violemment à la lumière de mon esprit, me fit plonger en dépression. J’ai passé des mois dans l’obscurité totale, à essayer de trouver une solution, à fondre en larmes à chaque souvenir oublié – même si cela n’avait rien à voir avec mon amnésie, je reliais tout à elle. Je ratais mon bac, je coupais le pont avec toutes connaissances, je me disputais avec mes parents. Plus rien n’allait plus.
Je dois (tout ?) beaucoup à mon psy. J’avais effectivement accepter de me faire suivre parce que je n’arrivais pas à digérer la nouvelle. Un jour, il eut l’idée génial, sûrement frappé par la foudre de l’intelligence, de me faire découvrir la photographie, étant lui-même photographe de passion. « Comment ai-je fait pour ne pas y penser plus tôt ! ? » Ah ben ouais, ça fait déjà 4 mois… mais j’crois pas que je sois en meilleure position que toi pour te répondre ! Cela dit, quelle idée il eût : AH ! LA REVELATION ! ( )
Je m’y suis tout de suite intéressé, voyant dans cet art un moyen plus efficace que l’écriture (je ne suis pas très talentueux) d’immortaliser mes souvenirs. A partir de là, tout n’a plus était qu’image, imagination, projection et immortalisation.
Mes parents m’ont acheté un argentique, ils ont fait de notre cellier une chambre noire et m’ont fournis un stock de pellicules : j’étais paré.
J’ai passé des jours à lire la notice de mon appareil, mes parents m’ont inscrit dans un club de photographie, le temps que la rentrée vienne et que je puisse m’inscrire dans une école plus ou moins prestigieuse ; le temps aussi de me divertir en attendant que tous les préparatifs pour notre départ soit prêts. Je reprenais petit à petit ma vie en main, mais surtout en photos.
Lorsque j’ai pris ma première véritable photo (que j’allais conserver, j’entends) un sentiment de pouvoir, de supériorité et de puissance m’envahit et m’enivra : Je pouvais faire ce que tout homme rêve de faire : déjouer son destin, contredire la fatalité, maîtriser son futur ; j’étais tout puissant, j’étais Dieu.
Ah oui ? alors comme ça ma mémoire va bouffer mes souvenirs comme des antipasti ? attends, laisses moi donc les extraire, laisse moi les rendre éternels.
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|  | | Amparo Aleksandr

 Age : 26 Inscrit le : 29 Juil 2008 Messages : 58 I'm : whoever you want me to be Job : Prof de photographie
 | Sujet: Re: Amparo Aleksandr Dim 3 Aoû - 22:11 | |
| Alors voilà, je tiens tout de même à expliquer certaines choses. Je suis convaincu de devenir célèbre, étant donné que je suis le maître de mon destin, je ne vois pas ce qu’y m’en empêcherait. Je juge donc nécessaire de donner quelques détails à propos de ma vie, dans le cas où je mourrai avant de me faire interviewé, si jamais j’accepte un jour de me faire interviewer. Voici donc ce qu’il vous faut savoir, vous lecteurs, vous chercheurs, vous journalistes ou écrivains, vous artistes, vous éditeurs, vous qui vous soyez ; vous, admirateurs.
Mon nom peut surprendre. Personnellement je l’aime beaucoup. Il est le mélange des cultures que je représente : mon père est russe, ma grand mère italienne. Moi même, je suis français, avec toutes ces origines. Mes parents se sont rencontrés en France, mon père fuyait l’URSS qui refusait de publier ses livres, jugés subversifs et nuisibles. Il avait rejoint un groupe d’édition français et communiste afin de pouvoir vivre de son art. Ma mère, pour sa part, est née en France, bien que sa famille ait fuit l’Italie durant les délires mussoliniens. Ils se sont rencontrés, plus ou moins par hasard, c’est à vous de considérer la chose, alors que mon père avait à peu près 22 ans. Après des années de relation plus ou moins stable et heureuse, je vis le jour.
Comme je n’ai pas l’intention de faire ma biographie et que je préfère laisser ça pour mon portfolio, je vous éviterai mon enfance. Vacances, écoles, élèves, découvertes, pleurs, joies, filles, noëls, gâteaux d’anniversaire, soirées d’anniversaire, cadeaux, drames, amour(ette)s, erreurs, découvertes, apprentissage, lectures, cinéma, maîtres, maîtresses, bagarres, boîtes de nuit, soirées entre potes, voyages, bonheurs, mélancolie, musique, instrument, solfège, périodes, arrêt de l’instrument, tristesse, désespoir, envies de tout foutre en l’air, expériences, découvertes, découvertes, découvertes… Enfance et adolescence. Comme tout le monde. J’avais suivi des études générales, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire alors que le bac approchait.
Et puis un jour, ce jour. Comme quoi, il y a de ces jours où tout peut changer, chose que tout un chacun expérimente au moins une fois dans sa vie. Pour certains, c’est une prise de conscience soudaine, pour d’autres un enfant, pour d’autres encore une rupture ou rencontre amoureuse. Pour moi, ce fut un accident. Pas très original là non plus. Et tellement stupide. Aussi con que mourir en s’étouffant avec un bretzel.
Je marchais, casque sur les oreilles, à moitié endormi – c’était le matin, j’allais à l’école, vous voyez le genre de coma… - j’étais complètement dans la musique qui m’envahissait le crâne par les ports qu’étaient mes oreilles, comme en 17 cent la peste envahit Marseille, par l’entrée de la ville qu’était le port. Pourquoi comparer la musique à la peste ? c’est carrément décalé, ça n’a rien à voir me direz vous ; cependant, si je n’avais pas eu d’oreilles, ou à la rigueur, pas de musique, je ne me serais sûrement pas pris le scooter qui venait droit sur moi. Tout comme Marseille, si elle n’avait pas eu de port, n’aurait pu accueillir ces bateaux grouillant d’infâmes bestioles.
Le gars sur son scooter était aussi endormi que moi, au tournant du virage, m’a aperçu trop tard, et à la rigueur, il aurait dû faire comme le Titanic : foncer droit, ça lui aurait éviter la chute. En voulant m’esquiver, il a dérapé, il s’est rétamé la gueule par terre et je me suis pris le scooter en plein dedans. Un truc tout con j’y consens. Le choc me fit valser et j’atterri sur le trottoir, cognant mon crâne sur le lobe pariétal (au dessus de l’occiput, vous vous en doutez, la partie du cerveau qui gère la mémoire se situe ici).
Je me réveillais dans une salle d’hôpital, complètement assommé. Le temps de recouvrir conscience, j’aperçus ma mère et mon père. On m’expliqua ce qui s’était passé. Le mec était dans un lit aussi, réveillé. Son casque fut sa salvation, là où le mien fut ma damnation. Quelle injustice… mais j’étais plutôt content qu’il ne soit rien arrivé à cet inconnu, il était un autre, comme moi.
Après ça, je reprenais ma vie, tranquille, sans soucis, aucun changement, sauf parfois, du mal à me concentrer, la tête en l’air un peu plus que d’habitude, et des oublis un peu plus fréquent. Rien de dérangeant, rien d’assez important pour que ça se remarque. Comment savoir ?
Ensuite, le rendez vous avec le médecin, celui que vous avez lu en premier, que j’ai rédigé à chaud, pour me souvenir… Découvrir la photographie m’a donné une aspiration, une raison de vivre. Je veux devenir un des plus grands artistes de tous les temps, je veux marquer l’Histoire de mon nom, que personne ne m’oublie. J’y parviendrai, je le sais. Aujourd’hui, j’écris de ma nouvelle chambre, et je le proclame solennellement : je serai un Artiste.
Enfin, ça prendra le temps que ça prendra, mais rien ne peut me faire dévier de ce que je me suis imposé. D’autant plus que je suis déjà un mélange hétéroclite de cultures, et que je m’inspire – je l’avoue sans ciller – de toutes celles-ci, j’ai la chance de pouvoir ajouter une culture tout à fait différente et exceptionnelle par rapport aux autres. Oui, oui, tout ça, c’est flou. Voilà de quoi clarifier les choses : En apprenant la nouvelle, mes parents ont voulu le mieux pour moi, on a songé à partir aux Etats Unis, pensant que la médecine serait plus évoluée qu’ici, mais mon père et les Etats Unis, ça ne fait pas très bon ménage. On aurait pu partir dans des pays nordiques, où le niveau de vie fait rêver, et où les progrès sont sûrement bien plus avancés que les nôtres, mais ma mère ne peut pas se passer de soleil. Résultat, on a fini par penser au Japon, royaume de la technologie, et, on l’espérait, de la technologie médicinale. Mon père excusait leur pseudo engagement fasciste à cause de Pearl Harbour, et ma mère se réjouissait du climat pas bien différent du notre.
Le seul petit problème à régler restait la langue. Aucun d’entre nous ne parlait japonais. Mon père et moi maîtrisions l’anglais – lui couramment, moi à peu près, avec les cours, oui, ce genre de choses peut être sauvé d’une amnésie – et ma mère dû suivre des cours intensifs afin de pouvoir le comprendre et le parler.
En arrivant mes parents m’ont inscrit dans une école de cours spécialisés, destinée à m’apprendre la langue en un an. Pour leur part, ils se débrouillent.
A la fin de cette année, je commencerai mon école de photographie. Pour le moment, c’est tout ce qu’il y à savoir.
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Eh bien, voilà un moment que je n’ai plus rien consigné dans ce cahier. Je croyais l’avoir perdu, ainsi j’avais continuer à relater ma vie dans divers autres journaux plus ou moins intimes. J’ai été très heureux de le retrouver hier soir. Puis j’ai songé qu’il faudrait que je puisse le ranger, pour ne plus le perdre à nouveau. Pour ainsi faire, il faut que je rédige la fin de l’histoire.
Un an après avoir intégré mon école, j’ai ressenti le désir de transmettre. Transmettre ce que j’allais apprendre. J’y voyais là une manière de prolonger ma mémoire : la faire vivre aux travers des autres. A la base, je voulais devenir un célèbre photographe, mais je n’avais pas conscience de ce que tout cela pouvait impliquer. Arrivé au japon, après m’y être acclimaté, et en commençant les études de photos, j’ai finalement pris très rapidement conscience de la cruauté et de la chance pas si aléatoire qui régnait dans le monde de l’art. J’ai déchanté vite fait, sans perdre espoir pour autant, mon but reste toujours de marquer l’Histoire. Je veux que des gens puissent se souvenir de moi et pour moi.
L’enseignement m’a semblé un bon compromis, je pouvais transmettre et continuer mon art, voire accomplir mon dessein : voyez Gracq.
J’ai donc entamé une licence en parallèle. Ce fut très difficile d’allier les deux, je n’ai pratiquement pas eu de vie sociale pendant que je suivais les deux formations. Mais j’ai persévéré et j’en suis très heureux. Aujourd’hui, je peux regarder en arrière et être fier. Tout du moins, aussi longtemps que ma mémoire voudra bien garder en stock cette partie de ma vie. _________________
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|  | | Kyoko Tachibana Admin in the Sky

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 | Sujet: Re: Amparo Aleksandr Dim 3 Aoû - 22:59 | |
| Bienvenue parmis nous =)
Ta fiche est complète, je t'ajoute de suite chez le Personnel. Amuse toi bien et bon Rp =D
N'oublie pas de faire ta demande d'appertement. _________________
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|  | | Amparo Aleksandr

 Age : 26 Inscrit le : 29 Juil 2008 Messages : 58 I'm : whoever you want me to be Job : Prof de photographie
 | Sujet: Re: Amparo Aleksandr Dim 3 Aoû - 23:01 | |
| Merci bien ^^ j'oubli pas, même si je la ferai demain xD  _________________
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